Un opérateur à la Bourse de New York, le 7 avril 2026 ( AFP / CHARLY TRIBALLEAU )
La Bourse de New York a terminé en ordre dispersé mardi, à quelques heures de l'expiration de l'ultimatum de Donald Trump à l'Iran pour débloquer le détroit d'Ormuz, certains opérateurs voulant croire à une prolongation du délai.
Le Dow Jones a reculé de 0,18% tandis que l'indice Nasdaq a grappillé 0,10% et l'indice élargi S&P 500 a glané 0,08%.
Le président des États-Unis a donné jusqu'à 20H00, 00H00 GMT) heure de Washington, à Téhéran pour rouvrir la navigation dans le détroit d'Ormuz, menaçant d'éradiquer "une civilisation entière" si l'Iran s'y opposait.
Quelque 20% du brut mondial transite habituellement par ce passage stratégique, mais Téhéran orchestre sa quasi-paralysie pour faire pression sur les Etats-Unis, avec un trafic maritime réduit d'environ 90% à 95% par rapport à avant la guerre.
"Un sentiment d'inquiétude (...) règne sur le marché", commente Patrick O'Hare, de Briefing.com.
Mais certains opérateurs "sont convaincus que le pire scénario va être évité", ajoute-t-il, d'où le mouvement modéré des cours.
Le Premier ministre pakistanais, qui joue un rôle clé de médiateur dans la guerre au Moyen-Orient, a notamment exhorté mercredi Donald Trump à prolonger de deux semaines son ultimatum.
Le président américain "est au courant de la proposition et il y aura une réponse", a dit mardi sa porte-parole Karoline Leavitt.
"Le marché ne croira au pire scénario que lorsqu'il le verra de ses propres yeux", soutient Patrick O'Hare. "Il a déjà connu ce type de situation par le passé avec ce président."
Depuis son retour au pouvoir, Donald Trump a multiplié les annonces grandiloquentes, qu'il a régulièrement contredites lui-même par la suite. Un phénomène désigné par les marchés par l'acronyme "Taco" ("Trump se dégonfle toujours").
Sur le marché obligataire, après s'être tendu à l'ouverture, le rendement à dix ans des emprunts de l'Etat américain reculait.
Il évoluait autour de 4,30% vers 20H20 GMT, contre 4,33% la veille en clôture.
La situation géopolitique fait passer l'agenda macroéconomique de la semaine au second plan.
Mais les opérateurs garderont tout de même un oeil sur le compte-rendu de la dernière réunion ("minutes") de la banque centrale américaine (Fed) attendu mercredi, estime Kevin Ford, de Convera.
"Ils chercheront à comprendre comment la Réserve fédérale évalue l'instabilité géopolitique par rapport à la politique monétaire intérieure", remarque l'analyste.
Le marché attend également l'indice d'inflation PCE - privilégié par la banque centrale américaine (Fed) - jeudi, puis l'indice des prix à la consommation (CPI), vendredi.
Au tableau des valeurs, le spécialiste des semi-conducteurs Broadcom a été recherché (+6,21% à 333,97 dollars), porté par l'extension de sa collaboration avec Alphabet (maison mère de Google) pour lui fournir des puces électroniques.
Broadcom a également signé un accord avec Anthropic, créatrice du modèle d'IA générative Claude, pour déployer plusieurs gigawatts de capacité de calcul, à partir de 2027.
Apple a reculé de 2,07% à 253,50 dollars, pâtissant d'informations de presse selon lesquelles la société serait confrontée à des difficultés concernant le développement de ses très attendus iPhones pliables.
Le fabricant de mini-caméras GoPro, en difficulté, a trébuché de plus de 5% après avoir annoncé mardi dans un communiqué qu'il allait réduire ses effectifs "d'environ 23%".
Nasdaq

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