Un opérateur à la Bourse de New York, le 18 mars 2026 ( AFP / ANGELA WEISS )
Déjà bien orientée depuis l'ouverture, la Bourse de New York a terminé en nette hausse mardi, poussée par des propos considérés comme conciliants de la part de Washington et Téhéran sur la guerre au Moyen-Orient.
Le Dow Jones a gagné 2,49%, l'indice Nasdaq s'est envolé de 3,83% et l'indice élargi S&P 500 s'est octroyé 2,91%.
"Le marché attendait avec impatience de bonnes nouvelles après avoir été en baisse ces cinq dernières semaines", commente auprès de l'AFP Art Hogan, de B. Riley Wealth Management.
Elles ont pris la forme mardi de déclarations du président iranien, Massoud Pezeshkian, qui a dit que Téhéran avait la volonté "de mettre fin" à la guerre contre Israël et les Etats-Unis, mais voulait des garanties pour "empêcher la répétition de l'agression".
"Il s'agit de la première déclaration concrète émanant d'Iran qui semble fiable", estime Art Hogan, d'où l'optimisme de Wall Street.
A ces propos, s'ajoutent ceux de Donald Trump rapportés mardi par le Wall Street Journal (WSJ), qui ont rassuré les investisseurs dès l'ouverture.
Selon le quotidien, le président américain aurait en effet indiqué à ses conseillers qu'il était prêt à interrompre sa campagne militaire, estimant que forcer la réouverture du détroit d'Ormuz prolongerait le conflit "au-delà de son calendrier de quatre à six semaines".
Toujours d'après le WSJ, Washington voudrait tenter d'obtenir de Téhéran par la voie diplomatique le déblocage de ce passage stratégique, par où transite d'ordinaire un cinquième des hydrocarbures mondiaux.
Mis à rude épreuve depuis le début de l'offensive israélo-américaine, lancée le 28 février, "le marché nous indique ainsi la direction qu'il prendra si nous parvenons à trouver une issue à cette guerre", remarque M. Hogan.
Sur le marché obligataire, le rendement à dix ans des emprunts de l'Etat américain se détendait, à 4,32% vers 20H15 GMT contre 4,35% à la clôture lundi.
Côtés entreprises, les valeurs malmenées par la guerre au Moyen-Orient ont repris un peu de couleurs, dont les compagnies aériennes, comme Delta Air Lines (+5,26%), American Airlines (+5,50%) ou Alaska Air Group (+7,60%).
Les "Sept Magnifiques" - surnom donné aux grands noms de la technologie américaine - ont tous terminé en hausse, à l'image de Nvidia (+5,62%), Tesla (+4,64%), Microsoft (+3,12%) ou Meta (+6,67%).
Le titre du concepteur de puces informatiques Marvell Technology (+12,80% à 99,05 dollars) a été propulsé après que le géant des semi-conducteurs Nvidia a annoncé son intention d'investir 2 milliards de dollars dans l'entreprise pour développer ses projets d'intelligence artificielle.
Le groupe agroalimentaire McCormick (-6,12% à 50,43 dollars), connu pour ses épices notamment sous la marque Ducros, a pâti de l'annonce mardi de sa fusion avec la division alimentaire du géant britannique de l'hygiène et de l'alimentation Unilever.
Le laboratoire pharmaceutique Eli Lilly (+3,77% à 920,09 dollars) a profité de l'annonce de l'acquisition de Centessa Pharmaceuticals, qui développe notamment des traitements pour les troubles du sommeil.
La place new-yorkaise sera fermée vendredi (jour du Vendredi saint).
Nasdaq

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