Wall Street: la tech fait basculer les indices dans le rouge
Vers 11h30 (heure locale), l'indice Dow Jones perd 0,2% à 48 018,8 points, tandis que le Nasdaq Composite cède 1,2% à 22 823,4 points.
Plus préoccupant, le S&P 500 aligne une quatrième séance de baisse d'affilée et abandonne 0,8% à 6 747,5 points, ce qui le conduit à enfoncer sa moyenne mobile de 50 jours située à 6 765,8 points, un signal technique considéré comme négatif.
Wall Street avait pourtant débuté la séance en légère hausse, les investisseurs ayant été encouragés dans un premier temps par le redressement opéré par les cours du pétrole, qui étaient retombés hier à des plus bas depuis début 2021, c'est-à-dire au moment où l'économie américaine sortait à peine du Covid.
Mais une reprise des ventes massives sur les poids lourds des semi-conducteurs et de l'IA a ensuite provoqué un retournement à la baisse des indices.
Tout est parti de révélations du Financial Times selon lesquelles le gestionnaire d'actifs alternatifs Blue Owl Capital avait finalement décidé de ne pas participer à la construction du projet de centre de données à 10 milliards de dollars lancé par Oracle, ce qui est venu rappeler aux investisseurs les incertitudes entourant le financement de projets technologiques de grande ampleur.
Cet abandon est d'autant plus alarmant que l'intelligence artificielle est désormais devenue un moteur de croissance structurelle aux Etats-Unis, les dépenses d'investissement liées aux infrastructures d'IA ayant représenté près de la moitié de la croissance du PIB début 2025.
Alors que les préoccupations concernant la valorisation du secteur s'intensifient face à des retombées économiques qui demeurent encore incertaines, des investisseurs de premier plan, tels qu'Invesco, ont récemment décidé de réduire leurs allocations dans ce segment jugé "coûteux" pour se lancer à la recherche d'autres opportunités.
Conséquence, de nombreuses valeurs liées à l'IA figurent parmi les plus fortes baisses du jour. Oracle lâche 4,7%, Palantir 4,5%, Broadcom 5% et Nvidia autour de 3,5%
Les valeurs "high tech" ne sont plus vraiment à la fête ces derniers temps, en raison notamment de résultats décevants de plusieurs ténors du secteur. Sur le mois écoulé, l'indice S&P des valeurs technologiques perd 2,3%.
Micron, qui publiera ses résultats trimestriels très attendus à la clôture, lâche quasiment 3%.
Signe que la prudence domine bel et bien sur les marchés, l'indice de la volatilité VIX se tend de 6% à 17,4 points pour revenir à un plus haut depuis le début du mois.
Le rebond du pétrole, avec un WTI qui reprend 1,7% à 56,1 dollars, contre moins de 55 dollars mardi, profite aux grands noms du secteur pétrolier, avec notamment des gains de 1,6% pour l'action ExxonMobil et de 1,5% pour Chevron.
Le sursaut du baril, qui s'explique principalement par une hausse de la prime de risque géopolitique liée au blocus américain des tankers vénézuéliens et aux incertitudes autour des sanctions contre la Russie, qui font craindre des perturbations au niveau de l'offre, s'inscrit dans le cadre d'une remontée plus large de toutes les matières première, dont l'argent qui établit un nouveau record à 66 dollars.
Avec une hausse de 0,8% à 4 365,2 dollars, l'or inscrit sans surprise de nouveaux sommets historiques, porté tout à la fois par des anticipations de politique monétaire plus accommodante, par la forte demande des investisseurs (ETF et banques centrales) et par son statut de valeur refuge, ce qui lui promet de connaître une année "exceptionnelle" avec une envolée de plus de 67% depuis le 1er janvier.
"L'or a connu un changement de régime", soulignent aujourd'hui les analystes de Saxo. "Autrefois principalement porté par les rendements réels et le dollar, l'or est devenu un actif stratégique soutenu par la demande structurelle des banques centrales, la fragmentation géopolitique et la montée des risques budgétaires", relève la banque danoise.
A lire aussi
-
Israël a accusé mardi la Turquie de représenter une "menace" en se préparant à envoyer des troupes sur une base en Syrie, frappée lors d'une attaque condamnée par les États-Unis, et qu'ils ont attribuée à leur allié israélien. Cette frappe marque un acte de défiance ... Lire la suite
-
Donald Trump a affirmé mardi qu'aucune discussion avec l'Iran n'avait lieu en ce moment, et Téhéran a assuré que son verrou sur le détroit d'Ormuz tenait toujours, des positions qui illustrent l'impasse dans laquelle se trouve le conflit. Si les hostilités ont ... Lire la suite
-
((Traduction automatisée par Reuters à l'aide de l'apprentissage automatique et de l'IA générative, veuillez vous référer à l'avertissement suivant: https://bit.ly/rtrsauto)) (Ajoute les commentaires du président de la FCC aux paragraphes 12 et 13) * Les mesures ... Lire la suite
-
L'épidémie d'Ebola en République démocratique du Congo est "loin d'être maîtrisée", a alerté mardi Tedros Adhanom Ghebreyesus, le chef de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), mettant en garde contre un risque "élevé" de propagation internationale. La RDC ... Lire la suite
Mes listes
Une erreur est survenue pendant le chargement de la liste
valeur |
dernier |
var. |
|---|---|---|
| 91,35 | +0,27% | |
| 8 509,36 | -0,82% | |
| 4 333,84 | -0,02% | |
| 0,1318 | +38,74% | |
| 113,7 | -14,83% |
0 commentaire
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement
Signaler le commentaire
Fermer