recap (Crédits: Boursorama - A. Morris)
Lundi 9 mars
CAC 40 : -0,98% à 7.915,36 points et 4,9 milliards d'euros échangés
La séance
Le week-end n'a rien changé à l'affaire, la Bourse de Paris signe sa 3e séance consécutive dans le rouge. Comme l'ensemble des marchés mondiaux, la place parisienne a été bousculée toute une partie de la séance par la flambée des prix du pétrole, qui a dépassé les 100 dollars le baril et dont les références se sont envolées de près de 30% en début de matinée. C'est la quasi-paralysie du détroit d'Ormuz, par lequel transite environ 20% de l'offre mondiale de pétrole et gaz naturel liquéfié (GNL), qui provoque ce bond du prix du pétrole depuis plus d'une semaine. Cette flambée s'est toutefois modérée par la suite, "après des informations selon lesquelles les pays du G7" pourraient avoir "recours à leurs réserves stratégiques", explique Daniela Hathorn, analyste de Capital.com. Du coup les pertes des principales bourses européennes se sont réduites. Les ministres des Finances du G7 se sont dits "prêts" lundi à puiser si besoin dans les réserves stratégiques de pétrole pour tenter d'atténuer la flambée des prix du brut. Une décision de cette nature pourrait engendrer la libération de 25 à 30% des stocks constitués sous l'égide de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), soit 300 à 400 millions de barils, selon des informations du Financial Times.
Après une ouverture en net repli, la Bourse de New York a, elle, finalement terminé en hausse : le Dow Jones a gagné 0,5%, l'indice Nasdaq a progressé de 1,38% et l'indice élargi S&P 500 a avancé de 0,83%. En début de séance, les trois indices vedettes avaient chuté de plus de 1%.
La raison ? Une déclaration de Donald Trump à une journaliste de la chaîne CBS expliquant que la guerre était "quasiment" finie, faisant valoir que l'Iran n'avait plus de "marine" ni de "communications" ou de "force aérienne". Dans la foulée, les indices vedettes de la place américaine ont connu une forte remontée et le baril de pétrole... une forte chute pour repasser sous les 100 dollars.
Valeurs en vue
Dans ce contexte morose, la biotech Nanobiotix se distingue : elle progresse de près de 17% sur la séance et de plus de 70% depuis le début de l'année. Sur un an, la hausse du titre est presque stratosphérique : près de 1.000%. En revanche, difficile de trouver une explication sur ce mouvement plus récent qui semble surtout porté par la spéculation.
Mardi 10 mars
CAC 40 : +1,79% à 8.057,36 points et 6,3 milliards d'euros échangés
La séance
Ca aurait pu être mieux mais c'est quand même une séance de rebond à la Bourse de Paris. Le CAC 40 a bénéficié des déclarations de Donald Trump, parlant du conflit avec l'Iran comme d'une guerre "quasiment" finie.
Les cours du brut ont même creusé leurs pertes mardi après la fermeture des marchés européens, après l'annonce de l'escorte d'un premier pétrolier par la Marine américaine à travers le détroit d'Ormuz, jusque-là bloqué en raison de la guerre au Moyen-Orient. Par ailleurs, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) tient une réunion extraordinaire à Paris afin d'envisager un possible recours aux stocks stratégiques de pétrole pour endiguer la flambée des cours de l'or noir depuis le déclenchement de la guerre.
Valeurs en vue
Les valeurs qui avaient un peu souffert récemment, comme les bancaires, sont reparties à la hausse avec l'apaisement de la crainte autour des taux. Société Générale a terminé en nette hausse de 4,30% à 68,40 euros, BNP Paribas a gagné 3,56% à 88,37 euros, et Crédit Agricole 2,98% à 17,09 euros.
Mercredi 11 mars
CAC 40 : -0,19% à 8.041,80 points et 3,9 milliards d'euros échangés
La séance
Le rebond aura été de courte durée avec des Bourses européennes qui repartent en baisse. À Paris, le CAC 40 a perdu 0,19%. À Francfort, le Dax a reculé de 1,59% et à Londres, le FTSE 100 a cédé 0,56%. L'indice EuroStoxx 50 a fini en baisse de 1,01%. L'AIE a proposé le déblocage de 400 millions de barils de brut puisés dans les réserves stratégiques de ses pays membres pour contenir la hausse des prix du pétrole provoquée par le conflit au Moyen-Orient. Ce volume représente plus du double des 182 millions de barils débloqués en 2022 à la suite de l'invasion de l'Ukraine par la Russie.
La hausse du cours du pétrole se poursuit toutefois, les analystes déclarant que la proposition était insuffisante pour apaiser les craintes, tandis que de nouvelles attaques contre des navires dans le détroit d'Ormuz menacent d'aggraver les perturbations d'approvisionnement. Le Brent prend 4,7% à 91,95 dollars le baril, tandis que le WTI augmente de 4,7% à 87,25 dollars.
La hausse des prix du pétrole continue d'attiser les craintes inflationnistes et pousse encore les rendements obligataires à la hausse. Le rendement des emprunts d'Etat américains à dix ans est en hausse de 7,8 points de base, à 4,2140%. Le deux ans progresse de 7,1 points de base, à 3,6402%.
La Bourse de New York a, elle, fini en ordre dispersé : le Dow Jones a cédé 0,61%, à 47.417,27 points. Le S&P 500, plus large, a perdu 0,08%, à 6.775,80 points. Le Nasdaq Composite a avancé de son côté de 0,08%, à 22.716,14 points. Parmi les secteurs majeurs du S&P 500, l'énergie a enregistré la plus forte progression du jour, de 2,5%, dans le sillage de la hausse des prix du brut.
Les technologies ont également terminé dans le vert, de peu, portées par Oracle qui bondi de 9,2% après avoir communiqué mardi soir des prévisions supérieures aux attentes, anticipant une demande prolongée liée à l'intelligence artificielle (IA).
Des données publiées par le département américain du Travail indiquent que l'inflation est restée modérée en février, comme attendu par les analystes. L'indice des prix à la consommation s'est établi à un demi point de pourcentage de l'objectif de 2% de la Réserve fédérale.
Valeurs en vue
Elis a fini cette journée de repli sur les marchés avec une progression de 3,19%. Le groupe a dévoilé un résultat net courant 2025 en hausse de 4,7% à 467,3 millions d'euros, soit 1,85 euro par action ( 5,2%), et un EBIT ajusté en amélioration de 4,6%, à 766,6 millions, soit une marge stable, à 16%.
Sur ces bases, le groupe va proposer un dividende en numéraire de 0,48 euro par action au titre de 2025 à la prochaine assemblée générale des actionnaires, en hausse de 7% par rapport au dividende versé au titre de 2024. Il annonce aussi un programme de rachat d'actions pour un montant total pouvant aller jusqu'à 500 millions en 2026, en lien avec l'exercice potentiel, à partir d'octobre 2026, de l'option de remboursement anticipé portant sur les obligations convertibles 2029.
Pour 2026, Elis table sur un résultat net courant par action en croissance
high-single digit
, des marges d'EBITDA ajusté et d'EBIT ajusté en légère amélioration et une croissance organique du chiffre d'affaires légèrement inférieure à celle de 2025.
Jeudi 12 mars
CAC 40 : -0,71% à 7.984,44 points et 4,7 milliards d'euros échangés
La séance
Le repli se poursuit sur les différentes places européennes. Outre le CAC 40, le Dax a reculé de 0,29% et le FTSE 100 a abandonné 0,47%. L'indice EuroStoxx 50 a fini sur une baisse de 0,88%. Le baril de Brent a oscillé de nouveau autour des 100 dollars, le conflit ne montrant aucun signe d'apaisement alors que le Guide suprême iranien Mojtaba Khamenei a déclaré que le détroit d'Ormuz devait rester fermé pour faire pression sur les États-Unis et Israël.
La crainte d'une flambée de l'inflation causée par la situation au Moyen-Orient, qui pourrait affecter les perspectives de politique monétaire, a pris le pas sur l'aspect refuge des marchés obligataires, poussant les rendements à la hausse à l'échelle mondiale depuis le début du conflit fin février.
Le repli a été encore plus prononcé à Wall Street : l'indice Dow Jones a cédé 1,56%, à 46.677,85 points. Le S&P 500 a perdu1,52% et le Nasdaq Composite a reculé de son côté de 1,78%, à 22.311,98 points. Il est attendu que la Fed, qui tiendra mardi et mercredi prochains sa réunion de politique monétaire, ne modifiera pas ses taux d'intérêt. Toutefois, les prévisions économiques de la banque centrale américaine seront scrutées de près, notamment pour ses estimations de l'inflation.
A noter, Morgan Stanley a perdu 4,1% après avoir limité les rachats sur l'un de ses fonds de crédit privés, tandis que JP Morgan Chase a cédé 1,6% après avoir déprécié la valeur de certains prêts accordés à des fonds de crédit privés.
Valeur en vue
Dans la morosité ambiante, JCDecaux se distingue de belle façon ! Le titre a progressé de x% alors que le groupe a publié des résultats 2025 rassurants et des perspectives encourageantes. Sur l'exercice écoulé, le bénéfice net se monte à 262,6 millions d'euros, en hausse de 1,4%, contre un bond de 24% en 2024, tandis que le chiffre d'affaires a cru de 1,1% à 3,7 milliards, contre une progression de 10,2% en 2024. Pour expliquer ce ralentissement, Jean-François Decaux a mis en avant "l'environnement économique très incertain, incluant des droits de douane en hausse et des incertitudes géopolitiques croissantes" ainsi que "l'absence d'événements sportifs" majeurs sur la période.
En revanche, 2026 s'annonce bien. "Sans impact matériel observé à ce jour du récent conflit au Moyen-Orient, nous prévoyons une croissance organique du chiffre d'affaires au-dessus de +5% au premier trimestre 2026, incluant un impact positif des Jeux olympiques d'hiver de Milan Cortina et une croissance du chiffre d'affaires devenant positive en Chine", a indiqué Jean-François Decaux, co-directeur général du groupe, cité dans un communiqué. L'entreprise compte aussi capitaliser sur l'impact de l'IA "sur les campagnes publicitaires et les parcours clients pour accélérer (sa) croissance et optimiser (ses) opérations", a déclaré le dirigeant.
JCDecaux proposera le versement d'un dividende de 0,65 euro par action lors de son assemblée générale.
Vendredi 13 mars
CAC 40 : -0,91% à 7.911,53 points et 4,4 milliards d'euros
La séance
Cette semaine boursière s'est achevée sur un repli continu des marchés européens hormis Amsterdam. Le conflit Etats-Unis-Israël-Iran est entré dans son 14e jour, sans aucun signe d'accalmie. Sur l'ensemble de la semaine, l'indice phare parisien affiche une perte totale de 1,03%. L'Euro Stoxx 50 a cédé 0,60% à 5 714,61 points. L'attention des marchés se tourne désormais vers les prochaines réunions de la Fed et de la BCE. Les deux institutions monétaires lèveront le voile sur leurs orientations de taux.
A Wall Street, les indices évoluent en ordre dispersé après la publication de nombreuses statistiques cet après-midi. Vers 17h50, le Dow Jones gagne 0,05%.
L'indice des prix PCE des Etats-Unis, surveillé de près par la Fed pour sa politique monétaire, est ressorti en progression annuelle de 2,8% pour le mois de janvier, en ralentissement donc par rapport à 2,9% le mois précédent. Le Département du Commerce, qui publie ces chiffres, précise cependant qu'en excluant l'alimentation et l'énergie, la hausse annuelle des prix PCE a, au contraire, légèrement accéléré, passant de 3% en décembre à 3,1% en janvier.
Selon le Département du Commerce, le produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis n'a augmenté que de 0,7% en rythme annualisé au quatrième trimestre 2025, alors que les économistes attendaient globalement une confirmation de l'estimation précédente, qui était de 1,4%. La croissance de l'économie américaine a donc connu, en fin d'année dernière, un ralentissement nettement plus fort qu'estimé en première lecture, par rapport à un rythme de 4,4% enregistré au troisième trimestre.
De surcroît, le rapport JOLTS du Département américain au Travail a fait ressortir 6,946 millions d'ouvertures de postes en janvier. Il dépasse le consensus qui ciblait 6,760 millions. Un mois plus tôt, ces ouvertures de postes s'élevaient à 6,550 millions.
Valeur en vue
ID Logistics est sous pression depuis l'annonce de ses résultats, mercredi. Le leader européen de la logistique contractuelle, annonce un chiffre d'affaires 2025 en croissance de 14,2% à 3,7 milliards d'euros. Retraitée d'un effet de change globalement défavorable en 2025, la croissance est de 16% par rapport à 2024. Le résultat opérationnel courant s'établit à 165,2 millions, en hausse de 11,8% par rapport à 2024. La marge opérationnelle courante ressort en diminution à 4,4% en 2025 contre 4,5% en 2024. Le résultat net part du Groupe s'établit à 63,3 millions, en progression de 19,9% grâce à la hausse du résultat opérationnel et à la maîtrise des charges financières.
Laurent Grassin, avec Reuters, AFP et ZoneBourse
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