9 septembre (Reuters) - Les assureurs non-vie devraient améliorer leur rentabilité de manière significative au cours des prochaines années, car les rendements des investissements provenant de taux plus élevés atténuent l'impact de la hausse des sinistres, selon un rapport de l'Institut Swiss Re publié samedi.
Les assureurs investissent une grande partie de leurs revenus de souscription dans un large éventail de titres, en particulier dans des placements à revenu fixe à long terme, avant de procéder au règlement des sinistres.
Si l'augmentation des sinistres constitue un vent contraire, elle devrait être compensée par l'augmentation des revenus nets des investissements grâce à la hausse des rendements des portefeuilles, dans le contexte du resserrement de la politique monétaire le plus intense depuis les années 1980.
Le courtier en réassurance Gallagher Re a provisoirement évalué à 52 milliards de dollars les pertes assurées mondiales dues aux risques naturels au cours des six premiers mois de 2023, tandis que les événements météorologiques et climatiques devraient à eux seuls avoir entraîné une facture d'assurance de 46 milliards de dollars.
Dans ce contexte, les assureurs ont également augmenté les primes qu'ils perçoivent pour souscrire des risques commerciaux depuis un certain temps, ce qui leur a permis d'améliorer leurs finances.
L'étude a également révélé que la demande de protection d'assurance a augmenté depuis 2017, en raison de l'augmentation de l'activité des catastrophes naturelles et de l'inflation.
Swiss Re Institute estime qu'aux États-Unis, le capital du secteur de l'assurance dommages a augmenté de 5 % par an en moyenne au cours des dix dernières années. Au cours de la même période, les besoins de protection contre les catastrophes naturelles ont augmenté d'environ 7 % par an en moyenne.
Les réassureurs joueront un rôle clé pour combler les lacunes en matière de protection, car ils augmentent le risque des assureurs primaires et leur permettent de souscrire de nouvelles affaires, selon le rapport.
"Le paysage des risques élevés exige des ajustements plus fréquents des pratiques de souscription. L'accent mis sur la qualité du portefeuille et les marges ainsi que sur la clarté contractuelle dans l'ensemble du secteur sera essentiel à cet égard", a déclaré Gianfranco Lot, directeur de la souscription pour la réassurance P&C chez Swiss Re.

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