Aller au contenu principal
Fermer

Un cinquième des zones de culture du café arabica peut-être impropres d'ici 2050 - rapport
information fournie par Reuters 30/03/2026 à 19:01

Le changement climatique pourrait avoir comme conséquence, dans le domaine du café, de rendre impropres à la culture d'ici 2050 un cinquième des terres aujourd'hui dédiées à la pousse de l'arabica, selon un rapport de Rabobank publié lundi.

Actuellement, 8% des zones de culture de l'arabica — situées notamment au Brésil, en Colombie et au Honduras — ne sont pas adaptées, les plantations y nécessitant davantage d'investissements et offrant des rendements plus faibles, précise la banque néerlandaise.

Le rapport, s'appuyant sur des données scientifiques, classe les zones de culture en quatre catégories, allant de "très adaptées" à "inadaptées", note Rabobank, ajoutant que ces définitions dépendent à la fois des conditions climatiques actuelles et de celles qui sont prévues.

"La hausse des températures et la modification des régimes pluviométriques peuvent rendre les conditions de culture du café moins prévisibles et accroître la fréquence des chocs climatiques tels que des sécheresses, des vagues de chaleur et de fortes précipitations", poursuit la banque.

"Une plus grande variabilité des conditions climatiques fait peser des risques sur la fiabilité de l'approvisionnement".

L'arabica cultivé dans les zones classées comme "propices" au Brésil, premier producteur mondial d'arabica, atteint des rendements moyens de 32,6 sacs de 60 kg par hectare, tandis que les zones non propices affichent une production d'environ 28 sacs par hectare, selon le rapport de Rabobank.

Toutefois, alors que 81% de la récolte actuelle du Brésil provient de zones adaptées, ce chiffre pourrait tomber à 62% d’ici 2050, ajoute le rapport, soulignant que la baisse de production pourrait être significative en termes absolus.

En Colombie, la part de l'arabica cultivé dans les zones propices pourrait passer de 56% aujourd'hui à 45%, tandis qu'au Honduras, la part de l'arabica cultivé dans les régions propices pourrait chuter brutalement à seulement 12%, contre 53% actuellement.

Le rapport de Rabobank note que toutes les régions productrices de café ne seront pas pénalisées par le bouleversement climatique. L'Éthiopie, en Afrique de l'Est, devrait ainsi voir la part de ses cultures d'arabica cultivées sur des terres propices passer à 50%, contre 39% actuellement.

(Oliver Griffin, version française Benoit Van Overstraeten)

0 commentaire

Signaler le commentaire

Fermer

A lire aussi

Mes listes

Cette liste ne contient aucune valeur.
Chargement...