Trump pourrait reporter sa visite en Chine si la situation à Ormuz n'évolue pas
information fournie par Zonebourse 16/03/2026 à 06:30
La fermeture de ce corridor maritime alimente déjà les tensions sur les marchés de l'énergie. Lundi matin, le prix spot du baril de Brent évoluait autour de 105 USD, environ 45% au-dessus de son niveau du début du conflit et 70% plus haut que son cours du 1er janvier.
Lors d'un entretien téléphonique de huit minutes avec le quotidien britannique, le président américain a estimé qu'il était "normal que ceux qui bénéficient du détroit contribuent à s'assurer que rien de mauvais n'y arrive", visant notamment l'Europe à l'Ouest et la Chine et la Corée du Sud à l'est, très dépendantes du pétrole du Golfe.
Trump réclame une aide concrète, en particulier l'envoi de dragueurs de mines et des opérations contre les forces iraniennes, qui perturbent la navigation avec des drones ou des mines maritimes. "Nous les frappons très durement", a-t-il affirmé, estimant que l'Iran ne pouvait plus que "créer un peu de trouble" dans le détroit.
Le président américain s'est aussi montré sceptique sur le soutien de ses partenaires. "Nous avons quelque chose qui s'appelle l'OTAN", a-t-il ironisé, rappelant que Washington avait aidé l'Ukraine malgré la distance géographique. "Maintenant, nous verrons s'ils nous aident."
La Chine et le Royaume-Uni dans le collimateur
Trump s'est dit particulièrement frustré par la réaction du Royaume-Uni, qu'il considère comme le principal allié de Washington. Selon lui, Londres n'a proposé d'envoyer deux navires qu'après la neutralisation de la capacité militaire iranienne. "Nous avons besoin de ces navires avant de gagner, pas après", a-t-il lancé.
Dans le même temps, le président américain tente de mobiliser la Chine avant un sommet prévu à Pékin avec Xi Jinping à la fin du mois. La visite pourrait être reportée si Pékin ne s'engage pas à contribuer à la sécurisation du détroit, a laissé entendre Donald Trump. "La Chine devrait aussi aider, parce qu'elle reçoit 90% de son pétrole par ces détroits (sic)", a-t-il déclaré.
Alors que le secrétaire au Trésor Scott Bessent a rencontré son homologue chinois à Paris pour préparer cette visite, Pékin n'a pour l'instant donné aucun signe d'un changement de position.
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