par Andrea Shalal, Jeffrey Dastin et Ryan Patrick Jones
Le président américain Donald Trump a déclaré vendredi qu'il avait demandé au gouvernement d'arrêter de travailler avec la start-up Anthropic.
Le locataire de la Maison blanche a dit que le Pentagone désignerait l'entreprise comme risque pour la chaîne d'approvisionnement et que le département de la Défense et les autres agences qui utilisent ses produits les abandonneraient progressivement.
Si Anthropic ne fournit pas son aide lors de cette transition, prévue pour se dérouler sur six mois, Donald Trump a dit qu'il recourrait "à l'entièreté du pouvoir présidentiel pour les faire s'exécuter, et d'importantes conséquences civiles et pénales suivront".
Ces déclarations interviennent après qu'Anthropic a déclaré jeudi qu'elle ne donnerait pas suite à la demande du Pentagone visant à supprimer les mesures de sécurité de ses systèmes d'intelligence artificielle (IA) qui empêcheraient sa technologie d'être utilisée pour mener des opérations de surveillance aux Etats-Unis et développer des armes autonomes.
La start-up a fait savoir dans un communiqué qu'elle saisirait la justice si elle était désignée comme "risque".
"Nous pensons qu'une telle désignation serait non seulement juridiquement contestable mais qu'elle créerait un dangereux précédent pour toute entreprise américaine qui négocie avec le gouvernement", a estimé Anthropic.
"Aucune intimidation, aucune punition de la part du département de la Guerre ne nous fera changer d'avis en matière de surveillance domestique de masse ou d'armes entièrement autonomes", a indiqué l'entreprise, faisant référence au Pentagone, que Donald Trump a entrepris de renommer ainsi.
Le rival d'Anthropic, OpenAI, a annoncé vendredi soir avoir conclu un accord avec le département de la Défense pour déployer sa technologie dans le réseau classifié du Pentagone.
(Avec Mike Stone et Chris Sanders à Washington, David Jeans et Jack Queen à New York, Chris Thomas et Mrinmay Dey à Mexico, Devika Madhusudhanan Nair à Bangalore et Ismail Shakil à Ottawa, rédigé par Jeffrey Dastin et Daphne Psaledakis; version française Camille Raynaud)

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