( AFP / JULIEN DE ROSA )
Face à la multiplication des menaces de drones et missiles hypersoniques, Thales a annoncé mercredi le lancement de SkyDefender, un dôme de défense anti-aérienne qui regroupe ses capacités existantes, dans la lignée des systèmes Iron Dome israélien et Golden Dome voulu par Donald Trump.
Capable de détecter les missiles balistiques à 5.000 km et offrant un système d'alerte précoce, SkyDefender combine radars terrestres, capteurs infrarouge sur des satellites en orbite géostationnaire et moyens de neutralisation des menaces (missiles, roquettes et autres munitions).
Il s'agit d'un système dont les éléments ont été "éprouvés au combat", "facile à intégrer" et "disponible dès aujourd'hui", a souligné Hervé Dammann, directeur général adjoint chargé des systèmes terrestres et aériens de Thales.
Il est orchestré par un système de commandement et de contrôle que Thales propose "de façon agnostique", c'est-à-dire compatible avec les défenses aériennes existantes, a expliqué Hervé Dammann au cours d'un point de presse.
Les clients potentiels pourront acheter des éléments manquants du "dôme" en fonction de leurs besoins.
SkyDefender permet une protection contre tous types de menaces aériennes allant de quelques kilomètres (antidrones) à 5.000 km (contre les missiles balistiques).
La protection "courte portée" contre les drones repose sur les missiles LMM, déjà utilisés en Ukraine et les canons de défense anti-aérienne.
La moyenne portée est assurée par le système antimissile terrestre SAMP-T NG, récemment acheté par le Danemark, et le radar Ground Fire, capables de détecter des cibles jusqu’à 150 km et d'assurer une couverture à 360° sur le théâtre d’opérations.
Pour la défense longue portée, un satellite géostationnaire détecte grâce aux capteurs infrarouges le départ d'un missile balistique ou avion de combat à une distance allant jusqu'à 5.000 km. Il envoie l'information vers les radars terrestres ultra-haute fréquence UHF et Smart-L MM.
"En quelques secondes", le centre de contrôle et de commandement va déterminer "le meilleur moyen" pour neutraliser la menace, explique Hervé Dammann.
Le système ne prévoit pas à ce jour de drones intercepteurs, qui pourraient l'intégrer ultérieurement, et "pourra être mis à jour au fur et à mesure que les menaces évoluent", a-t-il ajouté.
"La défense aérienne a été négligée en Europe, il y a un regain d'intérêt", constate le responsable.
"On va peut-être même proposer SkyDefender ou des briques du système pour le projet Golden Dome aux États-Unis", un bouclier antimissile qui n'a pas encore été déployé, a-t-il conclu.
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