Carlos Tavares, directeur général de Stellantis STLAM.MI , a mis en garde jeudi contre le déficit de compétitivité que les droits de douane européens cherchent à corriger et s'est estimé bien placé pour tirer son épingle du jeu dans la concurrence avec les constructeurs automobiles chinois.
La Commission européenne a annoncé mercredi des droits de douane jusqu'à 38,1% sur les importations de véhicules chinois au motif que des subventions de la Chine à son industrie faussent la concurrence. Ces droits de douane viennent s'ajouter aux 10% actuels facturés pour importer dans l'Union.
"A 48% (...) imaginez l'ampleur du fossé que ce type de droits de douane essaie de corriger, est-ce que cela est pérenne, je ne sais pas", a dit Carlos Tavares lors d'une journée investisseurs aux Etats-Unis.
"Ce que nous faisons actuellement chez Stellantis, c'est être capables de venir devant vous et vous dire que nous gagnons de l'argent hors de ces régions protégées en faisant face à ces concurrents très durs", a-t-il ajouté.
Interrogé sur la possibilité d'acquisitions, Carlos Tavares a répondu que la protection des droits de douane pourrait fragiliser certains acteurs qui n'auront pas corrigé leurs problèmes de coûts.
"(Ceci) nous donnera un avantage compétitif et nous placera dans une position où, quand il y aura une opportunité, nous serons en mesure de la saisir", a-t-il dit.
(Rédigé par Gilles Guillaume, édité par Sophie Louet)

0 commentaire
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement
Signaler le commentaire
Fermer