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Ryanair dans le rouge après des perspectives dégradées
information fournie par AOF 29/01/2024 à 10:46

(AOF) - Ryanair (-1,74% à 18,37 euros) est en baisse après la publication d’un bénéfice net de 15 millions d’euros au troisième trimestre, en baisse de quelque 93% sur un an. La compagnie à bas coûts en outre réduit ses prévisions de bénéfice net annuel 2024 à une fourchette de 1,85 à 1,95 milliard d’euros, contre de 1,85 à 2,05 milliards précédemment. Ryanair invoque un remplissage inférieur aux attentes, des hausses de salaires, les retards de livraison de Boeing, ainsi que la suppression partielle des crédits carbone gratuits ETS (à partir du 1er janvier).

"Nous nous attendons désormais à ce que les coûts unitaires hors carburant pour l'exercice 2024 augmentent d'environ 2,50 euros" ce qui creusera encore l'écart de coûts entre Ryanair et les principales compagnies aériennes concurrentes européennes", précise la compagnie.

AOF - EN SAVOIR PLUS

Des résultats à nouveau fragilisés pour les compagnies européennes

Alors que le carburant représente jusqu'à 35% de leurs coûts, les professionnels estiment que les compagnies aériennes européennes ne devraient pas revenir aux bénéfices avant 2023 ou 2024 au plus tôt. Ces acteurs prévoient que les prix de l'énergie resteraient élevés au moins jusqu'en 2023. L'Association internationale du transport aérien (IATA) a annoncé une prévision de pertes cumulées de 9,7 milliards de dollars en 2022 pour les compagnies aériennes à travers le monde il faudra encore attendre 2023 pour voir le retour aux bénéfices à l'échelle globale du fait notamment de la flambée des coûts du pétrole et de la hausse des coûts de main-d'œuvre. Point positif : la demande de voyage semble résister aux incertitudes provoquées par la situation économique et politique internationale. Toutefois les incertitudes concernant le Covid, la guerre en Ukraine, ainsi que la hausse des prix renforcent les réservations de dernière minute. Selon l'Iata, seulement 8 % des réservations internationales passées fin mai allaient au-delà de septembre.

Le climat social se dégrade dans les compagnies low-cost

Ces compagnies bénéficient d'un redémarrage très fort. Elles avaient déjà réussi à accaparer 40% du trafic aérien en 2021, cette proportion pouvant même monter à 50% cette année. Toutefois des mouvements de grève ont affecté l'activité de Volotea, d'EasyJet et de Ryanair, avec des confrontations sur les rémunérations et les conditions de travail. De façon générale, le secteur se heurte à une pénurie de personnel. Après avoir coupé sévèrement dans leurs effectifs en 2020 et 2021, les compagnies et les aéroports doivent recruter urgemment pour accompagner le redécollage de l'activité.

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