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RPT-LEAD 1-Rio-Paris-Procès requis contre Air France, non-lieu pour Airbus
Reuters17/07/2019 à 16:16

 (Précision titre)
    * Air France maintient sa demande de non-lieu
    * Un réquisitoire jugé déséquilibré par les avocats des
familles
    * Aux juges d'instruction de décider qui renvoyer au
tribunal 

    PARIS, 17 juillet (Reuters) - Le parquet de Paris a requis
le renvoi d'Air France  AIRF.PA  devant un tribunal
correctionnel pour le crash du vol Rio-Paris en 2009 mais
demandé un non-lieu pour Airbus  AIR.PA , au grand dam des
avocats de familles des 228 victimes.
    Dans son réquisitoire définitif rendu le 12 juillet, le
parquet justifie sa demande de non-lieu par une absence de
charges suffisantes contre le constructeur aéronautique.
    "Ce réquisitoire est un scandale et une sacrée gifle pour
les familles des victimes. On leur donne un os à ronger avec Air
France", alors que les premières expertises mettaient
"clairement" en cause Airbus, a déclaré mercredi à Reuters Me
Alain Jakubowicz, un des avocats de ces familles. 
    "Air France est lâchée par les pouvoirs publics. En ce qui
concerne le fleuron de l'économie nationale qu'est Airbus, on ne
touche pas !" a-t-il ajouté. Au moment où les 737 MAX du grand
rival américain Boeing sont cloués au sol après des catastrophes
aériennes imputées à des défauts de conception, "ce n'est pas le
moment d'envoyer Airbus devant un tribunal !"
    Une porte-parole d'Air France a pour sa part dit que la
compagnie aérienne réitérerait sa demande de non-lieu dans des
observations adressées aux juges d'instruction, à qui il revient
maintenant de décider ou non de la tenue d'un procès.
    L'Airbus A330 qui assurait le vol AF 447 entre Rio et Paris
le 1er juin 2009 s'est abîmé dans l'océan Atlantique au large du
Brésil, entraînant dans la mort 228 personnes. 
    Air France est poursuivie pour homicides involontaires par
maladresse, imprudence, inattention, négligence ou manquement à
une obligation de prudence imposée par la loi ou le règlement.
    Le parquet reproche à la compagnie d'avoir insuffisamment
informé ses équipages sur les incidents subis précédemment par
les sondes Pitot qui fournissent des indications sur la vitesse
de l'appareil, sur les conséquences de ces incidents et sur la
procédure à appliquer dans une telle situation.
    Le tout "dans un contexte d'entraînement insuffisant des
pilotes en haute altitude, d'une absence d'adaptation de leur
formation et d'un traitement opérationnel défaillant", estime
encore le parquet dans son réquisitoire.
    
    CONTRE-EXPERTISE 
    Grâce aux boîtes noires, le Bureau d'enquêtes et d'analyse
(BEA) avait établi que l'A330 avait décroché et effectué une
chute de trois minutes trente avant de s'abîmer dans l'océan.
    Dans son rapport de 2012, le BEA évoquait une "incohérence
temporaire entre les vitesses mesurées, vraisemblablement à la
suite de l'obstruction des sondes Pitot par des cristaux de
glace", et la déconnexion consécutive du pilote automatique.
    Mais il avait également mis en cause des "actions
inappropriées", une "absence de lien de la part de l'équipage,
entre la perte des vitesses annoncée et la procédure adaptée",
ainsi que "la non-identification par l'équipage de l'approche du
décrochage" et une "absence de réaction immédiate".
    Dans un mémorandum transmis à la justice en 2010, Air France
avait pour sa part décliné toute responsabilité dans l'accident
et accusé Airbus et Thales  TCFP.PA  d'être restés sourds à ses
alertes sur les sondes Pitot.
    Une contre-expertise commandée en février 2017 par la
justice a cependant accablé l'équipage et dédouané Airbus, ce
qui avait déjà suscité à l'époque les protestations de
représentants de familles de victimes.
    L'un d'eux, Me Sébastien Busy, a fait part mercredi de son
"incompréhension" et reproché au parquet de faire "la part
belle" à cette expertise en "occultant" les précédentes.
    "Si on fait un procès à Air France, très bien. Mais on va
passer notre temps à parler d'Airbus, qui ne sera pas là et qui
ne pourra pas répondre aux questions qu'on pourrait lui poser.
Donc on dissimule la moitié de la vérité aux familles des
victimes", a-t-il déclaré à Reuters.

 (Emmanuel Jarry, avec Cyril Altmeyer, édité par Yves Clarisse)
 

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