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Reporting climat : les grands investisseurs français se mobilisent

Novethic28/11/2017 à 14:38

Reporting climat : les grands investisseurs français se mobilisent

L'article 173 de la loi de transition énergétique française oblige les sociétés d'assurance, de prévoyance, de retraite et de protection sociale d'informer sur la gestion des risques climat. Une première mondiale. Dans une étude publiée le 28 novembre, Novethic a analysé dans le détail la réponse des 100 principaux investisseurs soumis à cette obligation. Et, à l'approche du One Planet Summit, on s'aperçoit que la dynamique est clairement lancée.

Bonne nouvelle, les grands investisseurs français se mobilisent sur la gestion du risque climat. En grande partie grâce au gros coup de pouce donné en 2015, par l'article 173 de la loi pour la transition énergétique et la croissance verte. Celui-ci demande aux investisseurs institutionnels que sont les sociétés d'assurance, de prévoyance, de retraite et de protection sociale, de publier des informations sur la façon dont elles gèrent leur risque climat et intègrent les dimensions ESG (environnementale, sociale et de gouvernance). Une première au niveau mondial.

Les premiers rapports des investisseurs concernés ayant été publiés en juin 2017, le centre de recherche de Novethic a pu analyser la façon dont les sociétés concernées - les 100 principaux - se sont pliées à l'exercice. Et globalement, les résultats sont encourageants (1). 69 investisseurs ont publié de la documentation en lien explicite avec l'article 173.

Si "l'on a encore du mal à trouver une forme d'homogénéité dans les rapports", selon Dominique Blanc, directeur du centre de recherche de Novethic, l'un des gros points positifs est que les investisseurs les plus engagés sont aussi les ceux qui détiennent le volume d'actifs le plus important. Ils montrent ainsi la voie à l'ensemble du secteur.

Les acteurs les plus engagés sont aussi ceux gérant le plus d'actifs

Les 15 acteurs dits "engagés" par la classification Novethic gèrent en effet 1 813 milliards d'euros d'actifs, soit plus de la moitié du volume des actifs gérés par les 100 investisseurs du panel retenu (3160 milliards). Ces investisseurs "présentent une stratégie lisible et volontariste sur le climat, avec des objectifs clairs. Ils ont compris l'essence du texte de l'article 173, notamment parce qu'ils avaient déjà un fort historique en matière d'investissement responsable", analyse Dominique Blanc. Ce sont eux qui produisent les rapports les plus détaillés (jusqu'à 120 pages), certains allant jusqu'à les intégrer dans leur rapport annuel.

Ensuite, on trouve 20 "pionniers confortés", c'est-à-dire des institutions elles aussi engagées depuis longtemps sur l'investissement responsable et qui profitent de l'article 173 pour rendre compte de leur empreinte climat et de leur stratégie mais "qui ont moins la capacité à se projeter".

Signe que l'article 173 a produit son effet, 34 "nouveaux entrants" font également leur apparition. "Ceux-là n'avaient jamais été dans notre radar de l'investissement responsable, c'est clairement la réglementation qui a été le déclencheur de leur engagement", poursuit le directeur du centre de recherche. 31 investisseurs restent cependant aux "abonnés absents".

De l'empreinte carbone aux scénarios 2°C

Que trouve-t-on exactement dans ces rapports "article 173" d'une quinzaine de pages en moyenne ? Les trois quarts mentionnent - et beaucoup publient - l'empreinte carbone des portefeuilles des investisseurs. Un taux élevé pour une réglementation encore récente. Mais sa pertinence est contestée : la plupart des investisseurs insistent ainsi sur les difficultés méthodologiques et d'obtention des données des scopes 3 et 4 (c'est-à-dire les émissions de gaz à effet de serre indirectes et celles évitées) qui remettent en cause l'intérêt de l'exercice.

Pour l'analyse des risques climat, dont la méthodologie est encore plus complexe, plus de la moitié des rapports font état de travaux sur le sujet, essentiellement ceux des assureurs et réassureurs qui sont davantage exposés aux risques physiques du changement climatique (impact des ouragans ou des inondations sur l'économie).

Enfin, un tiers des rapports mentionnent explicitement l'objectif de l'Accord de Paris de limiter le réchauffement à 2°C et s'inscrivent dans une trajectoire d'amélioration. Même si aucun ne présente de stratégie alignée sur les 2°C, "c'est un signal fort que les donneurs d'ordres que sont les investisseurs institutionnels adressent aux autres acteurs du marché", estime Dominique Blanc.

Plus de pédagogie à faire envers les épargnants

Pour autant, les efforts doivent être poursuivis pour être encore plus transparents pédagogues. C'était aussi l'un des objectifs de l'article 173. Or, selon une étude du WWF publiée ce même jour, si les assureurs les plus mobilisés ont bien produit des informations pertinentes pour les épargnants, aucun des bénévoles de l'association mobilisés pour l'étude n'a compris leur stratégie climatique sur la base des rapports publiés, jugés trop complexes.

"Faire comprendre aux citoyens les mécanismes du risque climat et la trajectoire climatique vers laquelle nous mènent les investissements actuels est un enjeu démocratique", souligne ainsi Anne-Catherine Husson-Traore, directrice générale de Novethic. Pour elle comme pour le WWF, ce n'est pas une question de coût, ni d'outils mais juste une question de volonté.

Béatrice Héraud @beatriceheraud

(1) L'étude complète "173 nuance de reporting : focus sur les investisseurs institutionnels français" est à consulter ici

Retrouvez cet article sur Novethic.fr

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