(Actualisé avec précisions)
par Arno Schuetze et Laurence Frost
FRANCFORT/PARIS, 4 juin (Reuters) - Fiat Chrysler
Automobiles (FCA) FCHA.MI et l'Etat français ont résolu au
cours de la nuit leurs points de désaccord relatifs au projet de
fusion soumis la semaine dernière par le constructeur automobile
italo-américain à Renault RENA.PA , ont déclaré à Reuters trois
sources en amont d'un conseil d'administration du groupe
français consacré à cette proposition.
Le compromis trouvé sur l'influence de Paris sur le futur
FCA-Renault pourrait ouvrir la voie à l'approbation par le
conseil du constructeur au losange d'un accord-cadre, point de
départ du long processus qui doit conduire à la fusion entre les
deux groupes courant 2020, sauf si de nouveaux désaccords
apparaissent lors du conseil.
FCA a présenté il y a huit jours à Renault un projet de
fusion à 30 milliards d'euros, qui donnerait naissance au
troisième constructeur automobile mondial, afin de mieux faire
face aux défis technologiques auxquels l'industrie automobile
est aujourd'hui confrontée .
L'Etat français, premier actionnaire de Renault avec une
part de 15%, avait jusqu'ici insisté pour avoir son propre siège
au sein du conseil d'administration de l'éventuelle nouvelle
entité ainsi qu'un droit de veto sur le choix des dirigeants.
Mais, selon des sources, à l'issue de discussions avec John
Elkann, président de FCA, le gouvernement a accepté un compromis
selon lequel il occuperait un des quatre sièges alloués à
Renault, FCA en disposant pour sa part de quatre.
Renault cédera également à l'Etat un des deux sièges dont il
disposera au sein d'un comité de nominations composé de quatre
membres. Jean-Dominique Senard, président de Renault, étant
pressenti pour devenir le premier patron opérationnel du nouvel
ensemble, tandis que John Elkann serait président, cette
répartition des sièges signifie que l'Etat français aura son mot
à dire sur le choix du successeur de Jean-Dominique Senard,
aujourd'hui âgé de 66 ans.
L'Etat français, Renault et FCA ont refusé de commenter
l'information.
Vers 15h30, le titre FCA gagnait plus de 3% et l'action
Renault plus de 4% alors que l'indice regroupant les valeurs
automobiles européennes .SXAP prenait 2,5%.
"Le marché craignait que trop ait été cédé, et le risque
d'exécution a un prix", souligne une source proche des
négociations. "Plus on a les mains liées, plus il est difficile
de parvenir à des synergies significatives."
Le projet prévoit toujours la création d'une société
holding, enregistrée aux Pays-Bas et détenue à 50-50 par les
actionnaires actuels de FCA et Renault, après versement d'un
dividende exceptionnel de 2,5 milliards d'euros aux actionnaires
de FCA.
Mais face aux critiques d'analystes financiers et de
dirigeants français d'entreprises, qui déploraient que l'accord
initial sous-évalue Renault et sa participation de 43,4% dans
Nissan, la France a bataillé pour en améliorer les termes en sa
faveur.
Parmi les concessions discutées avec FCA au cours du
week-end, on trouve un dividende exceptionnel pour les
actionnaires de Renault, des garanties supplémentaires sur
l'emploi en France et un siège opérationnel régional basé à
Paris pour le groupe né de la fusion.
L'éventualité du dividende faisait toujours l'objet de
discussions mardi alors que le conseil d'administration
s'apprêtait à débuter sa réunion prévue à 15h00, ont indiqué les
sources.
Selon elles, les garanties sur les emplois et les sites en
France, ainsi que sur le futur siège Europe, Moyen-Orient et
Afrique, seront probablement abordées en détail plus tard dans
les discussions.
(Gilles Guillaume et Benoit Van Overstraeten pour le service
français, édité par Jean-Michel Bélot)
Renault-FCA et Paris résolvent leurs désaccords avant le conseil-sces
information fournie par Reuters 04/06/2019 à 15:51
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