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Perquisition au siège parisien du réseau social "X", Musk convoqué
information fournie par Reuters 03/02/2026 à 14:09

Illustration montrant un modèle miniature imprimé en 3D d'Elon Musk et le logo de xAI

Illustration montrant un modèle miniature imprimé en 3D d'Elon Musk et le logo de xAI

Une perquisition a été menée mardi au siège parisien du réseau social "X", a fait savoir le parquet de Paris, qui annonce en outre la convocation d'Elon Musk, propriétaire de la plateforme depuis son rachat ‍en 2022.

Cette opération a été "diligentée dans les locaux français de X par la section de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris" avec une unité spécialisée de la gendarmerie nationale et Europol, l'agence européenne de police criminelle, est-il précisé dans un bref message publié sur X.

Aucun ‌commentaire n'a pu immédiatement être obtenu auprès du réseau détenu par Elon Musk. Le milliardaire américain avait dénoncé en juillet dernier des investigations "motivées par des raisons politiques".

Le parquet de Paris précise dans ce communiqué que l'enquête visant "X" fait suite à deux signalements ​reçus en janvier 2025, et a été élargie depuis à d'autres signalements provoqués par le fonctionnement de Grok, l'assistant d'IA proposé par ⁠X.

Ce dernier est notamment accusé d'avoir "conduit à la diffusion de contenus négationnistes et de deepfakes à caractère sexuel".

"Parallèlement, des convocations aux fins d'auditions libres le 20 avril 2026 à Paris ont été envoyées à monsieur Elon Musk ⁠et à madame Linda Yaccarino, en leur qualité ‍de gérant de fait et de droit de la plateforme X au moment des faits", selon le ⁠communiqué du parquet.

"Des salariés de la plateforme X sont également convoqués la semaine du 20 au 24 avril 2026 pour être entendus en qualité de témoin. Les auditions libres des dirigeants doivent leur permettre d'exposer leur position sur les faits et le cas échéant les mesures de ​mise en conformité envisagées."

Une personne entendue en audition libre peut quitter à tout moment l'audition dont le statut diffère de la garde à vue. A l'issue de l'audition libre, la personne peut ressortir libre, être convoquée de nouveau ou placée en garde à vue.

ENQUÊTE EN GRANDE-BRETAGNE

Le parquet ⁠dresse la liste des infractions pénales à l'origine des investigations : "complicité de détention d'images de mineurs présentant un caractère pédopornographique", "contestation de ​crime contre l'humanité", ou encore "administration d'une plateforme en ligne illicite en bande organisée".

Le député (Ensemble pour la ​République, EPR) Éric Bothorel, à l'origine ​du signalement, s'est félicité de la décision du parquet de Paris.

"En Europe et singulièrement en France, l'Etat de droit signifie que "nul n'est au-dessus ​des lois" et que la réglementation européenne, retranscrite dans le droit français, s'impose ⁠à toutes et tous", écrit-il dans une publication sur X.

La Commission européenne a dit être en relation avec la France dans le cadre de l'enquête ouverte par Paris.

Par ailleurs, le réseau social est également sous le coup d'une enquête de l'Autorité britannique chargée de la protection des données (ICO) concernant la collecte de données personnelles et la production d'images explicites de Grok, le chatbot d'intelligence artificielle générative de X.

L'enquête vise xAI, l'entreprise exploitant l'outil, ‌et X Internet Unlimited Company, entreprise basée à Dublin responsable du traitement des données de X dans l'Union européenne, annonce mardi l'organe.

L'ICO indique dans un communiqué que Grok a été utilisé pour générer des images explicites d'individus, notamment des enfants.

"La création et la diffusion présumées de telles données soulèvent de graves préoccupations au regard de la législation britannique sur la protection des données et présentent un risque de préjudice potentiel important pour le public."

L'Ofcom, le régulateur britannique des médias, a également annoncé mardi poursuivre son enquête sur X.

(Rédigé par Nicolas Delame et Zhifan Liu , ‌édité par Kate Entringer et Sophie Louet)

5 commentaires

  • 03 février 14:47

    Emile. Pas d impunité pour les riches de droites.Les autres peuvent dormir sur leur deux oreilles Cette politisation systématique de la justice est grave car elle finira par la decridibiliser.


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