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Pernod Ricard : Conor McQuaid nommé PDG Amérique du Nord
information fournie par AOF 28/11/2023 à 18:20

(AOF) - Pernod Ricard nomme Conor McQuaid au poste de PDG Amérique du Nord (États-Unis et Canada). Il occupera ses nouvelles fonctions à compter du 1er janvier 2024. Il dispose de 25 années d’expérience au sein du groupe Pernod Ricard et sera basé à New York. Il succède à Ann Mukherjee, qui a souhaité se consacrer à sa famille. Conor McQuaid a occupé plusieurs fonctions de direction au sein du Groupe. Membre du Comité Exécutif, il était Vice-Président Exécutif Communication, RSE & Affaires Publiques depuis 2022, après avoir été Vice-Président Exécutif Global Business Development.

Il a occupé aussi le poste de Président-Directeur Général d'Irish Distillers (Jameson).

Alexandre Ricard, Président-Directeur général de Pernod Ricard, déclare : "Les États-Unis restent notre premier marché et Conor bénéficie d'une connaissance approfondie de tous les aspects de notre activité et d'une grande expertise opérationnelle. Son leadership et le rôle déterminant qu'il a joué dans le succès de Jameson, en particulier aux États-Unis, témoignent de sa capacité à porter les ambitions de Pernod Ricard en Amérique du Nord".

AOF - EN SAVOIR PLUS

Points clés

- Numéro 2 mondial, derrière Diageo, des vins et spiritueux, né en 1975 de la fusion entre Pernod, fondé en 1805, et Ricard, en 1932 ;

- Activité de 10,7MdsE, équilibrée entre l'Europe (29% des ventes), les 2 Amérique (29%) et l'Asie (41%) et apportée à 63% par les 13 marques stratégiques internationales, 18% par les marques stratégiques locales, 6% par les marques specialty et 5% par les vins stratégiques ;

- Modèle d'affaires fondé sur une organisation décentralisée entre le siège, 6 sociétés de marques -The Absolut Company, Chivas Borthers, Martell-Mumm-Perrier-Jouët, Irish Distillers, Havana Club International, Pernod Ricard Winemakers- et 5 sociétés de marché en support des marques internationales et locales ;

-Capital détenu à 14,06% (20,09% des droits de vote) par la famille fondatrice, devant les salariés (2,3% et 1,77%) et le groupe Bruxelles-Lambert (7,6% et 12,8%), Alexandre Ricard, directeur général, présidant le conseil de 12 membres ;

-Structure financière très saine avec une dette nette de 8,7Mds€, l'activité générant un flux de trésorerie de 2,5Mds€.

Enjeux

- Plan stratégique "Transform & Accelerate" avec 4 accélérateurs - positionnement dédié pour chaque marque, services premium et luxes, innovation et accélération digitale - et un outil - La Conviviality Platform pour optimiser le potentiel des marques et du réseau de distribution via l'usage de la Data :

- croissance annuelle de 4 à 7% des ventes et de 50 à 60 points de base de la marge opérationnelle ;

- dépenses promotionnelles autour de 16% ;

- Plan stratégique « Transform & Accelerate » avec 4 accélérateurs -positionnement dédié pour chaque marque, services premium et luxes, innovation et accélération digitale ;

- Une mission de cultiver la magie des rapports humains en « préservant pour partager » avec pour ambition de conduire et influencer l’industrie via un modèle de croissance basé sur le digital et l’intelligence artificielle la « conviviality platform » : la collecte et analyse des données au service de l’offre, sur chaque marché du « bon produit au bon moment, au bon consommateur et au bon prix » ;

- Stratégie environnementale « S&R roadmap 2030 » en 4 piliers : la production circulaire avec 50% de réduction des émissions de CO2 d’ici à 2030 ; 100 % d’électricité renouvelable sur les sites de production et 100 % d’emballages recyclables ou compostables d’ici 2025 / préservation des terroirs via des programmes d’agriculture régénératrice, le soutien à + 10 000 agriculteurs et par projets de maintien de la biodiversité et de réutilisation des eaux / la valorisation de l’humain avec 0 écart de salaire Hommes / Femmes atteint en 2022 ; la consommation responsable, plus de 134 M personnes touchées par la campagne « buvez plus… d’eau ».

- Segment peu dépendant de la consommation des ménages, d'où montée en puissance dans les pays matures avec de fortes positions dans les alcools blancs, rhums et anisés (Ricard, n° 1 mondial), les whiskies et liqueurs (n° 2), les cognacs, brandies et amers (n° 3 ) ;

- lancement d'emprunts verts et de facilités de crédits ;

- Fort « pricing power » donnant visibilité aux bénéfices et préservation des marges.

Défis

- Forte saisonnalité : 2/3 de l'activité réalisés au premier semestre (juillet-décembre), 1/4 en décembre et sensibilité des bénéfices aux ventes en Asie et dans les Amériques ;

- Nouvelle unité opérationnelle d'e-commerce (The Whisky Exchange, Drinks&Co et Bodeboca) ;

-Impact positif de la hausse du dollar contre l'euro et hausses des prix de vente bien acceptées par les consommateurs ;

- retombée des investissements industriels (6% des revenus) et des dépenses promotionnelles (16%) ;

- Après une hausse de 8% de ventes sur les 9 premiers mois, objectif 2022/23 d'une hausse de 10% du bénéfice opérationnel, supérieure à celle des revenus ;

- Dividende de 4,12€ et programme de rachat d'actions d'environ 750M€ au tite de 2021-2022 et acompte sur dividende de 2,06€ payable le 7 juillet ;

En savoir plus sur le secteur Agroalimentaire

Des prix de l'énergie qui flambent et un appel à l'aide

Dans le passé, l'énergie représentait un coût fixe de 3% du chiffre d'affaires. Cette année, ce pourcentage grimpe à 5% voire à 7% pour les TPE-PME, selon l'Ania (Association nationale des industries alimentaires. Les professionnels sont très inquiets car jusqu'à fin 2022 ils bénéficient généralement de couvertures pour amortir ces augmentations. Or elles ne sont pas reconduites pour 2023 et après. Par conséquent, 25 des principales organisations interprofessionnelles (Intercéréales, Inaporc, Semae, etc.) appellent l'Etat au secours face à l'érosion de leurs marges et de leur capacité d'investissement.

L'Etat a proposé plusieurs dispositifs, dont un " amortisseur électricité ", qui sont jugés insuffisants. Les organisations déplorent également l'échec des négociations européennes pour aboutir à un bouclier tarifaire permettant d'éviter les distorsions de concurrence. L'agriculture et l'agroalimentaire demandent un prix plafond maximum à 180 €/MWh alors que de nombreuses entreprises achètent à des prix supérieurs à 500€/MWh sur le marché français.

Valeurs associées

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