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Paris: début d'année serein en Bourse malgré la chute de Maduro au Vénézuéla
information fournie par Zonebourse 05/01/2026 à 11:13

La Bourse de Paris débute la semaine en légère hausse, s'arrogeant 0,1%, tout juste au-dessus des 8200 points, soutenue par Eurofins Scientific ( 6,7%), Thales ( 3,9%) ou encore Schneider Electric ( 1,3%).

Les investisseurs ne semblent pas beaucoup s'émouvoir de l'intervention surprise menée par les Etats Unis au Venezuela et de la déportation du président sud-américain à New York. En menant cette opération coup de poing, Washington a fait savoir au monde entier qu'il entendait maintenir son rang de superpuissance, ce qui passe notamment par le contrôle des ressources énergétiques mondiales.

Plus prosaïquement, la décision témoigne de la volonté américaine de faire revenir ses grandes compagnies pétrolières dans un pays où les infrastructures sont considérées comme dégradées et où les réserves pétrolières restent très largement sous-exploitées. Pour le moment, la réaction sur les cours du pétrole est extrêmement contenue, le WTI recule de 0,1% (57,2 USD le baril) et le Brent se replie de 0,2% (60,6 USD).

"Les exportations de pétrole vénézuélien restent modestes et rien n'indique pour l'instant que la situation va provoquer des perturbations au niveau de la production ou des ventes", tempèrent ce matin les analystes de Danske Bank.

La réaction des Bourses asiatiques en dit peut-être plus long. A Tokyo, le Nikkei s'arrogeait près de 3% lundi en fin de séance et l'indice MSCI regroupant les valeurs d'Asie et du Pacifique prenait plus de 1,2%. Les investisseurs semblent vouloir démarrer 2026 en s'accrochant à l'adage bien connu qui veut que le premier mois de l'année est bien souvent positif pour les indices boursiers, un phénomène connu sous le nom "d'effet janvier".

Goldman Sachs prévoit une légère accélération de la croissance en zone euro pour 2026, portée par la relance budgétaire allemande et une consommation résiliente, malgré une concurrence chinoise accrue et des taux d'intérêt maintenus à leur niveau actuel.

L'économie de la zone euro devrait progresser de 1,3% en 2026, soutenue par trois leviers cycliques majeurs : l'expansion budgétaire de l'Allemagne, l'atténuation des tensions commerciales mondiales et une croissance robuste des revenus réels des ménages, indique la banque.

Toutefois, ce dynamisme sera limité par des vents contraires structurels, notamment la poussée des exportations chinoises qui pèse sur la compétitivité industrielle de l'Italie et de l'Allemagne, ainsi que par des coûts énergétiques élevés.

Sur le front des statistiques, la véritable épreuve de vérité interviendra vendredi avec la publication des chiffres de l'emploi de décembre, statistique fétiche du marché et d'autant plus suivie que la Fed a explicitement fait du marché du travail un élément déterminant d'orientation de sa politique monétaire.

Mais une statistique robuste pourrait laisser craindre que la banque centrale a agi trop tôt en abaissant ses taux à trois reprises en 2025 et faire reculer Wall Street, d'autant que l'envolée de plus de 16% du S&P 500 en 2025, après des exercices 2023 et 2024 déjà réussis, semble aujourd'hui appeler à une petite consolidation.

Suite au test de l'emploi, c'est ensuite le coup d'envoi de la "saison des résultats" qui sera donné la semaine prochaine, avec les premiers comptes trimestriels des grandes banques, dont JP Morgan.

Les stratèges préviennent qu'il va falloir que la croissance des profits des sociétés cotées soit au rendez-vous afin de justifier les niveaux de valorisation élevés des actions américaines, mais l'idée d'avoir à la fois une croissance des bénéfices et une confirmation de la résistance de l'économie américaine ouvrirait certainement la voie à de nouvelles bonnes performances en 2026.

Sur le compartiment obligataire, le rendement du Bund à 10 ans évolue à 2,90%, l'OAT de même échéance est à 3,60%.

Dans l'actualité des sociétés tricolores, BNP Paribas a annoncé lundi avoir franchi une "étape importante" dans l'intégration de ses activités de gestion d'actifs suite à l'acquisition d'AXA Investment Managers (AXA IM), officialisée depuis plus de six mois maintenant.

Sanofi indique que la FDA des Etats Unis a accepté pour examen prioritaire la demande de licence biologique supplémentaire (sBLA) pour son Tzield (teplizumab-mzwv) pour les jeunes enfants atteints de diabète de type 1 de stade 2.

Alstom a remporté trois commandes pour un montant total de 2,5 milliards d'euros. Dans le détail, le spécialiste de la mobilité intelligente et durable a été choisi pour fournir du matériel roulant à un client dans la région Amériques pour environ 1,4 milliard d'euros.

Saint-Gobain a formé une coentreprise avec une filiale d'Indocement Tunggal Prakarsa (un cimentier indonésien dont Heidelberg Materials possède 53% du capital), détenue à 60% par le Français et à 40% par son partenaire local. L'objectif de cette joint-venture est d'acquérir les activités de mortiers d'Indocement en Indonésie.

Enfin, Oddo BHF réitère son opinion "surperformance" et son objectif de cours de 236 euros sur Airbus Group, "un titre qui va bénéficier de l'amélioration progressive de la supply chain et du travail réalisé sur l'agilité de son outil industriel".

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