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Marchés financiers prospères malgré une économie exsangue
Novethic14/08/2020 à 13:45

Marchés financiers prospères malgré une économie exsangue

Consommation atone, épargne massive, entreprises surendettées... Le sauvetage de l'économie française pour éviter la multiplication des faillites et l'explosion du chômage s'annonce difficile. Pourtant, le CAC40 comme d'autres indices boursiers, continue de grimper enchaînant des séances en hausse. Il n'est donc plus le thermomètre de l'économie française.

Trois indicateurs économiques sont inquiétants : la consommation, l'épargne et l'endettement des entreprises. Les Français s'abstiennent de consommer pour épargner. Leurs réserves atteignent 100 milliards d'euros alors, qu'entre février et mai, la consommation a diminué de -7,3 %. Or c'est un moteur déterminant de la croissance française. Fin juillet le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau évoquait ainsi le problème sur France Inter : "Ces 100 milliards d'épargne cela fait entre 4 et 5 points de réserve de croissance. Une des clefs absolues pour que cette épargne soit déversée vers la consommation et donc vers la croissance et l'emploi, c'est la confiance". 

Les Français n'ont pas confiance parce qu'ils redoutent les ravages de la crise économique et les licenciements massifs. C'est un cercle vicieux. Les ménages épargnent pour préserver leur avenir, mais plus ils épargnent plus la crise sera sévère. Selon une étude de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), si toute l'épargne supplémentaire des citoyens était dépensée, environ la moitié des effets de la crise serait effacée.

Dans ce contexte, les entreprises souffrent. Devant elles, se dresse peu à peu un mur de la dette. Depuis mars, près de 575 000 entreprises ont fait appel à un prêt garanti par l'État, pour environ 115 milliards d'euros. De quoi survivre à court terme et sauver des emplois. Mais la dette des sociétés a explosé atteignant un record de 1 866 milliards d'euros. Pour les économistes, les risques de défaillances en série sont réels. Euler Hermes les estime à plus de 50 000 en France en 2020 et plus de 60 000 en 2021.

Des marchés déconnectés

Si l'économie est un grand corps malade, les marchés financiers n'en sont plus le thermomètre permettant de quantifier la maladie. Alors que les statistiques économiques françaises sont très sombres, le CAC 40 va plutôt bien. À 6 000 points en février, il a plongé en mars juste au-dessus de 4 000. Puis, il a repassé la barre des 5 000 points dès août. Cette progression serait liée à "un regain d'optimisme sur l'épidémie de Covid aux États-Unis", justifient les analystes.

À ceux qui croient encore que le CAC 40 est le vaisseau amiral de l'économie française, ces chiffres apportent un cinglant démenti. Les indices boursiers sont aujourd'hui des instruments financiers très utilisés dans la gestion d'actifs, répondant à d'autres paramètres que les fondamentaux économiques du pays dont ils seraient l'emblème boursier.

Deux visions des gestionnaires

Les variations de cours sont plutôt liées à l'analyse de la crise que font les gérants de fonds. Ils sont divisés en deux camps, selon Jean-François Bay, Directeur général de Quantalys. "On a d'un côté les gestionnaires de fonds qui croient que l'économie va repartir grâce aux plans de relance et aux banques centrales et qui investissent dans le pétrole, les matières premières, les entreprises bancaires et financières. De l'autre côté, on trouve ceux qui croient à la dure réalité, convaincus que la crise sanitaire va s'installer dans le temps et aura des répercussions lourdes sur l'économie et les marchés financiers. Ils investissent plutôt dans des valeurs défensives et des secteurs comme la technologie ou la santé".

Dans ces temps difficiles, il est probable que les seconds soient plus raisonnables que les premiers. Mais la prochaine chute des marchés sera dure pour les deux catégories ! L'Autorité des Marchés Financiers (AMF) a, dès début juillet, alerté sur cette menace réelle. Dans sa cartographie des risques, elle souligne que jusque-là "le bon fonctionnement des marchés européens a mis en évidence la résistance du secteur financier" mais elle "identifie des risques croissants pour la stabilité financière d'autant plus que le rebond des marchés apparaît déconnecté des perspectives d'activité". Un euphémisme !

 Ludovic Dupin @LudovicDupin et Anne-Catherine Husson-Traore, @AC_HT, Directrice générale de Novethic

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