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Marchés financiers et économie sur une ligne de crête, selon CPR AM
Boursorama19/09/2019 à 17:06

Guerre commerciale, ralentissement économique, banques centrales ... pour l'instant l'économie mondiale résiste, mais les risques de dérapage sont nombreux, selon la société de gestion CPR AM (Crédits photo : - G. Crescoli )

Guerre commerciale, ralentissement économique généralisé, soutien des banques centrales ... pour l'instant l'économie mondiale résiste à la fin de cycle, mais les risques de dérapage sont nombreux. La société de gestion CPR Asset Management a détaillé dans un récent point presse ses différents scénarios pour les marchés.

Et si la guerre commerciale était partie pour durer ? Loin de s'apaiser, l'escalade s'est poursuivie cet été dans le conflit opposant les deux premières puissances économiques mondiales et cela ne devrait pas aller en s'arrangeant. Après le 15 décembre, la quasi-totalité des échanges commerciaux entre les deux pays (environ 700 milliards de dollars de biens) sera surtaxée par l'un ou l'autre des protagonistes, rappelle CPR AM.  Impossible dès lors d'anticiper l'issue de ce face-à-face. Pis encore, «la question de la transition vers un conflit d'un autre ordre reste entière», ajoute Bastien Drut, stratégiste senior au sein de la société de gestion.

Guerre commerciale : catalyseur de la fin du cycle aux Etats-Unis

Cette surenchère dans la hausse des droits de douane impacte d'ores et déjà le commerce mondial, qui s'est contracté de 1,4% en glissement annuel en juin, le plus mauvais chiffre depuis 2009. 

Aux Etats-Unis, ce bras de fer pèse sur la confiance des ménages et des entreprises, qui se montrent beaucoup plus hésitantes sur leurs programmes d'investissement.  Pour le stratégiste, «cette guerre commerciale sert de catalyseur de la fin du cycle, en pesant significativement sur la confiance des entreprises».

Une conjoncture mondiale qui se dégrade 

Une perte de confiance qui commence à se traduire dans les chiffres. Aux Etats-Unis, l'ISM manufacturier est ainsi passé sous la barre des 50 points en août, tandis que la composante des nouvelles commandes à l'exportation a chuté à son plus niveau depuis 2009. Même le marché du travail américain, d'habitude très vigoureux, subit un coup de frein. En témoigne le ralentissement des créations d'emplois depuis mars dernier. Ailleurs dans le monde, la Chine et l'Europe voient leur économie ralentir. L'Allemagne, le moteur de la zone euro, n'est plus qu'à un cheveu de la récession, ce qui a poussé l'OCDE à revoir à la baisse (à 1%) ses prévisions de croissance pour le vieux continent pour 2019 et 2020. 

Les banques centrales sous intense pression 

Alors que les inquiétudes au sujet de l'économie mondiale s'intensifient et que le regain de tensions commerciales vient aggraver la situation en pesant sur la confiance, les banques centrales se retrouvent dos au mur. 

Faute de relance budgétaire et en l'absence d'inflation, le soutien à l'économie mondiale ne peut passer que par des politiques monétaires ultra-accommodantes. La Banque centrale européenne a donc fait feu de tout bois pour tenter de relancer la croissance du Vieux continent. A commencer par une baisse de 10 points de base du taux de dépôt, qui se retrouve à -0,5%, mouvement qui s'accompagne d'un plan de rachats d'actifs de 20 milliards d'euros par mois. Pour quel résultat ? De fait, de nombreux experts doutent de l'utilité d'une telle politique.  Pour CPR AM, «le retour au QE (quantitative easing) exercera une pression baissière supplémentaire sur les taux, dont les rendements sont déjà au plancher».

La Réserve fédérale est confrontée au même dilemme, la pression politique en plus. Englué dans son bras de fer commercial, «Donald Trump a fait de l'assouplissement monétaire une possible planche de salut». L'institution américaine a donc emboité le pas à sa consœur européenne en procédant à une seconde baisse de 25 points de base de son taux directeur en septembre après celle de juillet.  

Or pour CPR AM, la baisse des taux est «un mauvais outil pour contrer l'impact de l'escalade des tensions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis. Mais la Fed ne peut pas s'en passer si l'investissement des entreprises continue de faiblir». 

Un consensus encore trop optimiste 

Ralentissement économique oblige, les prévisions de croissance des bénéfices des sociétés cotées en 2019 ont été divisées par plus de deux dans le monde en l'espace de six mois, passant ainsi de 7 à 4% et de 8 à 3% aux États-Unis. 

«Pourtant, le marché continue de monter malgré des marges qui s'érodent et des valorisations tendues», explique Malik Haddouk, directeur de la gestion diversifiée.
Sur l'année en cours, «les valorisations des principaux indices actions se situent sur leur moyenne historique avec un marché américain qui se traite sur des niveaux de ratio prix/bénéfice (PER) de 20,3 fois pour 2019, en hausse de plus de 3 points par rapport à fin 2018. De plus, après des mois de baisse, les perspectives de marges des entreprises américaines semblent se stabiliser, soutenant les perspectives de bénéfices par action et les cours boursiers des sociétés du S&P 500. 

Selon le directeur de la gestion diversifiée, «les investisseurs semblent se projeter sur 2020 et ignorer 2019». Et pour 2020, le consensus des analystes prévoit une nouvelle accélération, proche de 10%, qui paraît difficile à atteindre, selon le gérant, d'autant que « les marges des entreprises sont sous pression et que les ratios de valorisation sont repassés au-dessus de leur moyenne de long terme». 

Dans son scénario central sur les trois prochains mois, CPR AM anticipe une baisse de 5% des marchés actions aux Etats-Unis et en zone euro, consolidation qui pourrait aller jusqu'à 12,5% si les banques centrales déçoivent les attentes des investisseurs... ce qui n'est pas le cas pour l'instant.

Fl (redaction@boursorama.fr) 

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