Marché: la Fed laisse les investisseurs dans l'expectative
information fournie par Zonebourse 19/06/2025 à 08:31
Vers 8h15, le contrat à terme sur l'indice CAC 40 - livraison juin - lâche 41 points à 7608 points, annonçant une ouverture en territoire négatif, dans le sillage des deux derniers jours.
A l'issue de sa réunion stratégique qui s'est clôturée mercredi soir, la Fed a laissé ses taux inchangés et n'a fourni aucune indication claire au sujet de l'imminence d'une prochaine baisse des ses taux.
La banque centrale a toutefois dressé un tableau plus pessimiste de la conjoncture américaine en remontant ses prévisions d'inflation et de chômage et en révisant à la baisse ses perspectives de croissance.
'La Fed continue de jouer la montre', ont réagi les économistes de Commerzbank après son communiqué.
'Elle continue de prévoir deux baisses de taux cette année, mais résiste toujours aux pressions lui enjoignant de réduire le loyer de l'argent de manière plus rapide et agressive', souligne la banque allemande.
Sans surprise, ce quatrième 'statu quo' consécutif a fait enrager Donald Trump, qui martèle qu'il n'y a selon lui 'pas d'inflation' aux Etats-Unis, ce qui fait selon lui de Jerome Powell une 'personne stupide' et 'politisée'.
La Bourse de New York a fini sans direction mercredi, le communiqué de la Fed ayant causé une légère déception dans un contexte d'incertitudes commerciales et géopolitiques croissantes.
Au coup de cloche final, le Dow Jones cédait 0,1% tandis que le Nasdaq progressait de 0,1%.
Wall Street sera close aujourd'hui pour 'Juneteenth', la journée célébrant l'abolition de l'esclavage aux Etats-Unis, ce qui signifie que les volumes d'échange pourraient demeurer relativement limités.
Les investisseurs attendent cependant les décisions de la Banque nationale suisse (BNS), qui devrait ramener son principal taux d'intérêt à 0%, puis de la Banque d'Angleterre (BoE) qui devrait elle opter pour une pause.
Parallèlement, l'incertitude géopolitique continue de planer sur les marchés et les contradictions concernant une éventuelle intervention des Etats-Unis dans le conflit israélo-iranien devraient inciter à la prudence.
Donald Trump a entretenu ce climat de flou hier en déclarant depuis la Maison Blanche: 'Je pourrais le faire. Je pourrais ne pas le faire. Je veux dire, personne ne sait ce que je vais faire'.
Le président américain a néanmoins ajouté que 'la semaine prochaine serait très importante' pour déterminer l'évolution du conflit, alimentant à la fois les craintes d'une possible escalade militaire et les espoirs d'une solution diplomatique.
En Asie, la réaction des places asiatiques aux incertitudes géopolitiques et monétaires était plus marquée qu'à New York, puisque l'indice Nikkei de la Bourse de Tokyo lâchait 0,9% en fin de séance.
Sur le marché obligataire, la décision de la Réserve fédérale de laisser ses taux inchangés n'entraîne pas beaucoup de remous au niveau des rendements, celui du papier à dix ans étant stable autour de 4,39%.
Le dollar remonte un peu face à l'euro, la monnaie unique revenant en direction de 1,1450, ce qui montre que les cambistes redoutaient un communiqué de la Fed encore plus prudent.
Les cours pétroliers repartent à la hausse dans l'attente de davantage de clarté sur les développements militaires au Proche-Orient. Le Brent progresse ce matin de 0,2% à 76,8 dollars le baril, tandis que le brut léger américain (WTI) gagne 0,2% à 75,4 dollars.
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