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Macron reçoit Netanyahu en plein regain de tensions au Proche-Orient
information fournie par Reuters08/12/2017 à 15:28

    * Quatre jours après la décision de Trump sur Jérusalem 
    * Macron juge l'annonce contraire au droit international 
    * La France soutient à la solution à deux Etats 
 
    PARIS, 8 décembre (Reuters) - Emmanuel Macron, qui reçoit 
dimanche à Paris le Premier ministre israélien Benjamin 
Netanyahu, devrait insister sur l'importance de poursuivre la 
solution à deux Etats, après l'onde de choc de la décision 
américaine sur le statut de Jérusalem.  
    Le chef du gouvernement israélien, qui s'est félicité de la 
décision "historique" de Donald Trump de reconnaître Jérusalem 
comme la capitale de l'Etat hébreu, est attendu à l'Elysée à 
14h00, à la veille d'un entretien informel à Bruxelles avec les 
ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne.  
    La dernière rencontre entre Emmanuel Macron et Benjamin 
Netanyahu à Paris remonte au 16 juillet, à l'occasion de la 
commémoration de la rafle du Vel'd'Hiv de 1942 lors de laquelle 
les deux dirigeants avaient multiplié les gestes d'amitié.  
    "Ce que nous attendons de Benjamin Netanyahu, c'est qu'il 
réitère l'engagement qu'il avait pris de travailler pour la 
solution à deux Etats et d'ouvrir les négociations et de 
rechercher un accord aux conditions qui sont connues et 
internationalement agréés", souligne un diplomate français.    
    Entérinée par l'Onu, soutenue par l'Union européenne et une 
majorité de pays arabes, la solution dite "à deux Etats" prévoit 
la coexistence pacifique d'Israël et de la Palestine dans les 
frontières de 1967 et avec Jérusalem comme capitale commune. 
    Fragilisée ces dernières années par la colonisation en 
Cisjordanie, cette solution a également été ébranlée par la 
ligne du nouveau président américain, en rupture avec celle de 
ses prédécesseurs qui la considéraient comme la "seule voie 
possible" pour la paix.        
    Un mois après son arrivée au pouvoir, Donald Trump faisait 
savoir qu'il n'était pas arc-bouté sur cette solution à deux 
Etats et qu'il regardait également la solution à "un Etat". 
    Sa décision - attendue - de reconnaître Jérusalem comme la 
capitale de l'Etat hébreu et d'y transférer l'ambassade 
américaine a porté un nouveau coup à cette option, considérée 
depuis plusieurs années comme morte par certains observateurs. 
     
    QUI POUR SUCCÉDER AUX ETATS-UNIS?  
    Condamnée par une grande partie de la communauté 
internationale, la décision de Donald Trump rebat également les 
cartes du jeu diplomatique et de la médiation dans le conflit 
israélo-palestinien. 
    Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a 
estimé que le président américain avait signé "une déclaration 
de retrait des Etats-Unis dans le rôle qu'ils ont joué ces 
dernières décennies".  
    "Cette initiative (américaine) ne permet pas d'engager un 
processus de paix", a abondé vendredi le chef de la diplomatie 
française Jean-Yves Le Drian, sur France Inter. "Les Etats-Unis 
qui, jusqu'à présent, avaient pu avoir un rôle de médiation dans 
ce conflit israélo-palestinien, aujourd'hui s'en sont un peu 
exclus". 
    La France "peut agir mais ne peut agir seule donc il faut 
trouver les médiations nécessaires" pour faire en sorte que le 
calme revienne et que s'engage un processus de négociation, 
a-t-il ajouté.   
    La France sait que la tache ne sera pas aisée. Sous le 
quinquennat de François Hollande, une initiative française 
lancée sous l'impulsion de Laurent Fabius et visant à raviver un 
processus de paix moribond, s'était soldée par un échec.      
    Hasard du calendrier, la décision américaine survient un an 
après la conférence sur la paix organisée en janvier 2017 à 
Paris à l'issue de laquelle les quelque 70 participants avaient 
réaffirmé leur attachement à la solution à deux Etats, avec 
Jérusalem comme capitale commune.   
    L'influence de l'Union européenne - partenaire commercial 
d'Israël et premier donateur en faveur des Palestiniens - a elle 
pâti des divisions au sein des Etats membres, comme l'a illustré 
la position de la République Tchèque sur la décision américaine. 
  
 
 (Marine Pennetier, avec John Irish, édité par Yves Clarisse) 
 

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