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Londres compte infliger une amende de £500.000 à Facebook
information fournie par Reuters 11/07/2018 à 12:59

 (Actualisé avec détails)
    LONDRES, 11 juillet (Reuters) - La régulatrice britannique
de l'information a annoncé mercredi son intention d'infliger une
amende de 500.000 livres (565.000 euros) à Facebook  FB.O  pour
violation de la loi sur la protection des données à la suite du
scandale Cambridge Analytica.
    Le réseau social est sous le coup de plusieurs enquêtes
concernant le détournement des données personnelles de quelque
87 millions d'utilisateurs par la société de marketing politique
Cambridge Analytica et son PDG, Mark Zuckerberg, a été récemment
auditionné par des parlementaires américains et européens.
 
    Elizabeth Denham, la commissaire britannique à
l'information, a déclaré que Facebook avait enfreint la loi par
son incapacité à protéger les informations des utilisateurs et
n'avait pas été transparent sur la manière dont les données ont
été récoltées par des tiers sur sa plate-forme.
    "Les nouvelles technologies qui utilisent l'analyse de
données pour cibler les personnes donnent la possibilité aux
sociétés de marketing politique de toucher des électeurs
individuels. Mais cela ne peut se faire au détriment de la
transparence, de l'équité et du respect de la loi",
déclare-t-elle dans un communiqué. 
    L'amende de 500.000 livres est le maximum autorisé par la
loi britannique sur la protection des données. Mais celle-ci a
été remplacée en mai par le règlement de l'Union européenne sur
la protection des données personnelles (RGPD) qui expose les
entreprises à des amendes pouvant représenter jusqu'à 4% de leur
chiffre d'affaires annuel. 
    Facebook a réalisé l'an dernier un chiffre d'affaires total
d'un peu plus de 40 milliards de dollars (34 milliards d'euros).
    Le groupe américain, qui peut s'exprimer avant qu'une
décision finale ne soit prise, a dit examiner le rapport de
l'ICO (Information Commissioner's Office) et ajouté qu'il y
répondrait sous peu.
    "Comme nous l'avons déjà dit, nous aurions dû faire
davantage pour enquêter sur Cambridge Analytica et prendre des
mesures en 2015", a déclaré dans un communiqué Erin Egan,
directrice de la protection de la vie privée chez Facebook.
    "Nous travaillons en étroite collaboration avec le Bureau de
la commissaire à l'information concernant son enquête sur
Cambridge Analytica, tout comme nous le faisons avec les
autorités américaines et celles d'autres pays."
    Le rapport de la commissaire à l'information indique aussi
que la maison mère de Cambridge Analytica, SCL Elections, sera
poursuivie pour avoir ignoré ses demandes.
    L'ICO va en outre envoyer des lettres d'avertissement à 11
partis politiques pour les obliger à revoir leurs pratiques en
matière de protection de données.
    Cambridge Analytica a travaillé pour la campagne du
président Donald Trump en 2016 mais a nié avoir utilisé pour
cela des données personnelles d'utilisateurs de Facebook.
    La société reconnaît aussi avoir fait acte de candidature
pour assister le mouvement pro-Brexit Leave.EU lors du
référendum britannique de 2016 sur le maintien ou non dans
l'Union européenne, mais sans obtenir le marché.

 (Alistair Smout, Claude Chendjou pour le service français,
édité par Véronique Tison)
 

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