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Les perspectives 2018 des sociétés de gestion de Natixis
information fournie par H24 Finance pour Boursorama24/01/2018 à 08:30

Le retour (ou pas) de l'inflation en 2018 fait partie des préoccupations de Natixis. (crédit : Adobe Stock)

Le retour (ou pas) de l'inflation en 2018 fait partie des préoccupations de Natixis. (crédit : Adobe Stock)

Lors d’une récente conférence, les économistes et stratégistes de la banque ont livré leur vision sur l'année à venir.

Selon Laura Sarlo, analyste senior chez Loomis Sayles, les marchés financiers sont boostés par une situation très favorable : les chiffres macroéconomiques sont bons, l’inflation est basse et les banques centrales sont relativement accommodantes. Pour Philippe Waechter, directeur de la recherche économique chez Natixis AM, cette croissance très satisfaisante et de plus synchronisée entre les grandes zones vient justement des politiques des banques centrales.

Le sujet de l’inflation est sur toutes les lèvres. Elle a surpris par son manque de vigueur alors même que l’on est proche de la fin du cycle économique. Laura Sarlo ne pense pas qu’elle va revenir rapidement en Europe.

La zone n’est pas encore au plein emploi donc pas de tensions sur les salaires et donc sur les prix pour cette année. Cependant, les taux pourraient tout de même monter car l’offre d’obligations va devenir excédentaire alors que les achats massifs de la part des banques créaient jusqu’ici plus de demande que d’offre.

Interrogé sur les Etats-Unis, Philippe Waechter a souligné les chocs à venir. Tout d’abord le choc fiscal avec la réforme de Donald Trump qui devrait accroître encore un peu plus les inégalités fiscales. Cette baisse des impôts entraine un autre choc, celui-ci avec les pays tels que la Chine ou l’Europe potentiellement déstabilisés par la concurrence fiscale. Enfin, les mois à venir vont voir la banque centrale américaine, la Fed, changer de président et de directoire. La transition va-t-elle être aussi souple que les marchés l’espèrent ?

François Xavier Chauchat, économiste et membre du comité de Dorval Asset Management, n’est pas revenu sur les bonnes nouvelles de l’économie mondiale. Le consensus est positif, ce qui tranche d’ailleurs avec le sentiment eurosceptique d’il y a quelques mois. La macroéconomie  va donc très bien et les perspectives sont bonnes mais les marchés sont chers. Ce n’est pas irrationnel non plus, cette valorisation élevée est le reflet d’une économie en très bonne santé, selon l’économiste.

Ce qui fait poser plus de questions, c’est la microéconomie. Sur les profits globaux, une quinzaine de sociétés technologiques captent  une grosse partie de la croissance. Est-ce tenable ? Qu’est-ce que cela dit sur le reste des entreprises ?

Autre point de questionnement : la dynamique des marchés. Les marchés sont très optimistes. Les investisseurs ont donc des attentes élevées. L’asymétrie est négative. Quand les entreprises produisent de bons résultats cela semble normal (i.e. conforme aux attentes). Quand elles  déçoivent, les cours de Bourse dévissent.

A l’inverse, François-Xavier Chauchat trouve une asymétrie positive sur le sud de l’Europe. Les investisseurs sont toujours négatifs. Pourtant il y a encore du rattrapage à faire. C’est un thème intéressant. Les autres thématiques dignes d’intérêt pour les gérants de Dorval sont le réveil domestique du Japon au travers de sociétés de taille moyenne japonaises, la croissance et la désinflation émergente via des actions mais aussi des obligations et enfin le secteur technologique global qui reste incontournable.

François-Xavier Chauchat conclut en soulignant que la gestion de Dorval est très offensive sur les thématiques mais plus prudente sur le taux d’exposition actions. Les valorisations sont élevées.  Il faut certes capter la prospérité économique mais il faut gérer le risque au travers de la sous-pondération des actifs les moins liquides, la variation du taux d’exposition actions et la diversification des thématiques.

1 commentaire

  • 28 février09:53

    Voila ce que l'on appelle "Parler pour ne rien dire"...


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