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Les négociations salariales des banques accouchent dans la douleur
information fournie par Boursorama avec AFP 20/12/2023 à 08:12

La saison des négociations annuelles obligatoires (NAO) dans le secteur bancaire, qui touche à sa fin, se déroule dans un climat tendu entre directions et syndicats, ces derniers n'hésitant plus à brandir la menace de la grève.

( AFP / FRED TANNEAU )

( AFP / FRED TANNEAU )

C'est le cas mardi au sein du Crédit Mutuel Arkéa, l'entité regroupant les fédérations Bretagne et Sud-Ouest du Crédit Mutuel.

A l'appel de l'intersyndicale CFDT, CGT, SNB et Unsa, 21% des salariés concernés ont cessé le travail, selon un décompte du groupe. Interrogé par l'AFP, le secrétaire général de l'Unsa Guy Donatien en compte au moins le double.

La colère a également grondé cet automne parmi les salariés de BNP Paribas, appelés à faire grève le 13 octobre, parmi ceux des fonctions centrales de BPCE (hors réseaux Banques populaires et Caisses d'épargne), encouragés à quitter leur poste de travail le 21 novembre, et au sein du réseau Crédit Agricole, invité à faire de même le 6 décembre.

Ces mouvements sont rares pour le secteur bancaire, peu habitué aux piquets de grève.

Les salariés du secteur bancaire "ont un réel besoin de reconnaissance", souligne M. Donatien, après des augmentations générales ces dernières années "très loin de couvrir l'inflation", mesurée à 3,5% sur un an en France en novembre, selon les derniers chiffres de l'Insee.

- Bras de fer -

Les syndicats du Crédit Mutuel Arkéa, jugeant mardi en fin de journée dans un document commun la situation "inacceptable", ont appelé à un nouveau mouvement de grève le 23 janvier.

C'est avec la menace d'une deuxième journée d'action, brandie pour le 21 décembre, que la direction et les syndicats du réseau Crédit Agricole sont de leur côté tombés d'accord mardi, selon une source syndicale.

Dans le détail, les salariés des 39 caisses régionales et de plusieurs entités dédiées à l'informatique et à la formation ont obtenu une augmentation générale de 1.500 euros brut annuels, soit environ 3,5% de la masse salariale.

Ce chiffre est supérieur aux augmentations négociées chez la concurrence: entre 1 et 2,5% d'augmentation par exemple chez Société Générale et entre 0,5% et 2,5% au sein des Banques populaires pour les salaires allant jusqu'à 80.000 euros annuels ou encore +2,2% pour tous au sein du Crédit Mutuel Alliance fédérale avec un plancher à 1.000 euros.

Les syndicats du réseau Crédit Agricole se sont concentrés sur une augmentation pérenne à défaut d'une prime, par définition ponctuelle.

La prime de partage de la valeur (PPV ou "prime Macron"), fiscalement intéressante, a été ailleurs largement utilisée: le Crédit Mutuel Alliance fédérale a ainsi distribué 3.000 euros à chacun de ses salariés en fin d'année, Société Générale 1.200 euros et BNP Paribas 1.000 euros mais sous conditions de revenus.

- Pas de signature chez BNP Paribas -

Les enveloppes d'augmentations salariales se chiffrent en dizaines, au plus au-dessus de la centaine de millions d'euros pour chacun des établissements bancaires.

Dans le même temps le secteur vit bien, avec environ 21 milliards d'euros de bénéfice net cumulé sur les neuf premiers mois de l'année par les seuls BNP Paribas, Crédit Agricole, BPCE et Société Générale.

BNP Paribas, qui représente à elle-seule près de la moitié de cette somme, s'est par ailleurs démarquée cette année par une phase de négociations ratée entre direction et syndicats, ces derniers refusant le 24 octobre de signer les dernières propositions d'augmentation salariale.

Malgré l'absence de signature des deux organisations syndicales représentatives, les salariés du premier groupe bancaire européen ont obtenu une augmentation au 1er avril de 700 euros pour les salaires bruts jusqu'à 60.000 euros annuels et de 800 euros pour les salaires compris entre 60.000 euros et 100.000 euros.

La dernière NAO sans accord au sein de BNP Paribas était celle de 2019, à l'issue des réunions tenues en 2018.

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