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« Les marchés sont généralement prédictifs, mais cette fois ils sont à la traîne » (Carlton Sélection)

Boursorama10/02/2016 à 17:40

Daniel Gérino estime que les investisseurs ont un temps de retard en omettant de prendre en compte les facteurs susceptibles de rassurer leurs craintes cette année.

La rechute des marchés européens depuis le début du mois de février semble contredire les fondamentaux économiques qui poussent à anticiper un rebond des cours du pétrole et de bonnes surprises sur la croissance de la zone euro, affirme Daniel Gérino, président de la société de gestion Carlton Sélection.

Vous avez exprimé dernièrement l’idée que les cours du pétrole auraient atteint leur point bas en janvier, et devraient donc rebondir. Quels arguments vous poussent à penser cela ?

Daniel Gérino : La remontée des cours du pétrole s’appuie sur plusieurs facteurs. Tout d’abord, il faut s’attendre à une baisse probable de la production américaine de pétrole de schiste : on parle de 500.000 barils/jour en moins pour 2016.

La surproduction pourrait également être réduite dans les pays du Golfe alors que les prix pratiqués ne permettent plus aucun équilibre budgétaire parmi les pays producteurs : l’équilibre pour le Koweït s’établit avec un pétrole à 45 dollars/baril, et l’équilibre dans les autres pays producteurs se situe souvent entre 70 et 110 dollars/baril ! Sans compter le fait que les pays de l’OPEP produisent aujourd’hui au maximum de leurs possibilités et ne peuvent donc plus accroître la production qui pèse sur les prix. Une entente géostratégique pourrait également être trouvée entre les pays producteurs pour réduire communément leur production.

Tout ceci devrait permettre une réduction de l’écart entre l’offre et la demande, alors que la demande de pétrole continue de s’accroitre dans le monde à un rythme de +1,30% par an et que les investissements dans le secteur de la production d’énergie sont en nette contraction : -20% en 2015 et -16% prévus en 2016, de quoi rééquilibrer le marché !

Les marchés actions ont passé un mois de janvier compliqué et février a débuté de la même manière. Un célèbre proverbe boursier dit « Comme va janvier, va l’année ». Qu’en pensez-vous ?

D. G. : Je pense que nous connaissons une période de perte de repères. Au T1 2015 les marchés progressaient de façon spectaculaire avec des prévisions de croissance mondiale proches des niveaux actuels. La Chine était déjà positionnée sur un rythme de croissance proche de 7%. Dans le premier cas les marchés avaient mis leurs lunettes roses, aujourd’hui ce sont les lunettes noires.

Pourtant, rien ne justifie une telle défiance. La baisse des prix du pétrole profite à 75% des pays émergents. Elle redonne du pouvoir d’achat. Elle allège la facture pétrolière d’un grand nombre de pays. Rien qu’en France, l’économie est de 20 milliards d’euros et permet un gain de pouvoir d’achat de 2% et le passage d’un déficit commercial de -58 milliards d’euros à -40 milliards d’euros.

Je pense que nous allons connaître un scénario symétrique à celui de l’an passé avec un rebond des marchés actions qui sera sans doute important. Les marchés sont généralement prédictifs de l’activité économique et anticipent souvent les événements à venir. Il me semble que cette fois ils sont à la traîne des données macroéconomiques. Ils enregistrent les données du passé et « pricent » le pire scénario.  

Beaucoup d’analystes soulignent que les fondamentaux restent bons en zone euro, et privilégient cette région pour leurs investissements. Pourtant, étant donné que les actions européennes chutent comme partout ailleurs, la zone euro est-elle vraiment un choix judicieux ?

D. G. : Oui je le pense car les marges brutes sont confortables et en hausse (32% pour le CAC et 34% pour l’Eurostoxx 50). L’action de la BCE porte progressivement ses fruits et va se transmettre plus rapidement à présent à  l’économie (-6% de progression du crédit en 2014 et +2% en 2015). Les crédits aux entreprises et aux particuliers décollent et vont constituer un important socle de croissance.

Du côté des résultats d’entreprises, les marges sur Ebitda ont également progressé de 1.80% cette année. Le rendement des dividendes est extrêmement attractif, que ce soit sur le CAC ou l’Eurostoxx 50 (supérieurs à  4%). La zone euro a fortement besoin de réinvestir, son appareil productif vieillit et cela peut générer +0.50% de croissance supplémentaire. Le plan Junker devrait apporter 0.25% de croissance supplémentaire et la baisse des prix de l’énergie +0.30% de PIB.

Notre scénario est celui d’une convergence des taux de croissance US et Zone Euro à 2% pour 2016, les Etats-Unis par une décélération de leur croissance et la Zone Euro par une amélioration de son taux de croissance. Les actions de la zone euro seront à privilégier pour toutes ces raisons.

Les investisseurs semblent se raccrocher à l’idée que la BCE puisse encore soutenir les marchés. Mais est-ce vraiment en rachetant massivement des dettes souveraines que la BCE peut aider l’économie européenne ? Ne devrait-elle pas directement acheter des actions ?

D. G. : Nous avons un point de vue un peu particulier de cette situation. La BCE n’a pas pour objectif de stimuler la croissance ou d'agir sur le taux de chômage, contrairement à la Fed américaine. Elle doit surtout contenir l’inflation à 2% et assurer la liquidité aux banques commerciales. Cependant, les actions que nous jugeons pertinentes de la BCE auront permis certaines inflexions importantes.

Premièrement : faire baisser l’Euro. Cela a mollement aidé à la croissance car l’élasticité à la baisse de l’euro n’est aussi bonne que l’on pense.

Deuxièmement : remettre des liquidités dans le circuit économique. Problème : le marché européen est fortement intermédié (70%) par les banques qui souffrent des règles de Bâle 3 pour relancer pleinement le crédit.

Troisièmement : rendre artificiellement bas le niveau des taux d’intérêt sur la dette, notamment gouvernementale. Cela n’est pas négligeable car elle permet ainsi de faire bénéficier aux agents économiques de taux extrêmement bas, ce qui facilite la rentabilité de tout nouvel investissement. Mais cela a aussi une importante vertu, celle d’abaisser le taux de la dette d’Etat. Ainsi en zone euro en 2000, la dette publique représentait 68% du PIB et le paiement des intérêts représentait  3.50% du PIB Aujourd’hui elle représente 92% du PIB et son taux n’est plus que de 2% soit un flux d’intérêt de 1.84%. Aujourd’hui l’urgence est de réduire le fardeau de la dette par une baisse continue de ses taux d’intérêts : en zone euro le poids de la dette privée (ménages et entreprises) est à 160% du PIB de la zone euro.

La BCE ne peut intervenir sur les actions car cela n’est pas possible statutairement même si elle acquière aujourd’hui des titres obligataires sur les fonds d’Etat avec obligation de bonne qualité. Son action serait sans doute plus efficace si elle achetait des créances à l’économie comme aux États-Unis mais le marchés des ABS (Asset Back Securities) est trop étroit (380 milliards d’euros) pour avoir un quelconque impact sur le redémarrage du crédit. Cette ouverture sur l’achat de titres a déjà était difficilement négocié avec une Allemagne particulièrement rétive (à tort de notre point de vue) à ce type d’opération.

Sur les marchés actions, quels sont vos secteurs privilégiés pour le reste de l’année chez Carlton Sélection ?

D. G. : Nous privilégions les valeurs liées aux secteurs de l’énergie, du fait de la forte probabilité d’un rebond du baril et d’une forte progression du segment parapétrolier, ainsi que les foncières cotées, le secteur de la consommation et des biens d’équipement ménager et enfin le secteur bancaire fortement déprécié.

Propos recueillis par Xavier Bargue


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