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Les marchés financiers mondiaux saluent la victoire démocrate aux "midterms"
information fournie par AFP 04/11/2026 à 16:07

Les marchés mondiaux saluent mercredi la victoire sans appel des démocrates aux élections de mi-mandat américaines, les investisseurs pariant sur moins de dépenses publiques aux Etats-Unis, ce qui fait reculer les taux d'emprunt des grandes économies.

"La victoire des démocrates signifie le retour à une gouvernance divisée à Washington", commentent les analystes de Schroders. Or, "cette situation est historiquement favorable aux marchés, car un blocage institutionnel limite les dépenses publiques".

Par ailleurs, "le nouveau Congrès pourrait user de son influence sur les dépenses pour contester tout financement militaire supplémentaire et accentuer la pression en faveur d'une solution diplomatique" au sujet de la guerre en Iran, note Ipek Ozkardeskaya, analyste pour Swissquote Bank.

A New York, dans les premiers échanges après l'ouverture, le S&P 500 gagnait 1,69 % et le Nasdaq, dominé par les valeurs technologiques, 2,07 %. Le Dow Jones, et ses entreprises plus traditionnelles, prenait 2,39 %.

L'indice Stoxx 600, qui regroupe les 600 plus grandes capitalisations européennes, avançait nettement de 1,87 %. Paris gagnait 2,21 %, Francfort 2,24 %, Milan 2,58 % et Londres 1,81 %.

Détente des taux d'emprunt

Les démocrates ont enregistré mardi une victoire sans appel, avec une majorité acquise dans les deux chambres du Congrès, lors d'élections qui ont tourné au désastre pour Donald Trump et les républicains.

La nouvelle a provoqué une chute des taux d'emprunt des grandes économies mondiales, à commencer par celui des Etats-Unis. Vers 14H40 GMT, le rendement à dix ans américain baissait à 4,92 %, contre 4,96 % la veille en clôture.

Ce mouvement a gagné l'Europe: le taux de la dette française, très scrutée depuis plusieurs semaines en raison des blocages budgétaires et des incertitudes politiques hexagonales, reculait nettement à 4,85 %, contre 4,95 % la veille.

Son équivalent allemand, référence sur le continent, était à 3,30 %, contre 3,33 %, l'italien à 4,37 %, contre 4,46 %. Hors zone euro, le taux d'emprunt à dix ans du Royaume-Uni baissait à 5,18 %, contre 5,26 % la veille.

Avec "une probabilité bien plus faible de nouveaux plans de dépenses massifs", les marchés espèrent "un regain d'espoir d'assainissement budgétaire", commente Florian Ielpo, responsable de la recherche macroéconomique chez Lombard Odier IM.

Le pétrole recule

La perspective d'une amélioration sur le front de la guerre au Moyen-Orient, qui provoque depuis plusieurs mois une hausse du pétrole et de l'inflation faisant flamber les taux d'emprunt, explique aussi ce mouvement d'optimisme.

Vers 14H40 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord, référence mondiale, cédait 2,97 %, à 100,52 dollars, et celui de WTI américain 2,96 %, à 93,25 dollars.

Les valeurs de la défense étaient également sanctionnées. Le français Thales cédait 1,37 %, et le suédois Saab de 1,52 %. Le britannique BAE Systems perdait 1,54 % et l'espagnol Indra 3,93 %.

Le dollar pâtissait en revanche du scrutin, car moins de dépense publique "pourrait entraîner une croissance plus lente que prévu, surtout si l'essor de l'IA ralentit", juge Ipek Ozkardeskaya. L'euro prenait 0,58 % face au billet vert, à 1,1259 dollar.

L'or, valeur refuge, gagnait 2,67 %, à 4.034 dollars l'once, et l'argent 4,31 %, à 52,94 dollars.

L'IA grande perdante

"La principale crainte des marchés est que la réglementation en matière d'IA puisse se durcir et que le développement des infrastructures d'IA puisse ralentir", selon Thomas Hempell, chef de recherche macroéconomique chez Generali.

Les entreprises de semi-conducteurs et de puces électroniques, principales bénéficiaires des importants investissements des géants de la tech pour développer cette technologie, reculaient, à l'image de Micron (-3,36%), Broadcom (-1,31%) et Nvidia (-1,61%) à New York.

En Europe, STMicroelectronics cédait 2,50 %, Infineon 2,08 %, BE Semiconductor Industries 2,51 %, ASML 3,36 %, ASM International 4,58 %.

Les valeurs des énergies renouvelables profitaient de la défaite des républicains, qui leur sont hostiles. Le danois Vestas, numéro un mondial des éoliennes, prenait 2,96 %, Orsted 4,68 %, Nordex 6,21 %, l'espagnol EDP Renewables 3,75 %, et l'allemand RWE 0,60 %.

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