Aller au contenu principal
Fermer

Les États-Unis demandent l'arrêt immédiat des déportations de civils ukrainiens vers la Russie
information fournie par Reuters 14/07/2022 à 10:54

WASHINGTON, 14 juillet (Reuters) - Les États-Unis ont appelé la Russie à libérer immédiatement les Ukrainiens forcés de quitter leur pays et à autoriser la présence d'observateurs extérieurs, évoquant des informations selon lesquelles Moscou proposerait des enfants ukrainiens à l'adoption et en ferait "disparaître" des milliers d'autres.

"Le transfert et la déportation illégaux de personnes protégées constituent une grave violation de la quatrième Convention de Genève sur la protection des civils et un crime de guerre", a déclaré mercredi le secrétaire d'État américain Antony Blinken.

Dans une déclaration, Blinken évoque des témoignages indiquant que Moscou "séparait délibérément des enfants ukrainiens de leurs parents et enlevait d'autres dans des orphelinats avant de les faire adopter en Russie", et " détenait ou faisait disparaître des milliers de civils ukrainiens qui ne qui ne répondaient pas aux critères de "filtration".

Les autorités ukrainiennes ont accusé la Russie d'expulser des centaines de milliers de personnes des régions d'Ukraine occupées par la Russie et de les forcer à se rendre dans des "camps de filtration", et ont demandé l'aide de la Croix-Rouge.

Selon l'ambassade de Russie aux États-Unis, les remarques de Washington constituent une tentative pour alimenter la "russophobie".

"La tentative de Washington de vilipender les forces armées de la Fédération russe est apparemment liée au mécontentement face au succès d'une opération militaire spéciale", a déclaré l'ambassade de Russie dans un message sur Facebook.

Ella a souligné que les couloirs humanitaires étaient également opérationnels dans la région, ajoutant que "les déclarations concernant la confiscation forcée des passeports ukrainiens sont de la désinformation occidentale de mauvaise qualité".

Les Conventions de Genève de 1949, qui établissent les normes juridiques internationales en matière de traitement humanitaire dans les conflits, interdisent les transferts forcés massifs de civils pendant un conflit vers le territoire de la puissance occupante, les qualifiant de crime de guerre.

"Des estimations provenant de diverses sources, dont le gouvernement russe, indiquent que les autorités russes ont interrogé, détenu et déporté de force entre 900.000 et 1,6 million de citoyens ukrainiens, dont 260.000 enfants, de chez eux vers la Russie - souvent vers des régions isolées de l'Extrême-Orient", a déclaré Antony Blinken avant une conférence prévue jeudi sur la "responsabilité" dans le conflit en cours.

Moscou, qui a envahi l'Ukraine le 24 février, a nié avoir délibérément ciblé des civils.

(Reportage Susan Heavey et Akriti Sharma; version française Dagmarah Mackos, édité par Kate Entringer)

0 commentaire

Signaler le commentaire

Fermer

A lire aussi

  • Des panaches de fumée après des frappes aériennes israéliennes au sud de Beyrouth, le 11 mars 2026 ( AFP / - )
    information fournie par AFP 12.03.2026 00:25 

    L'Iran a assuré mercredi être prêt pour une guerre longue, douze jours après le début des attaques américano-israéliennes, quand Donald Trump s'est dit déterminé à "finir le boulot". Ce conflit régionalisé menace l'approvisionnement en pétrole de l'économie mondiale, ... Lire la suite

  • Wall Street en ordre dispersé mercredi
    information fournie par Reuters 11.03.2026 23:50 

    par Stephen Culp La Bourse de New York a fini ‌en ordre dispersé mercredi, seul le Nasdaq enregistrant une légère hausse, alors que les investisseurs s'inquiétaient de l'intensification des hostilités au Moyen-Orient ​et des répercussions de la guerre, faisant ... Lire la suite

  • Un combattant du groupe armé M23 monte la garde le 11 mars 2026, à Goma, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), devant une maison où une employée de l'ONU a été tuée dans la nuit par une frappe de drone ( AFP / Jospin Mwisha )
    information fournie par AFP 11.03.2026 23:38 

    Une employée humanitaire française de l'Unicef a été tuée par une frappe de drone non revendiquée à Goma, grande ville de l'est de la République démocratique du Congo (RDC), aux mains du groupe antigouvernemental M23 depuis janvier 2025. "Nous sommes, à l'Unicef, ... Lire la suite

  • Image satellite, prise le 4 mars 2026 par Planet Labs PBC, montrant une école de Minab, en Iran, après un bombardement présumé le 28 février au premier jour de la guerre au Moyen-Orient ( 2026 Planet Labs PBC / - )
    information fournie par AFP 11.03.2026 23:14 

    L'Iran a accusé les Etats-Unis et Israël d'avoir bombardé une école. Donald Trump a d'abord essayé de rejeter la responsabilité sur Téhéran avant de faire en partie machine arrière, Israël niant tout lien avec la frappe. Selon les autorités iraniennes, l'explosion ... Lire la suite

Mes listes

Cette liste ne contient aucune valeur.
Chargement...