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Les États-Unis annoncent avoir conclu un accord sur l'énergie nucléaire avec l'Arabie saoudite
information fournie par Reuters 23/07/2026 à 00:11
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((Traduction automatisée par Reuters à l'aide de l'apprentissage automatique et de l'IA générative, veuillez vous référer à l'avertissement suivant: https://bit.ly/rtrsauto)) (Ajout d'informations sur l'étude de faisabilité et le rythme de la construction des centrales nucléaires, paragraphe 10; commentaire du sénateur Risch, dernier paragraphe)

* Le Congrès dispose désormais de 90 jours de session pour s'opposer à l'accord avant que celui-ci n'entre en vigueur

* L'accord ne prévoit pas le protocole additionnel de l'AIEA relatif aux inspections inopinées approfondies

* Il autorise l'Arabie saoudite à enrichir de l'uranium et à retraiter des déchets nucléaires

par Timothy Gardner

Les États-Unis et l'Arabie saoudite ont conclu un accord historique sur l'énergie nucléaire civile, a annoncé mercredi le ministère américain de l'Énergie. Cet accord autorise le royaume à construire des réacteurs nucléaires à l'aide de technologies américaines et à enrichir de l'uranium.

Un accord sur le nucléaire civil avec l’Arabie saoudite était en préparation depuis des années, tant sous la première administration du président Donald Trump que sous celle de l’ancien président Joe Biden.

Aucun accord n’avait toutefois abouti jusqu’à présent, en partie en raison des mises en garde des groupes de lutte contre la prolifération, qui affirment qu’il pourrait offrir à l’Arabie saoudite une voie vers le développement d’une arme nucléaire.

Contrairement au plan de Joe Biden, l’accord actuel ne comprend pas de « protocole additionnel » permettant à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) des Nations unies de mener des inspections inopinées et intrusives.

Cet accord permettrait également à l’Arabie saoudite d’enrichir

de l’uranium et de retraiter des déchets nucléaires, deux activités pouvant mener à la fabrication d’une arme nucléaire. Les Émirats arabes unis avaient accepté de renoncer à ces deux activités lorsqu’ils avaient signé un accord similaire avec les États-Unis en 2009.

Le secrétaire américain à l’Énergie, Chris Wright, et son homologue, le prince Abdulaziz bin Salman, ont signé ce pacte, connu sous le nom d’« accord 123 », ainsi qu’un accord bilatéral de garanties, a indiqué le ministère américain de l’Énergie dans un communiqué.

L’administration a précisé que cet accord respectait également les dispositions en matière de non-prolifération prévues par la loi américaine sur l’énergie atomique, qui comptent parmi les plus strictes au monde. L’Arabie saoudite affirme depuis longtemps que si elle ne s’associe pas aux États-Unis, elle pourrait s’associer à la Chine ou à la Russie, qui appliquent des normes différentes en matière de prolifération.

Le ministère de l’Énergie a précisé que l’accord allait désormais être soumis au Congrès. À moins que le Congrès ne recueille suffisamment de voix pour s’opposer à l’accord dans un délai de 90 jours de session, celui-ci entrera en vigueur. Il faudrait toutefois une majorité des deux tiers pour passer outre un veto présidentiel.

Certains experts nucléaires ont appelé les législateurs à rejeter l’accord.

“Nous exhortons tous les membres du Congrès, tous bords confondus, à prendre conscience des risques et à exercer leur pouvoir pour rejeter ou modifier l’accord nucléaire proposé par Trump avec l’Arabie saoudite, afin de ne pas ouvrir encore davantage la voie à la prolifération nucléaire au Moyen-Orient”, a déclaré Kelsey Davenport, directrice des politiques de non-prolifération à l’Arms Control Association.

Cet accord d’une durée d’environ 30 ans portant sur la construction de réacteurs AP1000, d’une valeur de plusieurs dizaines de milliards de dollars, profiterait à Westinghouse, détenue conjointement par la société canadienne Cameco CCO.TO et Brookfield Asset Management BAM.N .

“CELA NOUS RENDRA TOUS MOINS SÛRS”

Une source du secteur a indiqué que l’accord nécessite une étude de faisabilité sur l’utilisation de la technologie américaine en Arabie saoudite. Compte tenu de cette étude et de la lenteur de la construction des centrales nucléaires et des installations d’enrichissement d’uranium, la mise en place de l’infrastructure pourrait prendre de nombreuses années.

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a répété à plusieurs reprises qu’il ne souhaitait pas que le royaume se dote de l’arme nucléaire, mais qu’il le ferait si l’Iran en faisait autant, ce qui suscite des inquiétudes quant à une éventuelle prolifération. Plusieurs législateurs démocrates ont averti que cet accord pourrait déclencher une course aux armements au Moyen-Orient alors que la guerre américano-israélienne contre l’Iran se poursuit.

“Ils permettent à l’Arabie saoudite, une nation belliqueuse et autoritaire, de développer des technologies d’armes nucléaires tout en déclenchant une guerre contre l’Iran sous prétexte d’empêcher la fabrication d’une bombe nucléaire iranienne”, a déclaré le sénateur démocrate Edward Markey. “Cet accord compromettrait la sécurité de nous tous.”

Le sénateur Jim Risch, républicain, a déclaré qu’il partageait l’avis du prince héritier du royaume selon lequel cet accord serait bénéfique pour les deux pays.

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