Ces derniers mois, la société de gestion américaine BlackRock a été contestée sur le processus de rémunération de ses dirigeants . Plus précisément sur le mode de détermination des primes annuelles, et sur la double fonction de président et directeur général de Larry Fink, son cofondateur. Cette dernière a été remise en cause par une résolution de l’activiste BlueBell . La rémunération des dirigeants a néanmoins été votée et la résolution de BlueBell rejetée lors de l’assemblée générale de BlackRock le 15 mai dernier.
Le gestionnaire américain doit désormais faire face au hedge fund spécialisé sur la dette Saba Capital Management. Le fondateur et directeur général de Saba Capital, Boaz Weinstein, a adressé, jeudi 30 mai, une lettre à l’intention des actionnaires de dix fonds fermés de BlackRock dont il est le principal investisseur. Le hedge fund a désigné des directeurs indépendants pour que ceux-ci se fassent élire aux conseils d’administration des trusts concernés lors des prochaines assemblées générales annuelles de ces dix fonds fermés.
Intérêts personnels
Boaz Weinstein accuse « BlackRock et ses administrateurs triés sur le volet » de faire passer leurs intérêts personnels en premier et juge qu’ils doivent être remplacés. Saba Capital remet même en cause la gestion du portefeuille de ces dix trusts par BlackRock par le biais d’une résolution demandant la fin de l’accord de délégation de gestion à BlackRock. Le hedge fund affirme que le gestionnaire ne produit « aucun rendement ou presque » dans les dix fonds fermés concernés.
De son côté, BlackRock répond que Saba Capital « utilise le voile de la gouvernance pour perturber les objectifs et les stratégies d’investissement des fonds fermés en imposant des changements qui l’enrichissent aux dépens des actionnaires de long terme » .
Adrien Paredes-Vanheule
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