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Le début d'une longue période baissière pour les marchés ?
H24 Finance pour Boursorama20/12/2018 à 08:49

Cette fin programmée des politiques de Quantitative Easing à travers le monde marque le début d'une nouvelle ère, où le robinet du "crédit facile". (crédit : Adobe Stock)

Les politiques menées par les banques centrales depuis la crise financière de 2008 ont nourri la plus longue période haussière de l'histoire et créé les conditions d'une ère de croissance économique stable. Les taux d'intérêt ont été conduits à des niveaux très bas et l'assouplissement quantitatif (quantitative easing, QE) a assuré un afflux d'argent dans le système.

En conséquence, les rendements ont été réguliers et rassurants alors que les ratios dette / PIB augmentaient dans le monde entier.

Mais l'ère de la liquidité abondante a désormais pris fin et, alors que la Réserve fédérale (Fed) procède à une normalisation monétaire depuis près d'un an,  la Banque centrale européenne (BCE) a confirmé la semaine dernière qu'elle mettrait à son tour un terme à son programme d'assouplissement quantitatif dès ce mois-ci.

2018 : le point d'inflexion

Cette fin programmée des politiques de Quantitative Easing à travers le monde marque le début d'une nouvelle ère, où le robinet du "crédit facile", généreusement ouvert par les banques centrales, se tarit. « L'horizon s'obscurcit pour les investisseurs, qui fin novembre, avaient déjà retiré la somme record de 65,3 milliards de dollars des fonds obligataires spécialisés dans les obligations à haut rendement (high yield) et 25 milliards des fonds investis dans les obligations d'entreprises de meilleure signature (investment grade) » commente Didier Le Menestrel, Président de La Financière de l'Echiquier. Par ailleurs, les indices de crédit termineront probablement l'année en territoire négatif avec une ampleur inédite depuis 2008.

Après 10 ans de politique monétaire laxiste, 2018 a donc marqué un point d'inflexion. Et ce changement d'ère est en train de bouleverser les marchés financiers. Après une expansion massive, le bilan des grandes banques centrales est en train de se stabiliser. Le recalibrage des achats nets de la BCE à 30 milliards d'euros par mois et la réduction du bilan de la Fed ont marqué le début du retrait des liquidités. « Les conditions financières se sont détériorées et les nuages s'amoncellent sur l'économie mondiale. La fin du quantitative easing s'avère être un exercice périlleux ! » prévient Nicolas Forest, Directeur de la gestion obligataire chez Candriam.

L'expert considère que la performance des actifs obligataires ne sortira pas indemne de cette normalisation monétaire car d'une part, la demande en titres obligataires sera moins soutenue et d'autre part l'offre sera plus abondante. « Le financement des déficits publics et le mur de maturités (c'est-à-dire l'arrivée à maturité de nombreuses émissions) pèsera sur l'offre de papiers alors que les achats des banques centrales seront nettement plus faibles. Ceci conduira à davantage de volatilité notamment sur les obligations d'entreprise, mais aussi à l'émergence d'un risque de liquidité » poursuit Nicolas Forest.

Les marchés peuvent-ils "vivre" sans QE ?

La question de savoir s'il est réellement possible de sortir des dix précédentes années de relance sans provoquer la prochaine crise financière reste ouverte. Nous saurons bientôt si l'assouplissement quantitatif est de facto le nouvel instrument de politique monétaire des banques centrales, qui sera privilégié à l'avenir. « Cependant, si l'assouplissement quantitatif révèle le caractère non viable de cette dépendance à l'endettement, nous finirons par nous rendre compte que nous n'avons rien appris » regrette Rajesh Shant, Gérant Actions Internationales chez Newton Investment Management (BNY Mellon IM) qui estime qu'il s'agit du résultat le plus probable.

« Déjà cette année, tout un opéra de canaris (signes avant-coureurs d'une catastrophe) a commencé à chanter dans la mine de charbon financière » alerte-t-il en faisant référence aux conditions de marché difficiles auxquelles sont confrontés de nombreux fonds à faible volatilité ou à l'instabilité économique que l'on observe aujourd'hui en Turquie et en Argentine.

Ainsi, les gérants de fortune doivent aujourd'hui protéger les actifs de leurs clients en mettant en œuvre une gestion cohérente, prudente et renforcée des risques dans leurs portefeuilles d'investissement selon Stéphane Monier, Responsable des investissements chez Lombard Odier. « Nous faisons face aux défis propres à un cycle économique avancé. Bien entendu, les dernières phases du cycle d'expansion peuvent générer des mois, voire des années de rendements solides, mais une gestion prudente des risques, et en particulier du risque de liquidité est désormais de mise »  explique-t-il.

8 commentaires

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  • kozlow67
    03 janvier12:18

    dlesage3, c'est une bonne réflexion, nos 3 bancaires sont massacrées, bien que figurant très honorablement dans les bons élèves en Europe... cela dit, en période de fortes turbulences, on pense plutôt à faire le dos rond et se couvrir que d'aller chercher des poux chez les autres... c'est sans doute un peu tôt !

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