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Le Brexit : meilleur moyen d'éviter le Fraxit ? (Marc Touati)

Boursorama08/07/2016 à 16:28

De nombreux commentateurs expliquent que le « Brexit » pourrait être l’occasion, pour la France, de récupérer une partie des activités et des cerveaux de la City. Pour l'économiste Marc Touati, ces espoirs relèvent clairement de l’illusion.

C’est bien connu : le malheur des uns fait le bonheur des autres. Ainsi, depuis le triste vote des Britanniques en faveur du Brexit, de plus en plus de voix s’élèvent pour soutenir que cette mauvaise nouvelle pour le Royaume-Uni et pour l’Europe sera finalement une véritable aubaine pour certains pays européens et en particulier pour la France.

Selon eux, l’exit du Royaume-Uni permettrait d’attirer de nombreux investisseurs, entreprises et particuliers actuellement installés outre-Manche sur les terres françaises. Parachevant ce miroir aux alouettes, les dirigeants politiques français, qui avaient pourtant érigé la finance comme leur grand ennemi, souhaitent désormais tout faire pour inciter cette dernière à délocaliser la City à la Cité… Nous nageons donc en pleine schizophrénie. Mais peu importe, puisque ces délocalisations en tous genres devraient relancer massivement la croissance française et permettre ainsi à la France de repasser devant le Royaume-Uni en tant que cinquième puissance économique mondiale. En un mot : magnifique !

Evidemment, nous aimerions adhérer à cette prévision. Pour autant, il nous faut avant tout rester réaliste. Or, en dépit des petits cadeaux fiscaux promis aux futurs investisseurs, entreprises et particuliers étrangers qui viendraient s’installer dans notre douce France, il ne faut pas oublier que l’économie hexagonale reste l’une des plus rigides du monde, avec l’une des fiscalités les plus prohibitives, des coûts du travail parmi les plus élevés, sans oublier une croissance parmi les plus faibles du globe. Les dernières enquêtes de conjoncture l’ont encore dernièrement montré : la France est le seul pays de la zone euro dans lequel les indicateurs des directeurs d’achat indiquent une baisse de l’activité, et ce, tant dans l’industrie que dans les services.

Alors, bien sûr, ces enquêtes ont été menées avant l’arrivée des Bleus en finale de l’Euro 2016 et peut-être même leur victoire, ce qui pourrait donc tout changer. Sur ce point, il est d’ailleurs possible de souligner que, d’ores et déjà, le Brexit a été bénéfique à la France. En effet, si les Anglais n’avaient pas été sortis par l’Islande en huitième de finale, la France ne se serait pas qualifiée si facilement pour les demis, sachant que dans le même temps, l’Allemagne a dû batailler pour sortir l’Italie, ce qui l’a nettement affaiblie lors de sa rencontre avec la France. Mais ne boudons pas notre plaisir : la France est en finale. Merci donc le Brexit.

Mais, attention, ce qui est vrai au foot, ne l’est pas forcément en économie. De facto, les Anglais sont bien meilleurs sur le terrain de la croissance que sur celui du football. Ainsi, il serait malvenu d’enterrer trop rapidement nos voisins britanniques. Et pour cause, ces derniers vont pouvoir bénéficier d’un dumping fiscal conséquent, d’une économie réactive et disposant d’une croissance structurelle d’environ 2,5%, sans oublier une dépréciation de la livre sterling qui améliore nettement la compétitivité des exportations britanniques et des investissements effectués dans les prochains mois outre-Manche.

Dans ce cadre, il est à craindre qu’une fois l’émotion du Brexit passée, les investisseurs, les entreprises et les particuliers britanniques et internationaux préféreront rester voire venir au Royaume-Uni, plutôt que de s’installer dans un pays socialement instable, avec une pression fiscale confiscatoire et une croissance structurelle de 0,8 %.

C’est en cela que le Brexit pourrait finalement devenir un allié dangereux des partisans du Fraxit. Grâce à la résistance de l’économie britannique, ces derniers pourraient effectivement arguer qu’une sortie de la zone euro, voire de l’Union européenne pourrait aussi constituer une opportunité pour l’économie française.

C’est d’ailleurs pour cette raison que la pensée unique ne cesse d’annoncer l’effondrement de l’économie britannique et le redressement de celle de la France. Il s’agit là d’une grave erreur stratégique, car plutôt que de laisser croire que la croissance française va sortir grandie du Brexit, il serait plus opportun de rappeler que si le Royaume-Uni pourra sortir sans trop de dégâts de l’Union européenne, il n’en sera absolument pas de même pour la France.

Et ce notamment parce que si la France quitte l’Union européenne, elle devra aussi sortir de la zone euro et changer de monnaie. Il s’agira donc d’une déflagration bien plus puissante que le Brexit qui sera tout simplement catastrophique pour la croissance, l’emploi, le pouvoir d’achat des ménages et la stabilité sociétale. Bien sûr en France, mais aussi dans l’ensemble de la zone euro, qui finira tout simplement par exploser.

C’est bien là que réside le vrai drame du Brexit : il stoppe la construction européenne et rend quasiment impossible la création d’une UEM fédérale, condition sine qua non pour la réussite et l’existence même de la zone euro. Car, ne l’oublions pas, sans harmonisation des conditions fiscales, sans un marché du travail unique et sans un budget fédéral, la zone euro actuelle est vouée à l’échec et à la disparition.

Autrement dit, aussi paradoxal que cela puisse paraître, pour éviter qu’il ne fasse tache d’huile, le Brexit doit susciter une réactivation de la construction européenne vers une zone euro fédérale, dont les objectifs premiers seront la croissance, l’emploi et l’assainissement des comptes publics.

Si nous n’y parvenons pas, alors le Brexit ne constituera pas un mal pour un bien, mais engendra d’autres exits, à commencer par le Fraxit et surtout le Gerxit. Si nous continuons à refuser de voir la réalité en face et d’engager une refonte massive de l’Union européenne et de la zone euro, de nouveaux sauts dans le vide sont donc à prévoir… et toujours sans parachute…

Marc Touati, Président du cabinet ACDEFI

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