(AOF) - Air France-KLM (-4,53%, à 10,76 euros) signe l’une des plus fortes baisses du SBF 120, et son concurrent allemand Lufthansa (-2,95%, à 8,445 euros) suit la même tendance à Francfort. Les deux sont pénalisés par une note de Barclays qui indique préférer les compagnies à bas coûts et les agences de voyages par rapport aux compagnies nationales. La banque britannique estime que l’optimisme actuel qui entoure les transporteurs « traditionnels » est excessif.
Les analystes ont observé un ralentissement du marché transatlantique en raison de la faiblesse du dollar, ce qui pèse sur le trafic en provenance des Etats-Unis, mais aussi à cause des tensions géopolitiques, notamment liées au Venezuela et au Groenland. Ces tensions ont tendance à freiner la demander vers les Etats-Unis. En outre, ils pensent que la base de comparaison avec la période de la fin 2024/début 2025 est élevée. Les analystes doutent également de la résilience du segment " Premium Leisure " (loisirs haut de gamme).
Pour Barclays, le récent ralentissement a été principalement dû à l'incertitude entourant le budget britannique de fin novembre, qui a depuis été levée, permettant à la consommation de repartir. Ryanair a dévoilé des revenus unitaires solides pour Noël et TUI a noté une activité très forte après le Black Friday.
Dans le détail, sur Air France-KLM, la banque britannique pense que le groupe est particulièrement exposé au ralentissement du segment transatlantique et des loisirs premium. En outre, le groupe de transport aérien franco-néerlandais a subi de plein fouet l'impact des tempêtes hivernales à Amsterdam, dont le coût est estimé à 100 millions d'euros. Enfin, le groupe rencontre des difficultés opérationnelles liées à la transition de sa flotte court-courrier, d'avions Boeing vers des appareils Airbus.
Partant, les analystes ont dégradé le titre Air France-KLM de Pondération en ligne à Sous-pondérer, avec un objectif de cours de 9,90 euros.
Concernant Lufthansa, Barclays est également passé à Sous-pondérer, en visant 7,80 euros. Le risque d'une grève des pilotes est élevé et au niveau de sa flotte, la FAA (la Federal Aviation Administration des Etats-Unis) n'a toujours pas approuvé la cabine Business des nouveaux 787 Allegris, bloquant la vente de ces sièges jusqu'en avril 2026. Enfin, les analystes pensent que l'acquisition d'ITA est une erreur stratégique.

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