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La hausse des taux creuse un fossé parmi les banques européennes en 2023
information fournie par Boursorama avec AFP 08/02/2024 à 16:36

( AFP / KIRILL KUDRYAVTSEV )

( AFP / KIRILL KUDRYAVTSEV )

L'année 2023, globalement très positive pour les banques européennes, a distingué deux types d'établissements: ceux qui ont su profiter à plein du resserrement de la politique monétaire, et les autres, dont certaines françaises.

Les banques européennes "ont connu un rebond impressionnant, qui pourrait aboutir à l'année la plus rentable jamais enregistrée par le secteur", soulignait début janvier Jan Schildbach, analyste chez Deutsche Bank.

Les banques italiennes et espagnoles, aux activités et implantations variées, de surcroît assises sur un modèle de crédit à taux variable qui permet de répercuter immédiatement la hausse des taux d'intérêt de la Banque centrale européenne (BCE), affichent des résultats étincelants.

Le géant bancaire espagnol Santander a par exemple pulvérisé son record avec 11,08 milliards d'euros de bénéfice net en 2023 malgré l'impact d'un impôt exceptionnel instauré par Madrid.

Des résultats jugés "indécents" par l'organisation de consommateurs Facua, qui ont relancé le débat sur l'avenir de cet impôt, censé prendre fin en 2024.

En Italie, UniCredit et Intesa Sanpaolo ont elles aussi signé une année 2023 exceptionnelle, avec respectivement 9,5 milliards et 7,7 milliards d'euros de bénéfice net, dépassant leurs objectifs et les attentes des analystes.

Le tout avec un coût du risque (les sommes provisionnées pour faire face aux éventuels impayés sur les crédits consentis) "qui tient étonnamment bien", souligne auprès de l'AFP l'analyste de l'agence de notation Fitch Ratings Rafael Quina.

- Fébrilité en Bourse -

Seuls BNP Paribas et le groupe Crédit Agricole ont réussi à se hisser à ce niveau de performance en France, avec respectivement près de 11 milliards et 8,26 milliards d'euros de bénéfice net l'an dernier.

Si les acteurs les plus internationaux s'en sortent mieux, c'est que le marché français n'est pas le plus porteur pour la banque de détail.

Du fait d'une politique de crédits à taux fixes, le bénéfice de la hausse des taux ne s'applique que sur les nouveaux prêts et pas l'ensemble du stock. L'épargne réglementée, Livret A en tête, représente également un coût pour les banques françaises.

BNP Paribas, Crédit Agricole, Crédit Mutuel Alliance fédérale, BPCE et Société Générale cumulent cependant près de 28,5 milliards d'euros de résultat net l'an dernier, 6,5% de plus qu'en 2022 à périmètre comparable.

Les résultats ont par ailleurs entraîné des mouvements assez forts en Bourse, illustrant la fébrilité des investisseurs pour le secteur après une fin d'année 2023 très favorable sur les marchés.

Malgré un bénéfice annuel record, BNP Paribas a subi une chute de plus de 9% de son cours de Bourse le jour de la publication de ses résultats, le 1er février.

Crédit Agricole SA, l'entité cotée du Crédit Agricole, accuse jeudi une baisse de plus de 5% du prix de son action vers 13H45 en dépit là encore d'un bénéfice net jamais vu.

Le géant néerlandais ING, dont le bénéfice net a presque doublé en 2023, a également passé une très mauvaise journée en Bourse le 1er février, à la publication de ses chiffres annuels, perdant plus de 6%. A l'inverse, les résultats d'UniCredit ont permis au titre de gagner plus de 8% le 5 février.

- Sur le carreau -

La saison des résultats annuels a également été l'occasion pour Société Générale et Deutsche Bank d'annoncer des coupes dans leurs effectifs: 3.500 postes en moins pour l'allemande, en permanente restructuration depuis 2019, et 947 pour la française, qui accumule les plans de départs depuis plus de dix ans.

M. Quina n'est "pas surpris par des réductions de personnels chez certains établissements dont la performance est en deçà de la moyenne européenne".

Toutes les banques en France et en Europe cherchent aujourd'hui à maîtriser leurs coûts, abonde Elias Ghanem, spécialiste des services financiers chez Capgemini.

C'est le cas "surtout dans la banque de détail, sachant que les agences coûtent excessivement cher et que le personnel est important" reprend-il, interrogé par l'AFP.

Le développement d'outils basés sur l'intelligence artificielle et l'automatisation de certaines tâches entraînent "en toute logique un allègement de l'intensité en termes de personnel dans le secteur bancaire", complète M. Quina.

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