La pression vendeuse sur les actions américaines pourrait encore s'accentuer d'ici la fin septembre, selon Citadel Securities, qui estime que plusieurs facteurs techniques continuent de pencher nettement du côté du risque baissier malgré le recul déjà enregistré par les indices.
Dans sa dernière note Global Market Intelligence, Scott Rubner souligne que plusieurs facteurs techniques continuent de plaider pour une pression baissière jusqu'à la fin septembre, malgré un sentiment déjà nettement dégradé et un positionnement moins tendu qu'à la fin août.
Les stratégies systématiques restent notamment une source potentielle de ventes supplémentaires. Les CTA ont déjà réduit leur exposition aux actions américaines, mais demeurent encore nettement longs, tandis que les stratégies ciblant la volatilité conservent une exposition élevée. Les rééquilibrages de portefeuille de fin de trimestre constituent également un risque, puisque la surperformance des actions par rapport aux obligations depuis le début du troisième trimestre pourrait inciter certains fonds de pension à réduire leur exposition aux actions au profit des obligations.
Les rachats d'actions, qui représentent l'un des principaux soutiens structurels du marché, devraient parallèlement diminuer à l'approche de la nouvelle saison de publications des résultats. La part de la pondération du S&P 500 concernée par une période d'interdiction de rachats passera de 10% actuellement à 61% au 30 septembre. A cela s'ajoute l'expiration ce vendredi d'environ 7 000 MdsUSD d'options américaines, susceptible de modifier des flux de couverture qui ont jusqu'ici contribué à amortir une partie des mouvements du marché.
La saisonnalité reste également défavorable puisque, lors des années de mi-mandat, le S&P 500 a historiquement encore perdu environ 1,1% entre cette période de septembre et la fin du mois. Citadel Securities adopte néanmoins un ton plus constructif au-delà de cette échéance et considère qu'un nouveau repli d'ici au 30 septembre pourrait améliorer le profil de risque à l'approche du quatrième trimestre.
0 commentaire
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement
Signaler le commentaire
Fermer