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La défense européenne grimpe de nouveau vendredi, dans un contexte d'intensification et d'extension du conflit au Moyen-Orient, au terme d'une semaine marquée par les frappes américano-israéliennes sur l'Iran et les représailles de Téhéran contre les alliés de la coalition.
Vers 09h45 GMT, le compartiment sectoriel gagne 1,11%, tiré notamment par des hausses de 1% à 4% pour Dassault Aviation, Thales et Safran à Paris.
Les valeurs allemandes comme Renk, Rheinmetall, Hensoldt et TKMS grimpent pour leur part de 2% à 7% environ, contre une progression de 0,26% pour le Stoxx 600 au même moment.
Les inquiétudes liées au conflit qui ravage le Moyen-Orient ont pesé sur les échanges durant toute la semaine et soufflent le chaud et le froid de l'ultime séance de la semaine, la campagne militaire lancée par les États-Unis et Israël entrant dans sa septième journée.
Alors que Téhéran multiplie les attaques de drones et les tirs de missiles balistiques sur ses adversaires régionaux, le commissaire européen à la Défense, Andrius Kubilius, a souligné vendredi l'urgence pour l'Europe d'intensifier sa production de systèmes de défense.
"Il est devenu très clair que l'Europe doit intensifier sa production de missiles de défense aérienne et antimissiles balistiques", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.
En glissement hebdomadaire, le compartiment de la défense a cependant accusé un recul de 2,35%, dans un contexte général de prudence des investisseurs et de hausse des prix de l'énergie.
Les analystes de Jefferies soulignent dans une note de secteur vendredi que les réactions en Bourse cette semaine ont aussi été influencées par la publication de résultats tantôt faibles (Renk), mitigés (Thales) ou solides (Dassault Aviation).
"(Elles) semblent refléter une vague de ventes généralisée motivée par l'aversion au risque, ce qui ouvre des opportunités dans ce secteur", expliquent-ils
"Nous notons que les valeurs civiles ont mieux résisté que les valeurs de défense", ajoute le courtier.
"Si nous convenons que l'évolution du prix du pétrole n'aura probablement pas d'impact significatif sur la demande du marché secondaire compte tenu des contraintes d'approvisionnement en avions, les récentes évolutions renforcent notre préférence pour la défense dans son ensemble, plutôt que pour le civil", conclut Jefferies.
(Rédigé par Augustin Turpin, édité par Benoit Van Overstraeten)

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