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La crise devrait accélérer les mariages dans la gestion d' actifs
information fournie par Newsmanagers12/05/2020 à 10:30

(NEWSManagers.com) -

Plus de huit gérants d'actifs sur dix s'attendent à une accélération de la consolidation de leur industrie à la suite de la crise du coronavirus. Ils ont été 84% à répondre par l'affirmative à cette question, dans le cadre d'une enquête en ligne réalisée au mois d'avril par L'Agefi auprès de ses lecteurs professionnels de l'asset management.

Le choc de marché du premier trimestre se caractérise en effet par une baisse des encours et des profits. Les actifs d'Amundi ont par exemple reculé de 7,6% sur trois mois, et le résultat net de 17% ; les encours de BlackRock ont fondu de 1.000 milliards. La profession garde aussi en mémoire les effets de la précédente crise, financière celle-là. Il y a un peu plus de dix ans, elle a donné naissance, aux Etats-Unis et en Europe, aux deux mammouths qui aujourd'hui dominent chacun leur continent. Outre-Atlantique, BlackRock est devenu le leader mondial de la gestion en rachetant BGI à un Barclays aux abois. En France, une Société Générale affaiblie par l'affaire Kerviel a apporté sa gestion d'actifs au Crédit Agricole pour créer Amundi. Si l'industrie financière aborde cette nouvelle crise en meilleure forme, et sans besoin immédiat de céder des actifs pour se recapitaliser, certains acteurs de l'asset management seront fragilisés.

Ampleur et durée de la récession, la vraie préoccupation

" Même s' il est difficile d' évaluer à la fois la durée et l' ampleur de cette crise, je pense qu' Amundi est solidement armé pour y faire face et même en sortir renforcé " , a indiqué le 30 avril Yves Perrier, le directeur général d'Amundi, en présentant ses résultats, tout en précisant que l'heure n'est pas à la consolidation.

La " durée et l'ampleur" de la récession sont bien la préoccupation numéro un des gérants (60% de réponses), loin devant la dégradation du marché de crédit (16%). Ils sont toutefois deux tiers à qualifier de " suffisantes" les réponses des banques centrales et des gouvernements. Ce policy mix énergique a peut-être provoqué un trop-plein d'optimisme sur les marchés : 55% des répondants jugent " excessif" le rebond boursier survenu après le krach de mars. Un krach pendant lequel 32% des gérants - tout de même - auraient souhaité une fermeture de la Bourse.

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