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La baisse des marchés est-elle "injuste" ? (Cercle des analystes indépendants)

Boursorama04/02/2016 à 14:31

Pour Eric Galiègue, la baisse des marchés européens est justifiée malgré la relative amélioration des fondamentaux économiques en Europe.

La confirmation du marché baissier, et son accélération au cours du mois de janvier est mal vécue par beaucoup d’acteurs du marché. Cette punition leur semble injuste.

Pourtant, au cours des 65 dernières années, la performance annuelle glissante a été négative dans 32 % des cas. Cela veut dire qu’un actionnaire qui investit sur un an, a une chance sur trois de perdre de l’argent. En d’autres termes encore, le marché des actions n’est pas fait que pour monter. Il a vécu 7 marchés baissiers (défini comme une période au cours de laquelle les cours sont inférieurs à leur moyenne mobile un an)  depuis 1980, et nous avons commencé le huitième marché baissier le 24 août 2015. Ce marché baissier n’est pas « injuste », et il ne nous surprend pas. Il devrait durer encore un an et amener le CAC40 au niveau de ses fonds propres comptes, soir 3600 points environ, début 2017. Les raisons de ce marché baissier sont multiples.

Dans la sphère réelle, le risque récessif  global est réel. Le ralentissement économique chinois, en œuvre depuis au moins deux ans, pourrait se terminer en hard landing. La dépression des cours des matières premières, au premier rang desquels le pétrole, crée une vraie dépression économique dans de nombreux pays producteurs, dont la Russie, le Brésil, le Nigéria, l’Algérie, le Venezuela, pour n’en citer que quelques-uns. Aux USA, plusieurs indicateurs avancés, dont l’indice ISM manufacturier, mais aussi la confiance du consommateur, se sont dégradés depuis de nombreux mois. La croissance américaine, de 2,4% en 2015, a été la même qu'en 2014 : ce chiffre correspond au sommet du cycle, bien inférieurs aux chiffres des cycles précédents.

Seule la zone euro semble accélérer en ce début d’année, mais pour combien de temps ? On a du mal à imaginer que la croissance européenne tire la croissance du monde, alors que sa première économie, l’Allemagne, dépend beaucoup des exportations. Du coté des bénéfices des entreprises, il faut bien admettre que le haut de cycle a été touché aux USA. Quant aux bénéfices européens, ils n’ont tout  simplement pas été au rendez-vous.

Indice S&P 500 américain depuis décembre 2012. Source : Factset / Valquant.

Dans la sphère financière, la liquidité en dollars est en cours de restriction et le cycle de l’aversion au risque est en train de se retourner. La fin du Quantitative Easing de la Banque Centrale américaine, actée en octobre 2014, a correspondu au début de la hausse des spreads de taux des entreprises. La Fed a commencé ses opérations de « reverse repo », dans l’objectif de faire remonter les taux, conformément au nouvel objectif annoncé le 16 décembre.

La BCE et la BoJ continuent sur la voie de la création monétaire, mais les investisseurs commencent à douter de l’efficacité de ces mesures, qui ont pour objectif de faire baisser les taux souverains, mais qui peinent à relancer l’économie, et ont surtout pour seul effet de faire baisser le taux de change. Enfin, les flux quittent les fonds actions, ce qui montre que l’aversion au risque augmente : les investisseurs préfèrent les obligations, même si elles portent des taux négatifs ou proche de zéro. Il en est de même pour les grands fonds souverains pétroliers, qui auparavant, avant la chute des cours du pétrole, étaient acheteurs nets d’actifs financiers, et qui aujourd’hui deviennent vendeurs nets.

Les flux se contractent de nouveau sur les marchés des actions et des obligations. Comparaison face au S&P 500. Source : Factset / Valquant.

Au total, le marché baissier que nous vivons est totalement justifié. Il faut vendre les rebonds, comme celui qui a suivi la déclaration de M. Draghi et la baisse des taux de la Bank of Japan.

Eric Galiègue

Eric Galiegue est président de VALQUANT et du Cercle des Analystes Indépendants. Le Cercle des analystes indépendants est une association constituée entre une douzaine de bureaux indépendants à l'initiative de Valquant, la société d’analyse financière présidée par Eric Galiègue, pour promouvoir l'analyse indépendante.

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