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La baisse des cours pétroliers, du pain béni pour la croissance (Marc Touati)

Boursorama31/07/2015 à 16:20

La baisse des prix du pétrole est une aubaine pour la croissance mondiale. Lorsque le prix du baril baisse de 10%, le gain de croissance mondiale atteint 0,4 point rappelle Marc Touati, économiste chez ACDFI.

Et c’est reparti ! Après une remontée à 65 dollars de fin avril à fin juin, le baril de brent est reparti en forte baisse depuis bientôt un mois. Avec un niveau actuel de 53 dollars, il se rapproche de son plancher de janvier dernier aux alentours des 48 dollars. Ah, qu’elle paraît loin l’époque où le baril de brut valait plus de 100 dollars et a fortiori lorsqu’il atteignait des sommets de 150 dollars ! A l’époque, les « spécialistes » de l’or noir hurlaient que les conséquences de ce pétrole cher allaient être catastrophiques et surtout que cette flambée ne faisait que commencer, soutenant que le prix normal du baril était aux alentours des 250 dollars...

Aujourd’hui, alors que le baril fluctue entre 47 et 65 dollars depuis sept mois, les mêmes « analystes », rejoints d’ailleurs par beaucoup d’autres, soulignent que la baisse de ce cours est dangereuse et annoncent un effondrement de la croissance mondiale, ainsi que la poursuite de la dégringolade du prix du pétrole… D’où une question : où est la vérité dans tout ça ? Elle n’est déjà certainement pas dans les déclarations et prévisions de ces soi-disant « spécialistes du pétrole » qui disent tout et n’importe quoi depuis des années et qui ont quasiment toujours tort.

Une baisse des prix profitable

Très humblement, nous ne faisons pas partie de ces « spécialistes ». Nous essayons simplement d’analyser et de faire nos prévisions en fonction des réalités économiques, avec indépendance et pragmatisme. C’est notamment ce qui nous a permis d’annoncer, lorsque le baril valait 150 dollars en juillet 2008, que ce niveau de prix n’avait aucun sens et qu’il allait fortement chuter les mois suivants. Il tomba d’ailleurs à 34 dollars six mois plus tard. De même, c’est ce qui nous a permis d’annoncer depuis 2010, que, grâce à une croissance mondiale stabilisée entre 3 % et 4 % et à l’accroissement de la production énergétique mondiale, l’augmentation du prix du baril serait modérée, amenant ce dernier autour d’un prix d’équilibre entre 70 et 110 dollars.

Depuis que le jalon bas de cette fourchette a été touché, certains craignent le pire. Mais, en fait, il n’y a aucune raison de s’inquiéter. En effet, il ne faut pas se tromper sur le sens de la causalité : le repli du prix du baril est principalement une conséquence du ralentissement économique passé, alors que la production pétrolière et énergétique a continué de progresser. Il n’est donc absolument pas annonciateur d’un écroulement de l’activité économique de la planète.

Bien au contraire. Et pour cause : lorsque le prix du baril augmente de 10 dollars, la croissance mondiale se retrouve amputée de 0,4 point. Réciproquement, lorsqu’il baisse de 10 dollars, le gain de croissance planétaire atteint 0,4 point. Autrement dit, grâce à la baisse du prix du baril et à son corollaire, le repli des cours des principales matières premières, la croissance mondiale pourra se stabiliser durablement entre 3 % et 3,5 %.

Moindre appétence pour les énergies alternatives

Les principaux vecteurs de transmission des variations des prix de l’or noir sur l’économie mondiale sont au nombre de trois.

Primo, lorsque ces derniers baissent, le pouvoir d’achat des ménages est amélioré, permettant à ces derniers de consommer davantage. Secundo, les coûts de production des entreprises sont réduits, assurant à ces dernières une meilleure rentabilité, les incitant par là même à investir et à embaucher davantage. Tertio, compte tenu de ces deux premiers avantages, l’horizon global s’améliore, alimentant un cercle vertueux revenu-consommation-investissement-emploi.

A ces trois points économiques positifs, il est possible d’en ajouter un quatrième, en l’occurrence la diminution des ressources financières de certains pays ennemis de la démocratie, qui n’hésitent pas à utiliser leurs recettes pétrolières pour financer le terrorisme et/ou tenter de nuire à la stabilité économico-politique mondiale. En fait, il n’existe qu’un seul effet pervers à la baisse des cours pétroliers. A savoir, la moindre appétence pour développer des énergies alternatives à l’or noir. Car ces dernières étant plus onéreuses, elles ne sont rentables que si le prix du pétrole dépasse les 70 dollars.

La demande de matières premières va continuer de croître significativement

Pour autant, n’exagérons pas cet effet négatif. En effet, la population mondiale augmentera tendanciellement d’environ 1 % par an au cours des deux prochaines décennies. Elle devrait ainsi atteindre 9 milliards d’habitants d’ici 2030. Dans le même temps, le niveau de vie de plus en plus de personnes progresse à travers le monde. On estime par exemple que le nombre de Chinois vivant correctement (c’est-à-dire selon des standards occidentaux) dépasse actuellement les 450 millions, contre 100 millions en 2000 et ils seront au moins 600 millions en 2020. Dans ce cadre, les habitudes de consommation changent et réclament de plus en plus de matières premières énergétiques et alimentaires et : plus de pétrole, plus de viandes, plus de blé…

Autrement dit, il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que, sauf en cas de guerre nucléaire ou de pandémie planétaire, la demande mondiale de produits énergétiques et plus globalement de matières premières va continuer de croître significativement dans les prochaines années. Dès lors, dans la mesure où celles-ci sont physiquement limitées, il est inévitable que leurs prix continueront de progresser. Le véritable moyen de freiner la flambée des cours des matières premières réside donc toujours dans la capacité à innover et à engager le monde dans une double révolution technologique : celle des NTE (Nouvelles Technologies de l’Energie) et celle des NTA (Nouvelles Technologies de l’Agro-alimentaire). Cette double mutation permettra tout d’abord d’optimiser les ressources naturelles et d’accompagner le développement de la planète en réduisant les risques de pénuries. Ensuite, elle assurera une période durable de croissance forte, créatrice d’emplois et de revenus. Enfin, elle se traduira aussi par une réduction des tensions sociales et par un monde moins belliqueux.

Alors, vive la baisse du pétrole et vivement l’avènement d’une économie mondiale plus forte et moins dépendante de l’or noir.

Marc Touati


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