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L'or est-il toujours une "valeur refuge" contre les turbulences des marchés ? (Finance SA)

Boursorama04/02/2016 à 10:05

Pour Alain Corbani, l'or n'est pas vraiment une valeur refuge, mais reste un excellent moyen de diversifier un portefeuille pour éviter les aléas des marchés boursiers.

Depuis plus d’un an, la chute du cours des matières premières pénalise les marchés boursiers dans leur ensemble. On parle beaucoup des prix du pétrole, mais qu’en est-il des métaux précieux ? L’or est-il encore une « valeur refuge » ? Les réponses d’Alain Corbani, gérant du fonds Global Gold & Precious chez Finance SA.

Quels ont été les métaux qui ont le plus perdu de valeur depuis un an, et quels sont ceux qui ont au contraire le mieux résisté ? Pour quelles raisons ?

Alain Corbani : La palme de la plus forte baisse est revenue au Nickel (en baisse de 42%) et le minerai de fer s’est déprécié de 35%. De manière générale, les métaux dits industriels ont connu une baisse avoisinant les 25% (tous les chiffres sont exprimés en USD) en raison d’un déséquilibre entre l’offre et la demande, lui-même lié à un ralentissement économique des principaux pays consommateurs de ressources naturelles et d’une politique délibérée de certains producteurs leaders sur leur marché de terrasser les producteurs marginaux.

Au sein du groupe des métaux précieux, ce sont les platinoïdes qui ont le plus soufferts avec les cours du palladium et du platine en baisse séquentielle de 32% et 28%. Ces deux métaux se seraient bien mieux comportés (à l’instar de l’or ou de l’argent) sans le scandale des fraudes aux tests anti-pollution de certains constructeurs automobiles qui ont remis en question les avantages économiques de la consommation du carburant diesel. En fin de compte, c’est l’or et l’argent (plus volatile que l’or) qui se sont le mieux comportés avec des performances négatives de respectivement 12% et 13.5%. Exprimé en Euros, l’or s’est déprécié en 2015 de 2.1%. Il est en hausse de 6% depuis le début de l’année.  

L’or est-il toujours une valeur refuge, alors que la Chine fait partie des grands importateurs mondiaux de ce métal ? Les doutes sur la Chine s’étaient répercutés sur l’or l’été dernier…

A.C. : Je n’ai jamais considéré l’or comme une valeur refuge mais plutôt comme un investissement source de diversification et facteur d’absorbeur de volatilité dont la pondération dans un portefeuille doit évoluer en fonction des configurations macro-économiques. Aujourd’hui, après quatre années de baisse, le métal jaune bénéficie d’une nouvelle configuration extrêmement favorable.

Ceci étant dit, oui la Chine joue un rôle principal dans l’équation de la demande mais ce n’est qu’un élément parmi d’autres. En fait le comportement du consommateur chinois a démontré que ce dernier est réactif à l’évolution du cours de l’or (en achetant plus agressivement quand les prix sont bas (exemple de l’été 2015). Idem pour la tendance de fond qui démontre que le consommateur chinois a acheté davantage d’or au 3ème trimestre 2015 (derniers chiffres officiels connus) qu’au trimestre équivalent de l’année précédente (en hausse de 13% exprimée en tonnage). Le constat est la même en ce qui concerne les importations d’or sur le continent chinois avec des niveaux records atteints en fin d’année 2015.

Pour un particulier, comment investir sur le marché de l’or sans passer par des achats physiques ? Ces solutions sont-elles accessibles depuis un PEA ?

A.C. : 2003 a vu la création de nouveaux véhicules d’investissement sur l’or physique appelés ETF (Exchange Traded Funds). La demande totale pour cette classe d’investissements a culminé en 2011 pour atteindre 2800 tonnes, soit quasiment un an de production aurifère mondiale. Ces véhicules se traitent comme des actions et donc peuvent être achetés et vendus comme des actions. Le plus gros d’entre eux et le plus liquide est le SPDR Gold Shares distribué par la banque State Street dont le siège est basé à Boston – USA. Il a une capitalisation boursière de presque 25 milliards de dollars et se traite sur le marché américain.  A ma connaissance, il n’existe pas d’ETFs or physique éligible depuis un PEA.

La baisse tendancielle du prix des métaux précieux est-elle surtout une aubaine pour les entreprises européennes et américaines, ou surtout un risque macroéconomique pour la stabilité des pays émergents ?

A.C. : Plus que l’évolution des métaux précieux (hormis peut-être celle des platinoïdes), c’est l’évolution du groupe des matières premières en général qui affecte les couts de production des uns (aussi bien pays développés qu’émergents d’ailleurs), impacte les niveaux d’évolution des prix des autres, augmente le pouvoir d’achat de certains consommateurs (record battu pour les ventes de voitures neuves aux Etats-Unis du fait de la baisse du prix de l’essence), ou affecte les déséquilibres budgétaires et impacte négativement les taux de change des devises des pays forts exportateurs de matières premières tels le brésil ou la Russie.

Autre élément de taille, les balances des paiements courants des pays émergents ont fondamentalement changé en 15 ans, rendant de ce fait plus difficile toute conclusion de nature généraliste.  

Au sein de votre fonds Global Gold & Precious, quels choix réalisez-vous pour gérer la conjoncture difficile que traverse ce marché ?

A.C. : Permettez-moi de dire quelques mots sur le secteur de l’or et des mines d’or - sur lesquels nous sommes redevenus très constructifs - avant de répondre à votre question. En l’espace de quatre ans, l’or s’est déprécié de 44.1% et les mines d’or ont baissé de 80%. Trois forces principales ont contribué à cette baisse: une déroute du secteur des matières premières, une hausse des taux d’intérêts réels américains concomitamment à l’appréciation de la devise américaine. Déjà ces trois vents contraires sont en phase d’essoufflement voire de retournement présageant une année 2016 et au-delà bien plus favorables à l’appréciation du métal précieux et des sociétés de mines d’or.

Le fonds Global Gold and Precious est un fonds mines d’or et métaux précieux qui bénéficie d’un track-record de plus de 15 ans. Non seulement ce fonds a surperformé son indice de référence mais il l’a fait avec une volatilité inférieure (sur la période 2009-2015). Ces performances ont été obtenues grâce à un double processus d’investissement fondamental permettant de sélectionner les allocations par métaux précieux et par types de sociétés minières (productrices, en phase de développement et exploratrices).

La gestion active de conviction profite des capacités du gérant à sélectionner les bonnes valeurs et se diffère de la majorité des fonds dits indiciels. A l'heure actuelle, 50% du fonds est investi dans des sociétés n’appartenant pas à l’indice de référence. Il est actuellement investi à 83% en mines d’or, 13% en mines d’argent et 3% en mines de platines et palladium.

Propos recueillis par Xavier Bargue

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