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L'Opep+ maintient la hausse de la production à 400.000 bpj
information fournie par Reuters04/10/2021 à 18:15

(Crédits photo : Adobe Stock -  )

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(Actualisé avec décision, déclarations, contexte, cours du Brent)

LONDRES, 4 octobre (Reuters) - L'Opep et ses alliés ont décidé lundi de s'en tenir à leur accord actuel d'une hausse de la production de 400.000 barils par jour (bpj) à compter de novembre, faisant grimper les cours pétroliers et renforçant les pressions inflationnistes, malgré les appels en faveur d'une hausse substantielle de l'offre.

Plusieurs grands pays consommateurs, comme les États-Unis et l'Inde, ont demandé à l'Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés (Opep+) d'augmenter leur offre après la hausse de 50% du prix du Brent LCOc1 cette année.

En août, Jake Sullivan, conseiller à la sécurité nationale du président Joe Biden, a exhorté l'Opep+ à augmenter sa production afin de contrer la hausse des prix du pétrole qu'elle considère comme une menace pour la reprise économique mondiale.

Le baril de Brent a dépassé lundi les 81 dollars pour la première fois en trois ans à l'annonce de la décision de l'Opep, alimentant les pressions inflationnistes qui pèsent sur l'économie mondiale.

"Nous allons surveiller la situation, comme nous le savons, la demande baisse généralement au quatrième trimestre (...) nous allons suivre comment le marché va s'équilibrer", a déclaré le vice-Premier ministre russe Alexandre Novak.

Une source avait indiqué à Reuters avant les discussions que le cartel subissait des pressions croissantes pour une plus forte augmentation de la production mais que la crainte d'une quatrième vague de COVID-19 freinait la prise de risque.

L'Opep+ avait décidé en juillet d'augmenter la production de 400.000 bpj par mois jusqu'en avril 2022 au moins.

Tandis que la demande a rapidement rebondi, l'offre a été perturbée par des facteurs divers, tel que des ouragans aux Etats-Unis et le faible niveau d'investissement dans l'industrie au plus fort de la pandémie.

"Pour le moment, la plupart des producteurs peuvent être à l'aise avec un baril de Brent à 80 dollars mais il y a un risque de revers ou de pression de la part d'acheteurs comme les États-Unis et la Chine, qui appellent ouvertement à une baisse des prix de l'énergie", a écrit dans une note le cabinet de conseil Rystad Energy avant la réunion.

(Reportage Alex Lawler et Ahmad Ghaddar à Londres, Vladimir Soldatkin et Olesya Astakhova à Moscow; version française Claude Chendjou et Laetitia Volga, édité par Blandine Hénault et Jean-Michel Bélot)

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