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L'interview de Christian Parisot (Aurel BGC) : « La BCE se trouve dans l'obligation d'agir mais gare aux déceptions »

Boursorama21/05/2014 à 19:25

Le 5 juin, Mario Draghi doit passer à l'action sous peine de décevoir les marchés.

L'attentisme prédomine actuellement sur les marchés. La BCE se trouve dans l'obligation de passer à l'action, dès le 5 juin, pour rassurer les investisseurs. Mais aucune solution miracle n'existe prévient Christian Parisot, chef économiste chez Aurel BGC.

Les marchés européens vivent actuellement une période d'attentisme avant la réunion de la BCE du 5 juin prochain. Que peut faire Mario Draghi ?

Christian Parisot : Il est vrai que cette réunion suscite beaucoup d'attentes. La BCE risque de décevoir si les annonces ne sont pas à la hauteur des espérances. La mesure la plus consensuelle au sein du Conseil des gouverneurs de la BCE serait une baisse des taux directeurs. Cette mesure ne favoriserait pas l'économie d'un pays en particulier et s'inscrit parfaitement dans le mandat de l'institution mais elle restera toutefois insuffisante (vu le niveau actuel des taux courts) pour satisfaire les marchés. Si le taux de facilité de dépôt passait en territoire négatif, cela pourrait forcer les banques à utiliser leurs liquidités mais aussi générer de la volatilité sur l'Eonia. Un troisième LTRO (des prêts aux banques à trois ans à des conditions avantageuses) est également une option envisagée afin d'inciter les établissements financiers à prêter aux PME européennes mais le mécanisme est sans garantie de résultats...

Et un vrai programme d'achats d'actifs, un "QE" à l'européenne ? Pourrait-il voir le jour dès le 5 juin malgré les oppositions toujours fortes des membres les plus orthodoxes de la BCE?

C.P : Un vrai "QE" avec des achats directs de dettes d'Etat est un « rêve » irréalisable dans les conditions actuelles puisque les Allemands s'y sont toujours opposés. La Bundesbank et la Cour constitutionnelle de Karlsruhe veillent ! Un programme d'achats d'obligations privées serait possible mais compliqué à mettre en œuvre : la BCE devrait alors privilégier certaines entreprises et pas d'autres. Sur quels critères ? Par conséquent, attention aux déceptions autour de cette réunion du 5 juin. Dans le contexte européen actuel, la BCE doit agir mais aucune solution miracle n'existe en catalogue.

La reprise en Europe n'est pas vraiment au rendez-vous si l'on se réfère aux chiffres du premier trimestre. L'Allemagne (+0,8%) poursuit sa course en tête mais la France reste au point mort (0%). Une déception ?

C.P : Début 2014, il y a eu un emballement sur les prévisions de croissance en Europe. Les derniers chiffres divulgués la semaine dernière nous ramènent effectivement à la réalité. Le décalage entre les prévisions des économistes et les anticipations des investisseurs a été manifeste. La situation des pays périphériques reste difficile. Concernant la France, il faut se garder en revanche de tout pessimisme excessif. Certes, la croissance a été nulle au premier trimestre mais la conjoncture n'est pas en chute libre et les contraintes européennes obligent de toute façon le gouvernement à maîtriser les déficits pour tenir l'objectif des 3% en 2015. Pour un investisseur non résident, la France reste plus attractive que l'Espagne ou l'Italie.

Justement, comment interprétez-vous la remontée récente des taux obligataires sur les pays périphériques de la zone euro ?

C.P : Si la zone euro est sortie dans son ensemble de la récession, il reste de fortes disparités conjoncturelles entre les pays membres. Certains investisseurs le réalisent et en profitent pour prendre leurs bénéfices sur les "périphériques". Le mouvement a même été limité par l'anticipation d'une action de la BCE le 5 juin prochain.

Au final, l'optimisme actuel des marchés européens, dans un contexte macroéconomique faible, est-il justifié selon vous ? Les entreprises n'ont pourtant pas fait de miracles au premier trimestre ?

C.P : Les marchés tiennent le coup car ils ont anticipé des annonces le 5 juin ainsi qu'un maintien des taux longs à des niveaux durablement bas. Ce scénario reste globalement favorable aux marchés actions. En revanche, le manque de souffle du côté des résultats des entreprises est effectivement patent. Il y a davantage de révisions à la baisse de la part du consensus que de révisions à la hausse. Si les banques centrales épuisent toutes leurs munitions et que les entreprises ne prennent pas le relais, nous aurons alors des déceptions certaines.

Propos recueillis par Julien Gautier

 

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