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L'Europe vue dans le vert, accalmie sur le pétrole et les rendements
information fournie par Reuters 09/10/2026 à 08:08

Le siège social du LSEG (London Stock Exchange Group) à Londres

Le siège social du LSEG (London Stock Exchange Group) à Londres

par Diana Mandia

Les principales Bourses européennes sont attendues sur un rebond vendredi à l'ouverture, portées par la baisse des cours du pétrole ‌et une accalmie sur le marché obligataire, même si la volatilité reste élevée en raison des craintes budgétaires dans des pays comme la France.

D'après les premières indications disponibles, le CAC 40 parisien pourrait gagner 0,83% à l'ouverture après avoir terminé la séance de ​la veille à son plus bas niveau depuis le 27 mars.

Les contrats à terme signalent une hausse de 0,7% pour le Dax à Francfort, de 0,85% pour le FTSE à Londres et de 0,72% pour le Stoxx 600.

Les cours du pétrole reculent vendredi après que le président américain Donald Trump a déclaré jeudi que les Etats-Unis ne lanceraient pas d'attaque contre l'Iran d'ici aux élections de mi-mandat prévues début novembre, ajoutant que Washington avait des discussions "productives" avec Téhéran.

Ces déclarations ont contribué à apaiser les prix du brut, alors ​même que le marché observait avec inquiétude l'augmentation des attaques contre les navires transitant par le détroit d'Ormuz et les tensions croissantes en Arabie saoudite, cible d'une nouvelle série d'attaques de la part des Houthis du Yémen, alliés de l'Iran.

Cela permet également d'apaiser la dernière flambée des rendements de la dette souveraine, en proie à une forte agitation ​due aux anticipations d'une politique monétaire plus ferme contre l'inflation, mais aussi aux doutes que suscite chez les opérateurs l'évolution ⁠budgétaire de certains pays.

En France, notamment, le rendement de l'OAT à dix ans se maintient près de son plus haut niveau depuis 24 ans, atteint vendredi dernier, et son écart par rapport à l'obligation allemande de même échéance se ‌situe à un pic depuis la crise de la zone euro de 2011-2012.

Les investisseurs se montrent sceptiques face à un projet de budget pour 2027 dont l'issue est incertaine, ainsi qu'à l'égard de la capacité de la deuxième économie de la zone euro à réduire son déficit à l'approche de l'élection présidentielle de l'année prochaine.

"Il est essentiel que tous les États membres, et en particulier ceux qui affichent ​des déficits ou des dettes élevés, mènent des politiques budgétaires prudentes. De ce point de vue, l'élaboration ‌d'un budget solide pour l'année prochaine sera importante pour garantir cette prévisibilité et cette crédibilité, et pour rassurer les marchés. Je suis en contact avec le ministre [français des ⁠Finances] Lescure à ce sujet" a déclaré jeudi lors d'une conférence de presse le commissaire européen à l'Économie, Valdis Dombrovskis.

Le rendement des bons du Trésor américain recule vendredi après la forte demande enregistrée lors d'une adjudication d'obligations à 30 ans ; toutefois, le gestionnaire d'actifs Pimco, cité par le Financial Times, a indiqué qu'il pourrait atteindre 6% pour la première fois depuis l'année 2000.

Les craintes concernant l'endettement élevé des entreprises technologiques et les rendements qu'il génère refont en outre surface, ce qui pèse ce vendredi sur les marchés asiatiques, ⁠dans le sillage de Wall Street la veille. ‌Selon le Financial Times, le chiffre d'affaires annualisé de la start-up spécialisée dans l'intelligence artificielle OpenAI est inférieur de 20 milliards de dollars à ce que l'entreprise avait initialement anticipé.

Une nouvelle vague massive de ⁠levées de fonds semble par ailleurs se profiler chez SpaceX, Broadcom et Oracle, au moment même où le financement devient plus coûteux.

LES VALEURS A SUIVRE : [L8N45U1Q4]

A WALL STREET

La Bourse de New York a fini en ordre dispersé jeudi, seul le Dow Jones marquant une petite ‌hausse, alors que les prix du pétrole ont bondi en raison d'attaques autour du détroit d'Ormuz, alimentant les craintes sur l'inflation et la hausse des taux d'intérêt.

L'indice Dow Jones a gagné 0,10%, le S&P-500, plus large, a ⁠perdu 0,47%, et le Nasdaq Composite a reculé de son côté de 1,25%.

Le compartiment des fabricants de puces a reculé de 3,4% après que le Financial Times a ⁠rapporté que le chiffre d'affaires annualisé d'OpenAI était inférieur de 20 ‌milliards de dollars à ce que la société avait précédemment anticipé.

Dans le reste de l'actualité des entreprises, les États-Unis ont suspendu Microsoft, les principaux prestataires de services informatiques et l'éditeur de logiciels Adobe d'un programme de visas H-1B pour travailleurs qualifiés, tout en ​ouvrant des enquêtes sur neuf universités, dans le cadre d'une campagne qui, selon les autorités, vise à lutter contre la fraude et à ‌protéger les emplois américains.

EN ASIE

L'indice Nikkei de la Bourse de Tokyo cède 0,06%, les investisseurs faisant preuve de prudence face aux risques liés à l'IA et à la situation du marché obligataire, même s'il réduit ses pertes.

SoftBank, qui selon le Financial Times cherche à lever jusqu'à 100 milliards de dollars ​auprès d'investisseurs du Golfe afin de financer une nouvelle vague d'investissements dans l'IA, perd 3,59%.

En Chine, l'indice CSI 300 des grandes capitalisations perd 0,02% et le SSE Composite de Shanghaï abandonne 0,11%.

La Bourse de Hong Kong gagne 1,38%.

TAUX / CHANGES

Le rendement des Treasuries à dix ans perd 1 points de base à 5,2230%, tandis que celui du titre à deux ans est quasi inchangé à base à 4,7553%.

Christopher Waller, gouverneur de la Réserve fédérale américaine (Fed), a dit qu'il existe une "certaine souplesse" quant au rythme du resserrement ⁠monétaire envisagé par l'institution, qui a relevé ses taux en septembre pour la première fois en plus de trois ans.

Malgré une inflation bien au-dessus de sa cible, les investisseurs estiment que la banque centrale attendra le mois de décembre pour relever ses coûts d'emprunt pour la deuxième fois cette année.

Sur le marché des changes, le dollar perd 0,20% face à un panier de devises de référence, ce qui permet à l'euro de se redresser légèrement après que les craintes liées aux finances publiques l'ont fait chuter lundi dernier à son plus bas niveau depuis 17 mois.

La monnaie européenne gagne 0,29% à 1,1241 dollar.

PÉTROLE

Le Brent perd 1,46% à 102,76 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) recule de 1,34% à 90,27 dollars.

La Chine s'apprête par ailleurs à reprendre ses exportations de carburants raffinés en octobre, après une brève interruption pendant la "Golden Week", une mesure qui devrait contribuer à détendre les marchés du diesel, de l'essence et du kérosène, ont déclaré vendredi quatre opérateurs proches du dossier.

PRINCIPAUX INDICATEURS ÉCONOMIQUES À L'AGENDA ​DU 9 OCTOBRE :

PAYS GMT INDICATEUR PÉRIODE CONSENSUS PRÉCÉDENT

USA 14h00 Confiance des consommateurs octobre 51,0 50,9

(flash)

(Rédigé par Diana Mandia, édité par Benoit Van Overstraeten)

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1 commentaire

  • 08:24

    Le menteur orangé continue d'enfumer, et tous les gogos ne sont pas encore vaccinés.


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