Le siège d'Euronext, dans le quartier d'affaires et financier de La Défense, à Courbevoie, près de Paris
Les principales Bourses européennes reculent en début de séance vendredi, une fois de plus pénalisées par les prix du pétrole, qui ne donnent aucun répit alors que la guerre se poursuit au Moyen-Orient.
À Paris, le CAC 40 perd 1,22% à 7.887,28 points vers 08h26 GMT. À Francfort, le Dax recule de 1,03% et à Londres, le FTSE 100 cède 0,85%.
L'indice EuroStoxx 50 est en baisse de 1,13%, le FTSEurofirst 300 perd 0,99% et le Stoxx 600 recule de 0,96%.
La guerre au Moyen-Orient est entrée vendredi dans son quatorzième jour avec l'annonce de nouvelles frappes en Iran et au Liban, alors que le nouveau guide suprême iranien Mojtaba Khamenei a déclaré jeudi que le détroit d'Ormuz devait rester fermé pour faire pression sur les Etats-Unis et Israël.
La perspective d'une perturbation prolongée de la production et du trafic d'hydrocarbures si le conflit se prolonge prévaut dans l'esprit des investisseurs, qui relèguent pour l'instant au second plan les mesures annoncées pour contenir la hausse des prix.
La dernière en date, celle prise jeudi soir par les Etats-Unis jeudi soir, accordant une dérogation de 30 jours pour l'achat de pétrole et de produits pétroliers russes, n'a eu que peu d'effet, et les prix continuent d'augmenter vendredi.
Le Brent prend 1,99% à 102,46 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) gagne 2,04% à 97,68 dollars.
"Le marché considère qu'il s'agit d'une solution à court terme qui ne résout pas le problème fondamental de la perturbation de l'approvisionnement", a déclaré Emril Jamil, analyste senior chez LSEG.
Une hausse soutenue des prix de l'énergie pourrait raviver l'inflation et pousser les banques centrales à revoir leurs plans en matière de taux d'intérêt, en les maintenant plus élevés plus longtemps, voire en augmentant les coûts d'emprunt afin de freiner les prix.
Dans la zone euro, les marchés anticipent désormais une hausse des taux d'ici juillet par la Banque centrale européenne (BCE) et une probabilité de 70% d'une deuxième hausse d'ici décembre.
Aux valeurs, à Paris, Vivendi recule de 3,6% après la publication de ses résultats annuels.
A Amsterdam, Besi grimpe de plus de 12% dans les premiers échanges alors que Reuters a rapporté que le groupe néerlandais suscite de l'intérêt en matière de rachat.
Sur le plan sectoriel, les banques, très sensibles à la conjoncture économique, mènent les pertes du Stoxx 600 avec une baisse de 1,66%.
(Rédigé par Diana Mandiá, édité par Augustin Turpin)

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