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L'Europe finit dans le vert, la géopolitique prend le dessus
information fournie par Reuters 17/02/2026 à 18:03

Le logo de l'opérateur boursier Euronext est visible sur un bâtiment du quartier financier de la Défense à Courbevoie

Le logo de l'opérateur boursier Euronext est visible sur un bâtiment du quartier financier de la Défense à Courbevoie

par Diana Mandia

Les Bourses européennes ont terminé en hausse mardi, prudentes en raison de la géopolitique, mais avec une dynamique plus ‌positive que d'autres marchés tels que Wall Street, sans tendance claire sur fond d'inquiétudes liées à l'irruption de l'IA.

À Paris, le CAC 40 a gagné 0,54% à 8.361,46 points. À Francfort, le Dax a pris 0,82% et à Londres, le FTSE ​100 a progressé de 0,79%.

L'indice EuroStoxx 50 a fini en hausse de 0,72%, le FTSEurofirst 300 de 0,51% et le Stoxx 600 de 0,47%.

Les investisseurs européens ont résisté mardi à une nouvelle vague de ventes liées à la technologie, se concentrant sur les espoirs d'une détente entre les États-Unis et l'Iran, qui se sont entendus mardi à Genève sur les grands principes de leurs négociations autour du programme nucléaire de Téhéran.

Si cela ne signifie toutefois pas qu'un accord soit imminent, a ​tenu à préciser le ministre iranien des Affaires étrangères, les opérateurs semblent optimistes, comme en témoigne la baisse des prix du pétrole.

Genève accueille également mardi et mercredi les représentants de Kyiv et de Moscou pour un nouveau cycle de négociations parrainées par les États-Unis afin de tenter de mettre fin à près de quatre ​ans de guerre en Ukraine, avec la question territoriale comme principal défi des pourparlers.

Tout cela, avant que la semaine ne ⁠s'accélère avec une nouvelle série de résultats d'entreprise, a permis aux investisseurs de détourner quelque peu leur attention de la question brûlante qui occupe les marchés depuis des semaines, à savoir la bataille entre les gagnants ‌et les perdants de l'intelligence artificielle (IA).

"Les marchés examinent chaque secteur individuellement et soumettent leurs modèles économiques à des tests de résistance afin d'évaluer leur capacité à faire face aux bouleversements liés à l'IA", a déclaré Axel Botte, responsable de la stratégie de marché chez Ostrum Asset Management.

L'analyste souligne que les craintes liées aux dommages potentiels causés par cette technologie permettent aux marchés européens d'en ​tirer profit, notamment grâce à la rotation vers des secteurs et des zones géographiques moins exposés.

"Pendant ‌des années, les gestionnaires de fonds ont vendu des actifs européens, ce qui a profité aux États-Unis. Cette tendance est désormais révolue et s'inverse aujourd'hui", ajoute-t-il.

Les opérateurs ⁠ont par ailleurs examiné les données sur le chômage au Royaume-Uni, qui est à son plus haut niveau depuis 2015, hors période de pandémie de Covid-19, ce qui renforce les paris sur une baisse des taux d'intérêt de la Banque d'Angleterre (BoE) à partir du mois prochain.

VALEURS

InterContinental Hotels Group a gagné 1,1% après la publication de ses résultats au quatrième trimestre.

Le groupe minier Antofagasta a reculé de 3,44%, les analystes soulignant que les dividendes étaient inférieurs aux attentes et que les prix du ⁠cuivre étaient en baisse. Le secteur des matières premières ‌a souffert ce mardi, avec une baisse de 1,77%.

Bayer AG, qui prévoit d'annoncer, selon l'agence Bloomberg, un accord de 10,5 milliards de dollars (8,89 milliards d'euros) pour régler les poursuites judiciaires actuelles et ⁠futures liées à son herbicide Roundup, a pris 7,35%.

Les valeurs de la défense, qui se sont distinguées lundi au cours d'une séance de faibles volumes, ont en revanche reculé de 0,26%, les investisseurs restant attentifs aux résultats éventuels des négociations de ‌Genève afin de se faire une idée de la demande à court terme en équipements et services militaires.

A WALL STREET

A l'heure de la clôture en Europe, le Dow Jones avance de 0,09%, le Standard & Poor's ⁠500 grappille 0,08% et le Nasdaq Composite oscille entre gains et pertes, après une ouverture dans le rouge.

Les craintes persistent toutefois sur le potentiel perturbateur de ⁠l'IA, et le secteur des logiciels et services du S&P ‌500 en fait les frais en reculant de plus de 1%.

LES INDICATEURS DU JOUR

L'inflation allemande a légèrement augmenté en janvier sur un an pour atteindre 2,1%, a annoncé mardi l'Office fédéral de la statistique, confirmant les données préliminaires.

L'économie allemande devrait connaître ​une croissance de 1,0% cette année, après une précédente prévision de 0,7%, mais une année de réformes est nécessaire pour parvenir à ‌une reprise durable, a déclaré mardi la Chambre de commerce et d'industrie allemande (DIHK).

Le moral des investisseurs allemands a toutefois reculé de manière inattendue en février, selon la dernière enquête de l'institut de recherche économique ZEW, montrant que la reprise de la première économie européenne reste fragile.

CHANGES

Le ​dollar gagne 0,44% face à un panier de devises de référence, en attendant les données sur l'inflation PCE, prévues vendredi, très surveillées par la Réserve fédérale (Fed) à l'heure de décider la trajectoire de sa politique monétaire.

L'euro perd 0,19% à 1,1828 dollar.

Les données sur le marché du travail britannique pèsent sur la livre sterling, qui cède 0,71% face au dollar.

TAUX

Les rendements des obligations allemandes à long terme, référence de la zone euro, ont connu une septième séance consécutive de baisse mardi, le ⁠Bund ayant bénéficié de la nervosité sur les marchés autour de l'IA, des données plus faibles que prévu de l'inflation américaine et de la possibilité d'une nouvelle baisse des taux de la BCE plus tard dans l'année.

Le rendement de l'obligation allemande à dix ans a reculé de 1,3 point de base à 2,7429%, et celui de son homologue à deux ans a fini stable à 2,0515%.

Au Royaume-Uni, les rendements obligataires ont également reculé après la publication de données mitigées sur le marché du travail, le Gilt à 10 ans GB10YT=RR perdant 2,7 points de base à 4,375%.

Aux Etats-Unis, le rendement des Treasuries à dix ans est stable à 4,0559%. Le deux ans avance de 2,7 points de base à 3,4366%.

PÉTROLE

Les prix du pétrole sont en recul alors que Téhéran a fait état de progrès lors de ses pourparlers avec Washington.

Le Brent cède 2,16% à 67,17 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) recule de 1,03% à 62,24 dollars.

A ​SUIVRE le 18 FEVRIER :

(Certaines données peuvent accuser un léger décalage)

(Rédigé par Diana Mandiá)

Valeurs associées

67,40 USD Ice Europ -1,72%
62,39 USD Ice Europ -2,13%

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