PHOTO DE FICHIER : Un homme marche sur Wall St. à l'extérieur du NYSE à New York
par Claude Chendjou
Les Bourses européennes ont terminé en baisse vendredi au terme d'une séance volatile et à Wall Street la tendance était hésitante à mi-parcours après des déclarations de membres de la Réserve fédérale américaine (Fed) alors que les indices en Europe et aux Etats-Unis sont proches de leurs niveaux records.
À Paris, le CAC 40 a fini sur une perte de 0,65% à 8.258,94 points. Le Footsie britannique a reculé de 0,04% et le Dax allemand a reflué de 0,3%.
L'indice EuroStoxx 50 a perdu 0,19% et le FTSEurofirst 300 a terminé stable. Le Stoxx 600 a fini en baisse de 0,03%, pénalisé notamment par les ressources de base (-1,92%) sur fond de repli des cours de l'or, au lendemain de son record à 615,07 points.
Sur l'ensemble de la semaine, le Stoxx 600 a pris 0,77%, tandis que le CAC 40 a perdu 1,23%.
Au moment de la clôture en Europe, le Dow Jones recule de 0,01%, tandis que le Standard & Poor's 500 grignote 0,10% et le Nasdaq 0,11%, après avoir tous les trois ouvert dans le vert.
Les actions européennes, elles, ont creusé leurs pertes en clôture dans le sillage du quasi retournement de Wall Street après des déclarations contrastées de membres de la Fed qui s'exprimaient pour la dernière fois avant la période de silence précédant la réunion de politique monétaire des 27 et 28 janvier de la banque centrale.
Wall Street sera par ailleurs fermée lundi pour le "Martin Luther King Jr. Day".
La présidente de la Réserve fédérale de Boston, Susan Collins, a déclaré vendredi que le Congrès avait eu raison d'accorder à la banque centrale américaine son indépendance alors que la Maison blanche fait, selon le président de la Fed Jerome Powell, pression pour qu'elle baisse ses taux directeurs.
Le conseiller de la Maison blanche, Kevin Hassett, a de son côté minimisé vendredi l'enquête au pénal visant Jerome Powell, affirmant qu'il ne s'attendait à rien de concret.
La vice-présidente de la Réserve fédérale chargée de la supervision, Michelle Bowman, pour sa part, a déclaré qu'un marché du travail fragile signifiait que la banque centrale américaine devrait être prête à baisser à nouveau ses taux directeurs si nécessaire.
Alors que les investisseurs digéraient ces déclarations tous azimuts, les rendements obligataires souverains américains se sont tendus, le dix ans prenant près de 5 points de base.
Parallèlement les gains initiaux enregistrés dans l'indice des semi-conducteurs (+1,46%) et sur les nouvelles technologiques (+0,34%) sur le S&P 500 se sont réduits.
La séance de ce vendredi est également celle des "trois sorcières", qui correspond à l'arrivée à expiration de nombreux contrats sur les produits dérivés, ce qui provoque une certaine volatilité.
VALEURS EN EUROPE
A Paris, le secteur du luxe a de nouveau été malmené au lendemain des résultats de Richemont (-5,39%) avec notamment Kering (-4,21%)en queue de l'indice CAC 40, tandis que le compartiment sectoriel en Europe a abandonné 3,18%.
Monte dei Paschi (MPS) a cédé 4,18% après que Delfin, principal actionnaire de MPS, a dit ne pas discuter d'une cession de sa participation à Unicredit (+0,37%).
ASML, le premier fabricant mondial d'équipements pour les puces, a pris 1,55% au lendemain du franchissement du seuil des 500 milliards de dollars de capitalisation boursière, Morgan Stanley ayant relevé son objectif de cours sur la valeur.
Porsche a perdu 1,08% après avoir fait état d'une baisse de 10% de ses livraisons de véhicules dans le monde en 2025, dans le sillage de ses concurrents Mercedes (-0,88%) et BMW (-1,51%) qui ont également publié des chiffres en baisse.
Klöckner & Co a grimpé de 28,22%, Worthington Steel ayant annoncé son intention de racheter l'aciériste allemand pour un montant de 2,4 milliards de dollars.
LES INDICATEURS DU JOUR
La production industrielle américaine a progressé en décembre, de 0,4% après +0,2% en novembre, selon les statistiques officielles.
L'inflation allemande, calculée selon les normes européennes (IPCH), a ralenti à 2,0% sur un an en décembre, confirmant les données préliminaires, montrent les chiffres définitifs de l'Office fédéral de la statistique.
CHANGES
Le dollar grappille 0,05% face à un panier de devises de référence et devrait enregistrer un troisième gain hebdomadaire consécutif. Le billet vert est soutenu par des données montrant une amélioration du marché du travail américain, ce qui a repoussé au mois de juin les attentes concernant de nouvelles baisses de taux de la Fed.
L'euro cède 0,05%, à 1,1600 dollar, s'apprêtant à enregistrer une troisième baisse hebdomadaire d'affilée face au billet vert après être tombé jeudi à un creux depuis début décembre.
TAUX
Les rendements des bons du Trésor américain progressent après que Donald Trump a déclaré qu'il pourrait maintenir Kevin Hassett, son conseiller économique, à son poste actuel, semblant privilégier Kevin Warsh pour succéder à Jerome Powell à la tête de la Fed.
A la clôture de la Bourse de Paris, le rendement des bons du Trésor américain à dix ans prenait 4,5 points de base, à 4,2051%.
Le rendement du Bund allemand à dix a suivi la tendance, prenant environ deux points de base, à 2,8386%, et le deux ans 1,5 point de base, à 2,1196%.
L'écart de rendement entre le Bund et l'OAT à dix ans s'est réduit autour de 68 points de base avant la décision du Premier ministre Sébastien Lecornu sur le budget 2026 de la France.
PÉTROLE
Les risques géopolitiques liés à l'Iran pèsent sur le marché pétrolier: le Brent progresse de 1% à 64,39 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) monte de 1,03% à 59,8 dollars.
A SUIVRE LUNDI:
(Rédigé par Claude Chendjou, édité par Kate Entringer)

0 commentaire
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement
Signaler le commentaire
Fermer