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L'Erafp étudie les obligations comme moyen de pression sur les entreprises
information fournie par Newsmanagers20/03/2018 à 14:45

(NEWSManagers.com) -

En matière d'impact sur les énergies fossiles, ce n'est pas en se désinvestissant des actions des entreprises présentes dans ce secteur que l'on changera les choses. " Avec les actions, nous nous sommes focalisés sur les mauvais outils. Les obligations sont là où on peut faire vraiment mal " , a déclaré Philippe Desfossés, le directeur général de l'Erafp, au cours d'une conférence sur la bonne gouvernance pour financer la transition vers une économie bas carbone. Le dirigeant rappelle en effet que les actions constituent un marché secondaire et n'arrivent pas à échéance. Donc si elles sont vendues, elles sont rachetées par d'autres. " En revanche, les obligations arrivent à maturité. Si une entreprise refuse le dialogue, nous pouvons lui dire que lorsque son émission obligataire arrivera à échéance, nous n'investirons pas " , poursuit Philippe Desfossés, qui indique commencer à étudier de près les obligations émises par les acteurs des énergies fossiles.

Sur le sujet du désinvestissement, les avis divergent. Interrogé sur Shell, Peter Borgdorff, managing director du fonds de pension néerlandais PFZW, pense que rien ne changera si le fonds vend le titre. " Quelqu'un d'autre l'achètera " . Il ajoute qu'une fois que les actions d'une entreprise sont vendues, il est difficile d'avoir une influence sur cette entreprise. " Il est plus utile d'être investisseur et d'aider l'entreprise " . Pour lui, il est néanmoins plus facile d'avoir une prise directe sur les entreprises dans le domaine du private equity ou des infrastructures, où on est alors impliqué dans l'ensemble des projets.

Intervenant sur une autre table ronde, Olivier Rousseau, membre du directoire du Fonds de réserve des retraites (FRR), a défendu quant à lui le désinvestissement. Pour lui, " la gestion active est seulement une question de désinvestissement " et " le pouvoir conféré par le désinvestissement est fort " . Pour lui, si un bon investisseur vend ses actions, ces dernières seront moins chères.

Eva Halvarsson, directrice générale du fonds suédois AP2, pense de son côté qu'il faut utiliser tous les outils que l'on a à sa disposition.

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