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L’énergie, principal moteur de l’inflation en zone euro
information fournie par Amundi28/11/2022 à 14:20

L'hebdo des marchés d'Amundi

L'hebdo des marchés d'Amundi

L'inflation de la zone euro a été principalement alimentée par le prix de l'énergie. L'inflation des prix de l'énergie, à 41,9% au cours des 12 derniers mois, a été le principal moteur de l'inflation globale, ce qui complique la situation pour la BCE car une banque centrale ne peut pas faire grand-chose pour lutter contre l'inflation provoquée par les coûts.

Les prix du gaz ont récemment baissé dans un contexte de niveaux de stockage élevés et de températures clémentes. Les sites de stockage de gaz de l'UE sont désormais pleins à 95%, ce qui les place 5% au-dessus de leur moyenne sur 5 ans. Même les prix à moyen terme sont en baisse. Cependant, si les flux du gazoduc russe ne reprennent pas, l'approvisionnement pourrait rester difficile à moyen terme. Le processus de remplissage des stockages de l'UE au cours de l'été 2022 a bénéficié de deux facteurs qui pourraient ne pas se répéter en 2023 : l'approvisionnement par le gazoduc russe durant l'été et la baisse des importations de gaz naturel liquéfié (GNL) par la Chine en raison de son ralentissement économique et du confinement provoqué par le Covid. La baisse des importations de GNL de la Chine au cours des dix premiers mois de 2022 a été un facteur clé de la disponibilité accrue de GNL vers l'Europe.

En outre, les fournisseurs de pipelines non russes ont un potentiel de hausse limité. Dans cet environnement, l'Europe sera en concurrence avec l'Asie pour l'approvisionnement de son gaz naturel liquéfié. Les États européens ont mis en place des politiques budgétaires pour limiter l'impact de la crise énergétique. Depuis le début de la crise énergétique, 573 milliards d'euros ont été alloués dans l'UE, dont 264 milliards d'euros pour la seule Allemagne. Si le choc énergétique est amené à durer, le soutien budgétaire permettra aux économies de résister mais présentera deux risques. Celui-ci pourrait favoriser les pressions inflationnistes en permettant des effets de second tour sur les prix hors énergie, ce qui compliquerait la tâche de la BCE, et les Etats européens pourraient rencontrer des difficultés pour financer leurs mesures, notamment dans un contexte où les banques centrales commenceraient à réduire leur soutien.

Consulter l'intégralité de cet article dans le PDF ci-dessous.

2 commentaires

  • 28 novembre15:28

    non, c est pas vrai, lol. Ils ont du faire une étude pendant des mois pour arriver a ce résultat.


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