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Kessler conforté comme PDG de Scor, sa rémunération critiquée
information fournie par Reuters26/04/2019 à 15:46

    * La résolution de Ciam sur la révocation du mandat du PDG
rejetée
    * Les résolutions sur la rémunération passent de justesse, à
54%
environ
    * Un cabinet de recrutement engagé pour la
gouvernance-Augustin de
Romanet

 (Actualisé avec réaction de Ciam et commentaire du PDG sur le
plan de succession)
    par Inti Landauro et Matthieu Protard
    PARIS, 26 avril (Reuters) - Les actionnaires de Scor
 SCOR.PA  ont confirmé vendredi Denis Kessler comme PDG du
groupe français de réassurance après avoir rejeté une résolution
du fonds activiste Ciam demandant la révocation de son mandat
d'administrateur.
    Lors de l'assemblée générale, ils ont en revanche lancé un
avertissement sur la rémunération de Denis Kessler en
n'approuvant sa rémunération pour 2018 et 2019 qu'à une très
courte majorité.
    Les deux résolutions portant sur la rémunération du PDG de
Scor ont en effet été approuvées à seulement 54% environ des
votes exprimés. L'an dernier, les deux résolutions portant sur
sa rémunération avaient été adoptées à 78,71% et 87,82%
    Les trois sociétés de conseil aux actionnaires Glass Lewis,
ISS et Proxinvest avaient recommandé de rejeter la rémunération
de Denis Kessler, rejoignant en cela une des revendications du
fonds Ciam, remonté contre la direction de Scor depuis le rejet
à la fin de l'été dernier de l'offre de rachat de l'assureur
mutualiste Covéa, premier actionnaire du réassureur avec un peu
plus de 8% du capital.    
    "(Denis, ndlr) Kessler est sous surveillance maintenant. Il
a sauvé son salaire de peu et il va devoir le justifier
maintenant", a déclaré à Reuters Catherine Berjal, la
co-fondatrice de Ciam, à l'issue de l'assemblée.
    Denis Kessler, qui est à la tête de Scor depuis 2002, a
perçu en 2018 une rémunération brute de 2,45 millions d'euros à
laquelle s'ajoutent des actions et options de souscription
valorisées 4,06 millions d'euros, selon le document de référence
publié par le groupe.  
    
    VERS UNE ÉVOLUTION DE LA GOUVERNANCE
    "Le conseil (d'administration, ndlr) se réjouit profondément
que les actionnaires aient exprimé leur vive opposition à la
tentative de déstabilisation menée par le fonds activiste Ciam",
a réagi Scor dans un communiqué publié à l'issue de l'assemblée
générale.
    Par la voix de son administrateur référent, Augustin de
Romanet, le PDG d'Aéroports de Paris  ADP.PA , le groupe de
réassurance a aussi déclaré qu'"un travail d'évolution de la
gouvernance" était en cours et qu'un cabinet de recrutement
avait d'ailleurs été engagé.
    "Je prépare tout mais vous ne pouvez pas tout dire (...)
Nous avons un plan de succession", a dit à Reuters Denis
Kessler. "On annoncera le successeur neuf mois avant l'assemblée
générale (de 2021, ndlr)." 
    Les actionnaires ont ce jour renouvelé le mandat de
l'administrateur référent Augustin de Romanet, le PDG
d'Aéroports de Paris  ADP.PA . Ils ont approuvé dans le même
temps la nomination comme administrateur de Fabrice Brégier,
l'ancien numéro deux d'Airbus  AIR.PA .
    Plus tôt dans la matinée, Scor a fait état d'un recul de 21%
de son bénéfice net au cours du premier trimestre et d'une
progression de 5,7% de ses primes brutes.  
    En Bourse, l'action du réassureur cède -0,59% vers 15h40 à
39,06 euros.

 (Edité par Dominique Rodriguez et Benoît Van Overstraeten)
 

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