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Kering-Gucci ralentit mais reste loin devant ses concurrents
information fournie par Reuters17/04/2019 à 20:28

    * La croissance organique de Gucci décélère à 20% au T1
    * Net ralentissement aux Etats-Unis, forte hausse en Asie  
    * Kering "serein" concernant la normalisation de la marque
    * Saint Laurent grimpe de 17,5%, Bottega Veneta chute de 9%

 (Actualisé avec détails)
    par Pascale Denis et Sarah White
    PARIS, 17 avril (Reuters) - Kering  PRTP.PA  a vu sa
croissance organique se tasser au premier trimestre, tout en se
maintenant à un niveau très élevé grâce aux ventes meilleures
que prévu de Gucci, qui se distingue encore une fois malgré des
comparatifs très élevés.
    Au coeur de toutes les attentions des investisseurs, la
marque florentine, principal centre de profit du groupe, 
décélère après deux ans d'une croissance exceptionnelle de 45%
en 2017 et 37% en 2018.
    Ses ventes à taux de change et périmètre constants ont
progressé de 20%, après une hausse de 28% au dernier trimestre
de 2018, faisant mieux que les 18,5% attendus en moyenne par les
analystes, portées par une performance toujours hors norme en
Asie, où elles ont bondi de 35%.
    Cette performance laisse une nouvelle fois loin derrière les
meilleurs élèves du secteur, à commencer par Louis Vuitton,
première marque mondiale de luxe, dont la croissance organique a
atteint environ 15% sur la période.  
    Gucci profite des achats d'une clientèle chinoise qui
consomme davantage dans son pays et de la progression de ses
ventes en ligne, la Chine étant devenue son 3e marché pour son
e-commerce  derrière les Etats-Unis et le Royaume-Uni.
    A l'inverse, la dynamique a nettement faibli aux Etats-Unis
(+7% pour les magasins), où la marque a souffert de tendances de
consommation "moins favorables" et de comparatifs élevés, selon
le directeur financier de Kering, Jean-Marc Duplaix.
    Il a également précisé qu'il n'y avait pas de lien entre le
ralentissement constaté outre-Atlantique et l'affaire dite du
"blackface", un col roulé noir très vite retiré de la vente
après avoir été accusé de représentation raciste.
    Il s'est dit "très serein sur la trajectoire de
normalisation de Gucci", confirmant que la marque avait la
capacité de faire deux fois mieux que le marché en 2019, dont la
progression est estimée aux environs de 6%.
    
    CONFIANCE DANS LA HAUSSE DES MARGES, SAUF POUR BV 
    Compte-tenu de son poids (83%) dans les résultats de Kering,
Gucci reste au centre des préoccupations des investisseurs.
    Pressé de questions sur l'évolution des marges de la marque,
Jean-Marc Duplaix a dit que les couvertures de change auraient
un impact négatif en 2019, si les parités devaient se maintenir
aux taux actuels, et que cet impact serait compensé par de
possibles ajustements, notamment en matière d'investissement.
    "Nous restons confiants dans la capacité de nos marques à
améliorer leurs marges", a-t-il dit, sauf pour Bottega Veneta,
dont les ventes ont encore chuté de 9% et dont la marge
opérationnelle pourrait tomber à 20%.
    Les collections du nouveau directeur artistique Daniel Lee
ne sont pas encore arrivées dans les boutiques et la relance de
la griffe, qui entend conquérir une clientèle plus jeune, n'est
pas attendue avant le second semestre 2019.
    Saint Laurent a encore engrangé une progression de 17,5%
après une hausse de plus de 20% pendant sept années d'affilée,
poursuivant ses ouvertures de magasins.
    Le pôle "autres marques" a vu sa croissance attendre 21,7%
tiré par Balenciaga, nouvelle pépite du groupe, qui devrait
franchir le milliard d'euros cette année, et Alexander McQueen.
    Au total, les ventes de Kering ont augmenté de 21,9% en
données publiées, à 3,78 milliards d'euros, proches du consensus
de 3,71 milliards réalisé par Infront Data pour Reuters.
    A taux de changes et périmètre constants, la croissance est
ressortie à 17,5%, contre 16,9% attendus, après une hausse de
24,2% au dernier trimestre 2018.

 (Pascale Denis, édité par Benoît Van Overstraeten)
 

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