L'action Kering chute mercredi au lendemain de la publication des ventes du géant du luxe français, Gucci, son navire amiral, ayant affiché une nouvelle baisse de 8% au premier trimestre, une performance illustrant les difficultés du redressement de la marque de mode italienne.
A Paris, vers 09h10, l'action plonge de 9,5% à 25,4 euros, contre un un repli de 0,6% pour le CAC 40 .FCHI au même moment.
Les ventes de Gucci pour la période de janvier à mars sont ressorties à 1,35 milliard d'euros, légèrement en-deçà des attentes et marquant un onzième trimestre consécutif à la baisse. Les analystes tablaient sur 1,37 milliard d'euros dans un consensus Visible Alpha.
"Même si nous constatons une amélioration par rapport au trimestre précédent, il est encore trop tôt pour affirmer que Gucci a franchi un cap", juge dans une note Jelena Sokolova, analyste chez Morningstar.
Les analystes de JPMorgan soulignent dans une note que toutes les régions à l'exception des États-Unis, ont affiché des baisses à deux chiffres, et ajoutent ne pas déceler de signes d'un redressement significatif.
"Cela laisse penser, selon nous, que le redressement prendra beaucoup plus de temps et demandera bien plus d'efforts que ne l'espèrent les optimistes", estiment-t-ils.
Les ventes de Kering, qui détient également des marques telles que Balenciaga, Bottega Veneta et Yves Saint Laurent, sont ressorties à 3,57 milliards d'euros, stables sur un an à taux de change constants, alors que les analystes tablaient sur une baisse de 5,8%.
"L'Amérique du Nord a été la seule région à afficher des résultats positifs, grâce à une composition de ventes favorable, orientée vers le haut de gamme, et à une clientèle haut de gamme plus résistante, toutes les marques ayant apporté une contribution positive", souligne néanmoins JP Morgan, la performance de Kering dans la région faisant écho à celle de ses concurrents LVMH LVMH.PA et Hermès HRMS.PA .
"Nous estimons que les ventes de Kering et du secteur du luxe en Amérique du Nord pourraient rebondir, compte tenu d'une base de comparaison plus favorable sur ce marché (après trois années difficiles) et de la bonne santé des marchés financiers", selon Jelena Sokolova.
(Rédigé par Augustin Turpin, édité par Benoit Van Overstraeten)

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